"Georges Géret" ou "Georges Geret"

L'acteur français Georges Géret

J'adorais cet acteur français, auquel je souhaite rendre hommage ici.

Né le 18 octobre 1924 et mort d'un cancer le 7 avril 1996, Georges Géret appartient en effet à cette catégorie d'acteurs de second rôle que le grand public connaît très bien, mais dont il ignore le plus souvent le nom, hélas.

Pourtant, nul n'a oublié certaines de ses interprétations les plus célèbres, qui sont, je crois, entrées dans la mémoire collective des cinéphiles et même souvent de la plupart des français :

  • Joseph, le jardinier-cocher assassin d’extrême-droite, dans "Le journal d’une femme de chambre", le film réalisé en 1964 par Luis Bunuel, d’après le roman éponyme, écrit en 1900 par Octave Mirbeau, qui lui apporte la consécration.

Pinot "Le gars de Bezons" (Georges Géret) et Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo) dans "Week-end à Zuydcoote", le film franco-italien de Henri Verneuil (1964)

  • "Pinot, le gars de Bezons", armé de son FM (Fusil-Mitrailleur), aux côtés du sergent-chef Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo), dans "Week-end à Zuydcoote", le film réalisé en 1964 par Henri Verneuil, d'après le roman éponyme, écrit en 1949 par Robert Merle. Et sa réplique culte : "Aussi sec !".

Pinot "Le gars de Bezons" (Georges Géret) dans "Week-end à Zuydcoote", le film franco-italien de Henri Verneuil (1964)

  • le fameux Rouquemoute dit "Le Rouquin", que recherche Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), dans "La métamorphoses des cloportes", le film réalisé en 1965 par Pierre Granier-Deferre, d'après le premier roman (éponyme), écrit en 1962 par Alphonse Boudard,
Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)
Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)
  • Roger, le voisin de Léandre Brassac (Jean Gabin), qui tombe amoureux de sa protégée Simone Leboucher (Michèle Mercier), dans "Le tonnerre de Dieu", le film réalisé en 1966 par Denys de la Pattelière, d’après le roman "Qui m’emporte", écrit en 1958 par Bernard Clavel,
  • le boulanger qui permet au commandant Roger Gallois (Pierre Vaneck) de passer en zone libre, dans "Paris brûle-t-il ?", le film réalisé en 1966 par René Clément, d’après le roman éponyme, écrit en 1964 par Dominique Lapierre et Larry Collins,
  • ou "Théodore Musard L’auvergnat", le bandit notoire qui se retrouve entièrement nu dans une cabine téléphonique, dans "Flic ou voyou", le film réalisé en 1979 par Georges Lautner, d’après le roman "L’inspecteur de la mer", écrit en par Michel Grisolia.

Ayant débuté au cinéma dès 1954 et au théâtre en 1955, il intègre le TNP (Théâtre National Populaire) de Jean Vilar en 1959.

Mais c’est au cinéma qu’il explose véritablement en 1964-1966, avec en particulier les cinq rôles évoqués.

Au total, on aura pu apprécier Georges Géret dans 75 films, en 39 années d’une superbe carrière, effectuée de 1954 à 1992.

Source : wikipedia.org

Robert Merle

L'écrivain français Robert Merle

Cet écrivain français né le 29 août 1908 et mort le 27 mars 2004 a été surnommé par le quotidien "Le Monde" "le plus grand romancier de littérature populaire en France" et a été plusieurs fois adapté au cinéma.

Licencié en philosophie, agrégé d'anglais (reçu 1er au concours) et docteur ès lettres, Robert Merle a été enseignant avant la Seconde Guerre mondiale.

Mobilisé en 1939, il est agent de liaison avec les forces britanniques et fait prisonnier à Dunkerque (59). Il témoigne de son expérience dans la poche de Dunkerque dans son roman "Week-end à Zuydcoote", prix Goncourt 1964.

En captivité jusqu'en 1943, il devient maître de conférences d'anglais à l'université de Rennes (35) en 1944, puis Professeur en 1949. Il sera successivement en poste à Toulouse (31), Caen (14), Rouen (76), Alger et enfin Nanterre (92), où il se trouve en mai 1968.

