"Un thon".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un poisson pélagique des eaux chaudes et tempérées, de grande taille et comestible.
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
  • et au sens figuré, dans le registre argotique : une femme de forte corpulence, jugée peu gracieuse.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

 

"Hiberner" et "Hiverner".

Ces verbes paronymes sont naturellement tous deux en lien avec l'hiver, mais ils correspondent à deux activités sensiblement différentes :

  • hiberner, c'est en effet  :
    • pour un animal, tel que l'ours ou le loir, passer l'hiver dans un état d'engourdissement, de vie ralentie, de torpeur, d'insensibilité.
    • pour un malade, provoquer par des moyens physiques et l'emploi de produits pharmaceutiques, un abaissement considérable de la température du corps à des fins thérapeutiques.

Le substantif correspondant est l'hibernation.

  • tandis qu'hiverner, c'est :
    • pour un animal, se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré, sans être pour autant en hibernation.
    • pour un navire ou des troupes, passer l'hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison.

Le substantif correspondant est l'hivernage.

Source : wikipedia.org et cnrtl.fr

"Avoir la chair de poule".

La chair de poule

Il s'agit d'une réaction de l'organisme face à certaines situations.

Et son véritable nom est "La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

L'expression imagée "La chair de poule" a d'abord été employée par les médecins du XVIIe siècle, en référence à la peau d'une volaille déplumée, afin de décrire l'étrange aspect parfois pris par notre peau lorsque les minuscules muscles arrecteurs (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître d'innombrables petites bosses.

Des cuisses de poulet

Et nous l'utilisons toujours de nos jours, dans le registre familier, pour évoquer, selon les circonstances :

  • la sensation de froid ressentie.

On dit par exemple : "Brrr ! Il fait plus frais que je croyais. J'aurais dû enfiler un gilet : j'ai la chair de poule !".

  • ou bien l'anxiété, la peur.

On dit par exemple : "Je trouve le couloir sombre de cette cave particulièrement sinistre : il me donne la chair de poule !".

Source : www.futura-sciences.com

"Le parquet" ou "Un parquet".

Ce mot désigne, selon le contexte, des choses radicalement différentes :

  • un enclos destiné à l'élevage des volailles (utilisation la moins fréquente),
  • ou un assemblage de lames de bois, clouées ou posées selon une disposition régulière, garnissant le sol d'une habitation (utilisation la plus fréquente),
  • le groupe des magistrats (procureur de la République et substituts) chargés de requérir l'application de la loi.

Source : www.cnrtl.fr

"Avoir un cheveu sur la langue".

Il s'agit d'une appellation très imagée du Susseyement" ou "Sigmatisme frontal", plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", ou "Zézayement".

Ce vice de prononciation consiste notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé".
  • "LâCHer ses souliers" ou "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - :

  • "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !".

"C'est pas la mort" ou "Ne pas être la mort", "Il n'y a pas mort d'homme" ou "Ne pas y avoir mort d'homme" et "C’est pas la mort du petit cheval", "Ce n’est pas la mort du petit cheval" ou "Ne pas être la mort du petit cheval".

Ces différentes locutions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient toutes "Ce n'est pas bien grave, ce n'est pas très important".

On dit par exemple :

  • "C'est entendu, tu t'es fait très mal au dos et tu as un poignet foulé... Mais ce n'est pas la mort, si ?".
  • "J'y ai mis un grand coup dans la tronche et il a un oeil au beurre noir, d'accord... Mais il n'y a pas mort d'homme !".
  • "Il pleut depuis une semaine, d'accord... Mais ce n'est pas la mort du petit cheval !".

Pourquoi ne faut-il jamais mettre trop d'argent dans un chat ou dans un chien ?

Réponse
Parce-que l’on a généralement les pires difficultés à l’en extraire, bien évidemment !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie de la locution verbale « Mettre de l’argent dans quelque chose », qui signifie au sens figuré « Investir dans quelque chose » et au sens propre « Insérer dans quelque chose ».

