"Éric Rohmer".

Le réalisateur français Éric Rohmer

Il s'agit du nom de plume et du nom d'artiste du réalisateur français Maurice Schérer, né le 21 mars 1920 et mort le 11 janvier 2010.

Il a réalisé au total vingt-trois longs métrages qui constituent une oeuvre atypique et personnelle, en grande partie (pour les deux tiers de ses longs métrages) organisée en trois cycles : les "Contes moraux", les "Comédies et proverbes" et les "Contes des quatre saisons".

Considéré avec Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette comme l'une des figures majeures de la Nouvelle Vague, il a obtenu en 2001 à la Mostra de Venise un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière.

Éric Rohmer, le 8 septembre 2001, à la Mostra de Venise, recevant un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière

Comme ses camarades de la Nouvelle Vague, Éric Rohmer a commencé sa carrière dans le cinéma comme critique. Après avoir rédigé ses premiers articles à la fin des années 1940, il rejoint les Cahiers du cinéma peu après leur création au début des années 1950. Et devient rédacteur en chef de la revue de 1957 à 1963. Parallèlement à sa carrière de critique, il réalise tout au long des années 1950 des courts métrages et peut même réaliser, en 1959, son premier long métrage, "Le signe du lion". Mais à la différence de ceux de Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard, ses premiers films ne rencontrent aucun succès.

Évincé des Cahiers du cinéma par Jacques Rivette en 1963, il travaille pour la télévision scolaire, pour laquelle il réalise des films pédagogiques. Dans le même temps, il entame la réalisation de ses "Six contes moraux" et s'assure une indépendance financière en créant avec Barbet Schroeder sa propre société de production, Les Films du Losange. Il rencontre un premier succès d'estime en 1967 avec "La Collectionneuse", puis accède à une notoriété internationale avec les trois films suivants : "Ma nuit chez Maud" (1969), "Le genou de Claire" (1970) et "L'amour l'après-midi" (1972).

Au cours des années 1980, après deux films d'époque, adaptés d'œuvres littéraires ("La Marquise d'O…" et "Perceval le Gallois"), il réalise les six films du cycle "Comédies et proverbes" puis au cours des années 1990 le cycle des "Contes des quatre saisons".

Avant de revenir, dans les années 2000, à la réalisation de films d'époque.

Le cinéma d'Éric Rohmer se caractérise à la fois par :

  • l'importance du thème des rencontres amoureuses et de la séduction,
  • l'écriture et l'importance de ses dialogues,
  • et une grande économie de moyens. Malgré sa notoriété, Rohmer a en effet souvent tourné dans des conditions proches de l'amateurisme, avec une équipe technique légère et une caméra 16 mm.

Source : wikipedia.org

"Little Richard".

Le pionnier du rock états-unien Little Richard

Il s'agit du nom de scène de l'auteur-compositeur-interprète états-unien Richard Wayne Penniman, né le 5 décembre 1932 et mort le 9 mai 2020 d'un cancer des os.

Ce pianiste, qui s'autoproclamait "La Queen du rock", a été l'un des pionniers du rock and roll à la fin des années 1950.

Avec Chuck Berry, Fats Domino et Bo Diddley, il est l’un des premiers musiciens noirs de rock and roll à connaître les faveurs du public blanc.

Personnalité rebelle, Little Richard marque son époque par ses chansons - qu’il scande en hurlant - et par ses tenues vestimentaires flamboyantes ; autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l’image du rock and roll.

Ses apparitions publiques demeurent mémorables : debout sur son piano avec les yeux soulignés d'une épaisse couche de khôl, ses tenues exubérantes et ses cheveux gonflés à la Pompadour, ponctuant ses chansons de son "Woo !" devenu légendaire.

Il a considérablement influencé les musiciens de la génération suivante : les Beatles (spécialement Paul McCartney), les Rolling Stones, Elton John, David Bowie, ou Prince.

Il est en effet le compositeur et l'interprète de quelques-uns des plus grands classiques du rock and roll, dont "Tutti Frutti" (1955), "Long tall Sally" (1956), "Lucille" (1957) ou "Good Golly, Miss Molly" (1958), reprises de nombreuses fois, par Elvis Presley, les Beatles ou Johnny Hallyday.

En 1955, "Tutti frutti", qui obtient aussitôt un succès considérable, devient un tube planétaire en même temps qu'il devient un classique du rock and roll. Ce titre contient le fameux "Wop bop aloobop alop bam boom" qui est, selon le journaliste britannique du New Musical Express Jordan Bassett, "Le big bang qui a enflammé le rock and roll, la naissance du teenager, l'étincelle ayant allumé le fusible qui a parcouru les sons d'Elvis Presley et des Beatles, et qui continue de traverser les veines de n'importe qui".