C'est cette dernière expérience qui lui a inspiré son roman "Derrière la vitre" (1970), que mes camarades gauchistes des facultés d'histoire et de droit de Paris X-Nanterre et moi nous arrachions au tournant des années 1980, après que j'en eu découvert un exemplaire d'occasion à la librairie Gibert Jeune. Un vrai bonheur pour nous que de pouvoir lire ainsi un récit se déroulant dans les murs mêmes de notre université. Et qui, au surplus, narrait la vie quotidienne et les exploits de nos glorieux aînés révolutionnaires, et notamment l'occupation, par une trentaine d'entre eux, de la salle du conseil des professeurs, le fameux 22 mars 1968 !

Très proche du Parti communiste français, Robert Merle s'en éloigne tardivement à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique.

Les 13 tomes de "Fortune de France", la saga historique de Robert Merle, parus de 1977 à 2003

Il est notamment l'auteur de la grande saga historique "Fortune de France", très documentée et très fidèle à l'histoire de France, dont les 13 tomes sont parus de 1977 à 2003 et dont l'action se déroule de 1547 à 1661.

Et quatre de ses romans ont été adaptés au cinéma entre 1964 et 1981.

Adaptations cinématographiques :

Affiche du film français "Week-end à Zuydcoote" de Henri Verneuil (1964)

  • "Week-end à Zuydcoote" (1949), déjà évoqué, a été adapté sous le même titre par Henri Verneuil en 1964, avec Jean-Paul Belmondo et Pinot (Georges Géret), "le gars de Bezons", armé de son fusil-mitrailleur.
  • "La mort est mon métier" (1952) a été adapté par Theodor Kotulla en 1977, sous le titre "Aus einem deutschen Leben",

Affiche du film états-unien "Le jour du dauphin" de Mike Nichols (1973)

  • "Un animal doué de raison" (1967) a été adapté par l'américain Mike Nichols en 1973, sous le titre "Le jour du dauphin" ("The day of the dolphin"),

Affiche du film français "Malevil" de Christian de Chalonge (1981)

  • "Malevil" (1972), adapté par Christian de Chalonge en 1981, sous le même titre. Et à la télévision française, par Denis Malleval, en 2010.

Vie privée

Robert Merle est le père du sociologue français Pierre Merle, qui lui a consacré en 2008 une intéressante biographie aux Éditions de l'Aube ("Robert Merle : une vie de passions").

Ainsi que du géologue et écrivain français Olivier Merle.

Source : wikipedia.org

Jarry

L'humoriste français Jarry

Il s'agit du nom de scène de l'humoriste français Anthony Lambert, né le 5 août 1977.

Il l'a choisi dès l'âge de 17 ans, alors qu'il faisait du théâtre au lycée, en prenant le nom de jeune fille de sa mère, "Jarry".

Acteur, metteur en scène et animateur de télévision, c'est en 2007 qu'il joue son premier spectacle seul en scène, "Entre fous émois".

Avant de mettre en scène ses confrères humoristes Charlotte Gabris (2012-2013), Ariane Brodier (2012-2017), Élisabet Buffet (2013), Jeff Panacloc (2013-2015) et BenH (2018).

Source : wikipedia.org

"Éric Rohmer".

Le réalisateur français Éric Rohmer

Il s'agit du nom de plume et du nom d'artiste du réalisateur français Maurice Schérer, né le 21 mars 1920 et mort le 11 janvier 2010.

Il a réalisé au total vingt-trois longs métrages qui constituent une oeuvre atypique et personnelle, en grande partie (pour les deux tiers de ses longs métrages) organisée en trois cycles : les "Contes moraux", les "Comédies et proverbes" et les "Contes des quatre saisons".

Considéré avec Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette comme l'une des figures majeures de la Nouvelle Vague, il a obtenu en 2001 à la Mostra de Venise un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière.

Éric Rohmer, le 8 septembre 2001, à la Mostra de Venise, recevant un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière

Comme ses camarades de la Nouvelle Vague, Éric Rohmer a commencé sa carrière dans le cinéma comme critique. Après avoir rédigé ses premiers articles à la fin des années 1940, il rejoint les Cahiers du cinéma peu après leur création au début des années 1950. Et devient rédacteur en chef de la revue de 1957 à 1963. Parallèlement à sa carrière de critique, il réalise tout au long des années 1950 des courts métrages et peut même réaliser, en 1959, son premier long métrage, "Le signe du lion". Mais à la différence de ceux de Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard, ses premiers films ne rencontrent aucun succès.