Un chien et un chat

"Se brûler les ailes".

Cette expression signifie, au sens figuré : subir des pertes en faisant quelque chose, prendre trop de risques, dépasser certaines limites pour ensuite le regretter.

Et, indirectement : vouloir à tout prix connaître quelque chose de secret peut s'avérer dangereux.

Contrairement à ce que l'on croit parfois, cette expression n'est absolument pas un idiotisme animalier et ne fait nullement référence à un oiseau ou à quelque insecte qui se brûlerait lorsqu'il s’approche trop près d'une ampoule.

Elle est directement héritée de la mythologie grecque et du personnage d'Icare, le fils de l'architecte Dédale.

Icare ne s'est pourtant pas vraiment brûlé les ailes... mais les a plutôt perdu :

Les deux hommes avaient en effet été cloîtrés par Minos dans le labyrinthe que Dédale avait conçu pour enfermer le Minotaure.

Les sorties étant soigneusement gardées, Dédale trouve une solution pour s'échapper par la voie des airs.

Cette solution consiste à confectionner, pour son fils et lui, des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec des plumes et collées sur leurs omoplates avec de la cire.

Il met en garde son fils, Icare, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du soleil, à cause de la chaleur.

Icare et son père Dédale

Mais le jeune Icare, grisé par le vol, oublie rapidement l'avertissement de son père et prend trop d'altitude. La chaleur du soleil fait alors fondre la cire et les plumes se détachent, précipitant Icare en chute libre, sous les yeux horrifiés de Dédale, qui ne peut rien faire pour le sauver.

Icare et son père Dédale

 

De nos jours encore, la petite île grecque où serait tombé Icare est appelée, en son hommage, "Icare" ("Ikaria" en grec) et la mer qui l'entoure "la "mer Icarienne" (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce.

Localisation de l'île d'Icare, dans la mer icarienne (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce
Localisation de l'île d'Icare, dans la mer icarienne (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce

Le film français "I comme Icare", réalisé en 1979 par le réalisateur Henri Verneuil, avec Yves Montand dans le rôle du procureur Volney, traduit parfaitement cette allégorie d'Icare : à vouloir trop s'approcher de la vérité, on se brûle les ailes.

Affiche du film français "I comme Icare" de Henri verneuil (1979)

Et cette histoire sert aujourd'hui de référence à tous ceux qui veulent en tirer une morale, en expliquant à leurs enfants que c'est pour leur seul bien qu'ils leur donnent des conseils.

Et que l'enfant qui ne les suit pas scrupuleusement court le risque de se retrouver très sévèrement puni.

Sources : wikipedia.org, licmace.wordpress.com et www.languefrancaise.net

 

 

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.

"Préhenseur", "Préhensif", "Préhensile" ou "Préhensive".

Ces quatre adjectifs parfaitement synonymes qualifient ce qui peut servir à prendre ou à saisir, en dehors de  sa fonction première.

Comme : une langue, un orteil, une pince ou une queue.

  • "Préhenseur" et "Préhensif" sont masculins.

On parle par exemple d'"Orteil préhenseur" ou d'"Orteil préhensif", chez le macaque.

  • "Préhensile" est masculin ou féminin.

On parle par exemple de "Doigt préhensile" ou de "Queue préhensile" chez le chimpanzé ou le pangolin.

Pangolin et sa queue préhensile

  • Et "Préhensive" est féminin.

On parle par exemple de "Langue préhensive" chez le caméléon.

"Une ablette".

Ce substantif féminin désigne :

Une ablette

  • au sens propre, dans le langage courant : un petit poisson osseux - souvent argenté - vivant dans les eaux douces d'Europe.

Également appelée "Sofie" ou "Alburne" dans le Sud de la France, l'ablette est comestible et fréquemment mangée en friture, pour les plus petites.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Source : wikipedia.org