Version 1995, interprétée lors d'un concert pour le Rock & Roll Hall of Fame :

Ayant acquis une popularité sans précédent au cours des années 1957 et 1958, Little Richard apparaît au générique de plusieurs films. Avant d'interrompre brusquement sa carrière en 1958, au grand désarroi de ses fans, devenant un adventiste du septième jour.

De 1958 à 1962, il est chanteur de gospel et enregistre avec le producteur Quincy Jones. Avant de quitter l'adventisme au début des années 1960 et de retourner à la musique profane.

En Europe, il partage la scène avec les Beatles en octobre 1962, à Liverpool (Grande-Bretagne) et le mois suivant à Hambourg (Allemagne) et accompagne les Rolling Stones en 1963 ; deux groupes anglais faisant partie de ses admirateurs.

En décembre 1964, il engage le guitariste états-unien Jimi Hendrix - qui se fait alors appeler Maurice James - au sein des Upsetters, le groupe qui l'accompagne. Une collaboration de six mois qui influence profondément le jeune musicien.

Par la suite, il essaie de renouer plusieurs fois avec le succès. Mais c'est surtout après 1986 que ses apparitions régulières dans les organes d'information viennent justifier une réputation qui fait de lui l’une des plus grandes vedettes du rock and roll.

Reconnaissance

En 2008, le magazine "Rolling Stone" le classe 12e plus grand chanteur de tous les temps.

Et il est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame dès sa création, en 1986.

Source : wikipedia.org

Pourquoi la notoriété des maisons de passe siciliennes n'est-elle plus à faire ?

Réponse
Parce que tout le monde connaît le clandé sicilien !
Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre « le clandé sicilien » et « Le clan des siciliens », titre d’un célèbre film franco-italien réalisé en 1969 par Henri Verneuil et réunissant Alain Delon, Jean Gabin et Lino Ventura.

"Jean-Claude Pascal".

L'acteur français Jean-Claude Pascal

Il s'agit du nom d'artiste, du nom de scène et du nom de plume de l'acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude Villeminot, né le 24 octobre 1927 et mort le 5 mai 1992.

En 1944, à l'âge de 17 ans, il s'engage dans la Deuxième division blindée et reçoit la Croix de guerre.

Après avoir été un temps styliste de mode chez Hermès puis chez Christian Dior, il devient vite mannequin, tout en dessinant des costumes pour le théâtre et en suivant les Cours Simon pour devenir comédien.

  • La même année, en 1949, à 22 ans, il obtient un premier rôle au théâtre dans "La Dame aux Camélias" et débute dans le cinéma, où il incarne des rôles de séducteur.

Sa carrière est fulgurante : il tourne 17 films entre 1951 et 1954 et devient, une dizaine d'années durant, l'un des acteurs de cinéma les plus appréciés du public français, et en particulier de la gent féminine.

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)  Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954) Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Avec son physique de mannequin, son regard ténébreux et son charme viril, ce jeune premier avait en effet de sérieux arguments pour plaire aux femmes et Jean-Claude Pascal a fait rêver toute une génération de midinettes des années 50.

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Il est systématiquement en tête d'affiche et on le fait notamment jouer avec deux des plus grandes actrices européennes des années 1950 et 1960 : Brigite Bardot, Romy Schneider.

Affiche du film français "La belle et l'empereur" de Axel von Ambesser (1959)  Affiche du film français "Milord l'arsouille" de André Haguet (1955)

En 1955, à l'occasion du tournage d'un roman-photos avec une jeune mannequin, il lui trouve son nom d'artiste : Marie-José Nat !

  • Au début des années 60, la nouvelle vague est moins intéressée par son physique de séducteur. Il amorce donc un tournant dans sa carrière et devient chanteur.

Après une première chanson écrite par Charles Aznavour, en 1955 ("Je voudrais"), Jean-Claude Pascal donne son premier récital en 1961, à Bobino, avec des chansons signées par de jeunes auteurs comme Jean Ferrat, Serge Gainsbourg et Bernard Dimey. Excusez du peu !

Là aussi, le succès va être fulgurant, grâce au Concours Eurovision de la chanson 1961 qu'il remporte, à 34 ans, en représentant le Luxembourg avec la chanson "Nous les Amoureux".