Évincé des Cahiers du cinéma par Jacques Rivette en 1963, il travaille pour la télévision scolaire, pour laquelle il réalise des films pédagogiques. Dans le même temps, il entame la réalisation de ses "Six contes moraux" et s'assure une indépendance financière en créant avec Barbet Schroeder sa propre société de production, Les Films du Losange. Il rencontre un premier succès d'estime en 1967 avec "La Collectionneuse", puis accède à une notoriété internationale avec les trois films suivants : "Ma nuit chez Maud" (1969), "Le genou de Claire" (1970) et "L'amour l'après-midi" (1972).

Au cours des années 1980, après deux films d'époque, adaptés d'œuvres littéraires ("La Marquise d'O…" et "Perceval le Gallois"), il réalise les six films du cycle "Comédies et proverbes" puis au cours des années 1990 le cycle des "Contes des quatre saisons".

Avant de revenir, dans les années 2000, à la réalisation de films d'époque.

Le cinéma d'Éric Rohmer se caractérise à la fois par :

  • l'importance du thème des rencontres amoureuses et de la séduction,
  • l'écriture et l'importance de ses dialogues,
  • et une grande économie de moyens. Malgré sa notoriété, Rohmer a en effet souvent tourné dans des conditions proches de l'amateurisme, avec une équipe technique légère et une caméra 16 mm.

Source : wikipedia.org

"Little Richard".

Le pionnier du rock états-unien Little Richard

Il s'agit du nom de scène de l'auteur-compositeur-interprète états-unien Richard Wayne Penniman, né le 5 décembre 1932 et mort le 9 mai 2020 d'un cancer des os.

Ce pianiste, qui s'autoproclamait "La Queen du rock", a été l'un des pionniers du rock and roll à la fin des années 1950.

Avec Chuck Berry, Fats Domino et Bo Diddley, il est l’un des premiers musiciens noirs de rock and roll à connaître les faveurs du public blanc.

Personnalité rebelle, Little Richard marque son époque par ses chansons - qu’il scande en hurlant - et par ses tenues vestimentaires flamboyantes ; autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l’image du rock and roll.

Ses apparitions publiques demeurent mémorables : debout sur son piano avec les yeux soulignés d'une épaisse couche de khôl, ses tenues exubérantes et ses cheveux gonflés à la Pompadour, ponctuant ses chansons de son "Woo !" devenu légendaire.

Il a considérablement influencé les musiciens de la génération suivante : les Beatles (spécialement Paul McCartney), les Rolling Stones, Elton John, David Bowie, ou Prince.

Il est en effet le compositeur et l'interprète de quelques-uns des plus grands classiques du rock and roll, dont "Tutti Frutti" (1955), "Long tall Sally" (1956), "Lucille" (1957) ou "Good Golly, Miss Molly" (1958), reprises de nombreuses fois, par Elvis Presley, les Beatles ou Johnny Hallyday.

En 1955, "Tutti frutti", qui obtient aussitôt un succès considérable, devient un tube planétaire en même temps qu'il devient un classique du rock and roll. Ce titre contient le fameux "Wop bop aloobop alop bam boom" qui est, selon le journaliste britannique du New Musical Express Jordan Bassett, "Le big bang qui a enflammé le rock and roll, la naissance du teenager, l'étincelle ayant allumé le fusible qui a parcouru les sons d'Elvis Presley et des Beatles, et qui continue de traverser les veines de n'importe qui".

Version 1995, interprétée lors d'un concert pour le Rock & Roll Hall of Fame :

Ayant acquis une popularité sans précédent au cours des années 1957 et 1958, Little Richard apparaît au générique de plusieurs films. Avant d'interrompre brusquement sa carrière en 1958, au grand désarroi de ses fans, devenant un adventiste du septième jour.

De 1958 à 1962, il est chanteur de gospel et enregistre avec le producteur Quincy Jones. Avant de quitter l'adventisme au début des années 1960 et de retourner à la musique profane.

En Europe, il partage la scène avec les Beatles en octobre 1962, à Liverpool (Grande-Bretagne) et le mois suivant à Hambourg (Allemagne) et accompagne les Rolling Stones en 1963 ; deux groupes anglais faisant partie de ses admirateurs.

En décembre 1964, il engage le guitariste états-unien Jimi Hendrix - qui se fait alors appeler Maurice James - au sein des Upsetters, le groupe qui l'accompagne. Une collaboration de six mois qui influence profondément le jeune musicien.

Par la suite, il essaie de renouer plusieurs fois avec le succès. Mais c'est surtout après 1986 que ses apparitions régulières dans les organes d'information viennent justifier une réputation qui fait de lui l’une des plus grandes vedettes du rock and roll.

Reconnaissance

En 2008, le magazine "Rolling Stone" le classe 12e plus grand chanteur de tous les temps.

Et il est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame dès sa création, en 1986.

Source : wikipedia.org

Pourquoi la notoriété des maisons de passe siciliennes n'est-elle plus à faire ?

Réponse
Parce que tout le monde connaît le clandé sicilien !
Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre « le clandé sicilien » et « Le clan des siciliens », titre d’un célèbre film franco-italien réalisé en 1969 par Henri Verneuil et réunissant Alain Delon, Jean Gabin et Lino Ventura.

"Jean-Claude Pascal".

L'acteur français Jean-Claude Pascal

Il s'agit du nom d'artiste, du nom de scène et du nom de plume de l'acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude Villeminot, né le 24 octobre 1927 et mort le 5 mai 1992.

En 1944, à l'âge de 17 ans, il s'engage dans la Deuxième division blindée et reçoit la Croix de guerre.

Après avoir été un temps styliste de mode chez Hermès puis chez Christian Dior, il devient vite mannequin, tout en dessinant des costumes pour le théâtre et en suivant les Cours Simon pour devenir comédien.

  • La même année, en 1949, à 22 ans, il obtient un premier rôle au théâtre dans "La Dame aux Camélias" et débute dans le cinéma, où il incarne des rôles de séducteur.

Sa carrière est fulgurante : il tourne 17 films entre 1951 et 1954 et devient, une dizaine d'années durant, l'un des acteurs de cinéma les plus appréciés du public français, et en particulier de la gent féminine.

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)  Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954) Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Avec son physique de mannequin, son regard ténébreux et son charme viril, ce jeune premier avait en effet de sérieux arguments pour plaire aux femmes et Jean-Claude Pascal a fait rêver toute une génération de midinettes des années 50.

Il est même désigné plusieurs années de suite "l'homme le plus élégant de France".

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Il est systématiquement en tête d'affiche et on le fait notamment jouer avec deux des plus grandes actrices européennes des années 1950 et 1960 : Brigite Bardot, Romy Schneider.

Affiche du film français "La belle et l'empereur" de Axel von Ambesser (1959)  Affiche du film français "Milord l'arsouille" de André Haguet (1955)

En 1955, à l'occasion du tournage d'un roman-photos avec une jeune mannequin, il lui trouve son nom d'artiste : Marie-José Nat !

  • Au début des années 60, la nouvelle vague est moins intéressée par son physique de séducteur. Il amorce donc un tournant dans sa carrière et devient chanteur.

Après une première chanson écrite par Charles Aznavour, en 1955 ("Je voudrais"), Jean-Claude Pascal donne son premier récital en 1961, à Bobino, avec des chansons signées par de jeunes auteurs comme Jean Ferrat, Serge Gainsbourg et Bernard Dimey. Excusez du peu !

Là aussi, le succès va être fulgurant, grâce au Concours Eurovision de la chanson 1961 qu'il remporte, à 34 ans, en représentant le Luxembourg avec la chanson "Nous les Amoureux".

Le disque super 45 tours de Jean-Claude Pascal "Nous les amoureux", 1er grand prix de l'Eurovision 1961

Ce titre va devenir un immense succès. Mais ce que ses contemporains ne savent pas, à part le cercle averti des milieux homosexuels, c'est que les paroles de cette chanson ont été écrites pour dénoncer la répression contre les amours homosexuelles, encore condamnées à la prison par la justice, à l'enfer par la religion et à la réprobation par la société .

Décrivant le point de vue de deux amants qui vivent un amour que la société n'accepte pas, le texte de cette ballade comporte un double sens, les amants en question étant naturellement des homosexuels, mais cette nuance est subtilement distillée par le texte, rédigé de telle manière qu'on ne peut savoir si le chanteur s'adresse à un homme ou à une femme ("L'heure va sonner des nuits moins difficiles - et je pourrai t'aimer sans qu'on en parle en ville..."), et la plus grande partie du public ne la perçoit évidemment pas à l'époque.