Le disque super 45 tours de Jean-Claude Pascal "Nous les amoureux", 1er grand prix de l'Eurovision 1961

Ce titre va devenir un immense succès. Mais ce que ses contemporains ne savent pas, à part le cercle averti des milieux homosexuels, c'est que les paroles de cette chanson ont été écrites pour dénoncer la répression contre les amours homosexuelles, encore condamnées à la prison par la justice, à l'enfer par la religion et à la réprobation par la société .

Décrivant le point de vue de deux amants qui vivent un amour que la société n'accepte pas, le texte de cette ballade comporte un double sens, les amants en question étant naturellement des homosexuels, mais cette nuance est subtilement distillée par le texte, rédigé de telle manière qu'on ne peut savoir si le chanteur s'adresse à un homme ou à une femme ("L'heure va sonner des nuits moins difficiles - et je pourrai t'aimer sans qu'on en parle en ville..."), et la plus grande partie du public ne la perçoit évidemment pas à l'époque.

L'année suivante, en 1962, il reçoit le prix de l'Académie Charles-Cros. Et Jean-Claude Pascal enregistrera au total, jusqu'en 1983 près d'une cinquantaine de disques dans toutes les langues, dont 17 en français.

  • Dans les années 1970, il revient au cinéma, à la télévision et au théâtre avant de donner un dernier tournant à sa carrière.

Reconverti en écrivain dans les années 1980, Jean-Claude Pascal publie romans noirs et romans historiques, ainsi que ses mémoires. À partir de ce moment, il n'aura plus de difficultés pour aborder ouvertement son homosexualité et certains de ses livres le feront, comme "L'amant du roi" (1991), qui évoque sous un angle historique l'amour du roi Louis XIII pour son favori, le duc de Luynes.

Jean-Claude Pascal meurt prématurément, presque oublié, à l'âge de 64 ans, d'un cancer de l'estomac.

Souvenir personnel

L'un de mes meilleurs amis de lycée devenu historien ayant été son conseiller en matière historique, à partir de 1988, j'ai été un témoin indirect des dernières années de la vie de Jean-Claude Pascal.

Je puis à ce titre témoigner de ce qu'il méritait bien son titre d''"homme le plus élégant de France", ainsi qu'il l'avait été désigné plusieurs années de suite.

Et je me souviens avoir été personnellement choqué que les organes d'information ne fassent pratiquement pas mention de sa mort.

Paroles de "Nous les amoureux" (1961)

Nous les amoureux
On voudrait nous séparer
On voudrait nous empêcher
D'être heureux

Nous les amoureux
Il paraît que c'est l'enfer
Qui nous guette
Ou bien le fer
Et le feu.
C'est vrai, les imbéciles et les méchants
Nous font du mal, nous jouent des tours
Pourtant rien n'est plus évident
Que l'amour

Nous les amoureux
Nous ne pouvons rien contre eux
Ils sont mille et l'on est deux
Les amoureux
Mais l'heure va sonner
Des nuits moins difficiles
Et je pourrai t'aimer
Sans qu'on en parle en ville
C'est promis
C'est écrit.

Nous les amoureux
Le soleil brille pour nous
Et l'on dort sur les genoux
Du bon Dieu
Nous les amoureux
Il nous a donné le droit
Au bonheur et à la joie
D'être deux

Alors, les sans-amour, les mal-aimés,
Il faudra bien nous acquitter
Vous qui n'avez jamais été
Condamnés
Nous les amoureux
Nous allons vivre sans vous
Car le ciel est avec nous
Les amoureux.

(Maurice Vidalin, sur une musique de Jacques Datin)

Sources : www.hexagonegay.com et wikipedia.org

"Raf Vallet" et "Jean Delion".

Le journaliste et écrivain français Jean Laborde alias Raf Vallet et Jean Delion

Il s'agit des noms de plume du journaliste et romancier français Jean Laborde, né le 9 décembre 1918 et mort le 30 janvier 2007.

Chroniqueur judiciaire à "France-Soir", où il couvre tous les grands procès de l'après-guerre tels que celui de Marie Besnard ou de Gaston Dominici, il travaille ensuite pour "L'Aurore", de 1964 à 1978.

Parallèlement à sa carrière de journaliste, il écrit des romans policiers ou d'espionnage, d’abord sous son patronyme puis sous les pseudonymes de Jean Delion et de Raf Vallet.

  • Il signe ainsi Jean Delion neuf romans dont cinq récits policiers humoristiques publiés à la Série noire de chez Gallimard entre 1966 et 1968.
  • Et sous le pseudonyme de Raf Vallet, il inaugure notamment la collection Super noire en 1974 avec le roman "Adieu poulet !", adapté au cinéma par Pierre Granier-Deferre (1975) avec Lino Ventura et Patrick Dewaere, deux de mes acteurs français préférés.