L'année suivante, en 1962, il reçoit le prix de l'Académie Charles-Cros. Et Jean-Claude Pascal enregistrera au total, jusqu'en 1983 près d'une cinquantaine de disques dans toutes les langues, dont 17 en français.

  • Dans les années 1970, il revient au cinéma, à la télévision et au théâtre avant de donner un dernier tournant à sa carrière.

Reconverti en écrivain dans les années 1980, Jean-Claude Pascal publie romans noirs et romans historiques, ainsi que ses mémoires. À partir de ce moment, il n'aura plus de difficultés pour aborder ouvertement son homosexualité et certains de ses livres le feront, comme "L'amant du roi" (1991), qui évoque sous un angle historique l'amour du roi Louis XIII pour son favori, le duc de Luynes.

Jean-Claude Pascal meurt prématurément, presque oublié, à l'âge de 64 ans, d'un cancer de l'estomac.

Paroles de "Nous les amoureux" (1961)

Nous les amoureux
On voudrait nous séparer
On voudrait nous empêcher
D'être heureux

Nous les amoureux
Il paraît que c'est l'enfer
Qui nous guette
Ou bien le fer
Et le feu.
C'est vrai, les imbéciles et les méchants
Nous font du mal, nous jouent des tours
Pourtant rien n'est plus évident
Que l'amour

Nous les amoureux
Nous ne pouvons rien contre eux
Ils sont mille et l'on est deux
Les amoureux
Mais l'heure va sonner
Des nuits moins difficiles
Et je pourrai t'aimer
Sans qu'on en parle en ville
C'est promis
C'est écrit.

Nous les amoureux
Le soleil brille pour nous
Et l'on dort sur les genoux
Du bon Dieu
Nous les amoureux
Il nous a donné le droit
Au bonheur et à la joie
D'être deux

Alors, les sans-amour, les mal-aimés,
Il faudra bien nous acquitter
Vous qui n'avez jamais été
Condamnés
Nous les amoureux
Nous allons vivre sans vous
Car le ciel est avec nous
Les amoureux.

(Maurice Vidalin, sur une musique de Jacques Datin)

Sources : www.hexagonegay.com et wikipedia.org

"Raf Vallet" et "Jean Delion".

Le journaliste et écrivain français Jean Laborde alias Raf Vallet et Jean Delion

Il s'agit des noms de plume du journaliste et romancier français Jean Laborde, né le 9 décembre 1918 et mort le 30 janvier 2007.

Chroniqueur judiciaire à "France-Soir", où il couvre tous les grands procès de l'après-guerre tels que celui de Marie Besnard ou de Gaston Dominici, il travaille ensuite pour "L'Aurore", de 1964 à 1978.

Parallèlement à sa carrière de journaliste, il écrit des romans policiers ou d'espionnage, d’abord sous son patronyme puis sous les pseudonymes de Jean Delion et de Raf Vallet.

  • Il signe ainsi Jean Delion neuf romans dont cinq récits policiers humoristiques publiés à la Série noire de chez Gallimard entre 1966 et 1968.
  • Et sous le pseudonyme de Raf Vallet, il inaugure notamment la collection Super noire en 1974 avec le roman "Adieu poulet !", adapté au cinéma par Pierre Granier-Deferre (1975) avec Lino Ventura et Patrick Dewaere, deux de mes acteurs français préférés.

Affiche du film français "Adieu poulet !" de Pierre Granier-Deferre (1975)

Beaucoup de ses romans sont transposés au cinéma, parmi lesquels desquels "Les Assassins de l'ordre", par Marcel Carné (1971) ou "Mort d'un pourri" par Georges Lautner (1977) avec Alain Delon.

Affiche du film français "Mort d'un pourri" de Georges Lautner (1977)

Mais surtout, deux de mes films français préférés : "Le pacha" de Georges Lautner (1968) avec Jean Gabin (d'après "Pouce !") et "Un si joli village" d'Étienne Périer (1979) (d'après "Le Moindre mal").

Affiche du film français "Le pacha" de Georges Lautner (1968)

Durant cette préiode, Jean Laborde a également participé à l'écriture de dialogues et de scénarios pour le cinéma et la télévision, travaillant notamment sur le film "Peur sur la ville" d’Henri Verneuil, en 1975. Mais également sur "Le complot" de René Gainville (1973) ou "l'amour en question" d'André Cayatte (1978).