Affiche du film français "Adieu poulet !" de Pierre Granier-Deferre (1975)

Beaucoup de ses romans sont transposés au cinéma, parmi lesquels desquels "Les Assassins de l'ordre", par Marcel Carné (1971) ou "Mort d'un pourri" par Georges Lautner (1977) avec Alain Delon.

Affiche du film français "Mort d'un pourri" de Georges Lautner (1977)

Mais surtout, deux de mes films français préférés : "Le pacha" de Georges Lautner (1968) avec Jean Gabin (d'après "Pouce !") et "Un si joli village" d'Étienne Périer (1979) (d'après "Le Moindre mal").

Affiche du film français "Le pacha" de Georges Lautner (1968)

Durant cette préiode, Jean Laborde a également participé à l'écriture de dialogues et de scénarios pour le cinéma et la télévision, travaillant notamment sur le film "Peur sur la ville" d’Henri Verneuil, en 1975. Mais également sur "Le complot" de René Gainville (1973) ou "l'amour en question" d'André Cayatte (1978).

Affiche du film français "Peur sur la ville" de Henri Verneuil (1975)

Oeuvres devenues des long-métrages de cinéma :

  • "Les Bonnes Causes", de Christian-Jaque (1962) d’après le roman éponyme de 1960 (signé Jean Laborde), avec Bourvil.
  • "La Seconde Vérité" de Christian-Jaque (1966), d'après "Un homme à part entière" de 1961 (signé Jean Laborde).
  • "Le Tigre sort sans sa mère" de Mario Maffei (1967 ) d’après le roman "Caline Olivia" de 1964 (signé Jean Delion).
  • "Les Assassins de l'ordre", de Marcel Carné (1971) d’après le roman éponyme de 1956 (signé Jean Laborde), avec Jacques Brel.
  • "Papa les p'tits bateaux", de Nelly Kaplan (1971).
  • "Adieu poulet !", de Pierre Granier-Deferre (1975) d’après le roman éponyme de 1974 (signé Raf Vallet), avec Lino Ventura et Patrick Dewaere.
  • "Mort d'un pourri", de Georges Lautner (1977) d’après le roman éponyme de 1973 (signé Raf Vallet), avec Alain Delon.
  • et "Un si joli village", d'Étienne Périer (1979), d'après le roman "Le Moindre mal" de 1970 (signé Jean Laborde).

Source: wikipedia.org

"Y'a pas d'hélice, hélas !", "C'est là qu'est l'os".

Bourvil et Louis de Funès dans "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966) : "Y a pas dhélice, hélas !" "c'est là qu'est l"os".

Réplique culte du cinéma français s'il en est !

Qui ne se souvient de ce merveilleux échange entre le peintre en bâtiment un peu naïf Augustin Bouvet (Bourvil) et l'acariâtre chef d'orchestre à l'Opéra de Paris Stanislas Lefort (Louis de Funès) ?

C'est aux frères André et Georges Tabet, auteurs des dialogues de "La Grande Vadrouille", que nous devons cette savoureuse et étonnante paronomase.

Sorti en 1966, ce film franco-britannique réalisé par Gérard Oury est sa deuxième comédie après "Le Corniaud", sorti en 1965 et mettant en scène les deux mêmes acteurs.

"La grande vadrouille" se déroule durant la Seconde Guerre mondiale dans la France occupée et raconte les déboires de deux Français - totalement opposés par leurs caractères et leurs origines sociales, se retrouvant obligés d'aider un petit groupe d'aviateurs britanniques à se rendre en zone libre, tout en étant poursuivis par les Allemands.

Ayant enfin franchi la fameuse "ligne de démarcation" à Meursault (21), ils découvrent atterrés, que c'est en planeurs, qu'ils devront atteindre la zone libre...

Avec plus de 17 millions de spectateurs lors de sa première exploitation en salles, le film demeure pendant plus de trente ans en tête des recettes du cinéma en France (avant d'être dépassé par "Titanic" de James Cameron en 1998) et durant plus de quarante ans le film français ayant enregistré le plus grand nombre d'entrées, avant d'être dépassé par "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon en avril 2008. Et par "Intouchables" de Olivier Nakache et Éric Toledano, en 2011.

Affiche du film français "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966)

Mais la Grande Vadrouille" demeure au premier rang du palmarès des films français les plus vus en France si l'on rapporte le nombre d'entrées au nombre d'habitants à l'époque de la sortie du film.