Affiche du film français "Peur sur la ville" de Henri Verneuil (1975)

Oeuvres devenues des long-métrages de cinéma :

  • "Les Bonnes Causes", de Christian-Jaque (1962) d’après le roman éponyme de 1960 (signé Jean Laborde), avec Bourvil.
  • "La Seconde Vérité" de Christian-Jaque (1966), d'après "Un homme à part entière" de 1961 (signé Jean Laborde).
  • "Le Tigre sort sans sa mère" de Mario Maffei (1967 ) d’après le roman "Caline Olivia" de 1964 (signé Jean Delion).
  • "Les Assassins de l'ordre", de Marcel Carné (1971) d’après le roman éponyme de 1956 (signé Jean Laborde), avec Jacques Brel.
  • "Papa les p'tits bateaux", de Nelly Kaplan (1971).
  • "Adieu poulet !", de Pierre Granier-Deferre (1975) d’après le roman éponyme de 1974 (signé Raf Vallet), avec Lino Ventura et Patrick Dewaere.
  • "Mort d'un pourri", de Georges Lautner (1977) d’après le roman éponyme de 1973 (signé Raf Vallet), avec Alain Delon.
  • et "Un si joli village", d'Étienne Périer (1979), d'après le roman "Le Moindre mal" de 1970 (signé Jean Laborde).

Source: wikipedia.org

"Y'a pas d'hélice, hélas !", "C'est là qu'est l'os".

Bourvil et Louis de Funès dans "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966) : "Y a pas dhélice, hélas !" "c'est là qu'est l"os".

Réplique culte du cinéma français s'il en est !

Qui ne se souvient de ce merveilleux échange en forme de paronomase, entre le peintre en bâtiment un peu naïf Augustin Bouvet (Bourvil) et l'acariâtre chef d'orchestre à l'Opéra de Paris Stanislas Lefort (Louis de Funès) ?

C'est aux frères André et Georges Tabet, auteurs des dialogues de "La Grande Vadrouille", que nous devons cette savoureuse et étonnante paronomase.

Sorti en 1966, ce film franco-britannique réalisé par Gérard Oury est sa deuxième comédie après "Le Corniaud", sorti en 1965 et mettant en scène les deux mêmes acteurs.

"La grande vadrouille" se déroule durant la Seconde Guerre mondiale dans la France occupée et raconte les déboires de deux Français - totalement opposés par leurs caractères et leurs origines sociales, se retrouvant obligés d'aider un petit groupe d'aviateurs britanniques à se rendre en zone libre, tout en étant poursuivis par les Allemands.

Ayant enfin franchi la fameuse "ligne de démarcation" à Meursault (21), ils découvrent atterrés, que c'est en planeurs, qu'ils devront atteindre la zone libre...

Avec plus de 17 millions de spectateurs lors de sa première exploitation en salles, le film demeure pendant plus de trente ans en tête des recettes du cinéma en France (avant d'être dépassé par "Titanic" de James Cameron en 1998) et durant plus de quarante ans le film français ayant enregistré le plus grand nombre d'entrées, avant d'être dépassé par "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon en avril 2008. Et par "Intouchables" de Olivier Nakache et Éric Toledano, en 2011.

Affiche du film français "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966)

Mais la Grande Vadrouille" demeure au premier rang du palmarès des films français les plus vus en France si l'on rapporte le nombre d'entrées au nombre d'habitants à l'époque de la sortie du film.

Et continue de réunir au moins 4 à 6 millions de téléspectateurs lors de chacun de ses passages sur le petit écran (une vingtaine depuis sa sortie).

Source : wikipedia.org

"La Berlinale".

On désigne ainsi le "Filmfestspiele Berlin" ou "Festival international du film de Berlin", créé en 1951 dans la partie occidentale de la ville de Berlin, en RFA.

Se déroulant chaque année début février, il est, avec ceux de Cannes (06) et Venise (Vénétie) (Italie), l'un des trois principaux festivals de cinéma internationaux.

Comme dans les manifestations de ce type, il regroupe à la fois un important marché de films, des rétrospectives et des sections parallèles.

Et la compétition internationale de longs métrages est dotée de récompenses fort prisées : l'Ours d'or et l'Ours d'argent.

Source : wikipedia.org