Et continue de réunir au moins 4 à 6 millions de téléspectateurs lors de chacun de ses passages sur le petit écran (une vingtaine depuis sa sortie).

Source : wikipedia.org

"La Berlinale".

On désigne ainsi le "Filmfestspiele Berlin" ou "Festival international du film de Berlin", créé en 1951 dans la partie occidentale de la ville de Berlin, en RFA.

Se déroulant chaque année début février, il est, avec ceux de Cannes (06) et Venise (Vénétie) (Italie), l'un des trois principaux festivals de cinéma internationaux.

Comme dans les manifestations de ce type, il regroupe à la fois un important marché de films, des rétrospectives et des sections parallèles.

Et la compétition internationale de longs métrages est dotée de récompenses fort prisées : l'Ours d'or et l'Ours d'argent.

Source : wikipedia.org

Découvrez pourquoi John Ford est et demeurera à tout jamais le réalisateur le plus oscarisé de l'histoire du cinéma mondial.

Le réalisateur états-unien John Ford, le plus titré de l'histoire des Oscars (6 dont 2 pour des documentaires)

John Ford est le nom d'artiste du réalisateur et producteur états-unien d'origine irlandaise John Martin Feeney, né le 1er février 1895 et mort le 31 août 1973.

Il est le plus jeune frère de l'acteur, scénariste et réalisateur Francis Joseph Feeney, dit Francis Ford, dont il reprit éhontément le pseudonyme. 

John Ford est incontestablement l'un des réalisateurs américains les plus importants de la période classique de Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grands cinéastes américains, il est celui dont l'influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios, puisqu'il arrive à Hollywood au moment où les grandes majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers.

Affiche du film "La chevauchée fantastique"Affiche du film "La poursuite infernale"

Nous lui devons notamment, pour n'en citer que quelques uns : "La Chevauchée fantastique (1939), "La Poursuite infernale (1946), "L'Homme tranquille" (1952), "La Prisonnière du désert" (1956), "L'Homme qui tua Liberty Valance" (1962) ou "Les Cheyennes" (1964).

Affiche du film états-unien "L'homme tranquille" de John Ford (1953)Affiche du film états-unien "L'homme qui tua Liberty Valance" de John Ford (1962)

 

Affiche du film états-unien "Le mouchard" de John Ford (1936)Affiche du film états-unien "Les raisins de la colère" de John Ford (1941)

Ainsi que ceux pour lesquels il reçut à quatre reprises l'Oscar du meilleur réalisateur (un record) : "Le Mouchard" (1936), "Les Raisins de la colère" (1941), "Qu'elle était verte ma vallée" (1942) et "L'Homme tranquille" (1953).

Affiche du film états-unien "Qu'elle était verte ma vallée" de John Ford (1942)Affiche du film états-unien "L'homme tranquille" de John Ford (1953)

Sans oublier "La bataille de Midway" et "Pearl Harbour", pour lesquels il obtint, en 1943 et 1944, l'Oscar du meilleur documentaire !

À titre de comparaison, seuls Frank Capra (1935, 1937 et 1939) et William Wyler (1943, 1947, 1960) ont obtenu 3 Oscars du meilleur réalisateur et 18 en ont remporté 2 :

Frank Borzage (1929, 1932), Lewis Milestone (1929, 1930), Frank Lloyd (1930, 1934), Leo McCarey (1938, 1945), Billy Wilder (1946, 1961), Elia Kazan (1948, 1955), Joseph L. Mankiewicz (1950, 1951), George Stevens (1952, 1957), Fred Zinnemann (1954, 1967), David Lean (1958, 1963), Robert Wise (1962, 1966),Milos Forman (1976, 1985), Oliver Stone (1987, 1990), Clint Eastwood (1993, 2005), Steven Spielberg (1994, 1999), Ang Lee (2006, 2013), Alejandro Gonzalez Inarritu (2015, 2016) et Alfonso Cuaron (2014, 2019).

John Ford fut admiré et respecté par les grands patrons de Hollywood dont il fut souvent l'ami : il tournait vite et respectait les budgets. Malgré cela, il se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de style, afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs.

Son oeuvre est surtout reconnue pour ses westerns, genre qui ne représente pourtant qu'une partie de sa filmographie et pour lequel on notera qu'il ne fut jamais récompensé. Ford est avant tout le cinéaste de l'Amérique des simples gens, des pionniers, des fermiers, des émigrants, des ouvriers, des militaires obscurs, des indiens, des personnages tendres, dignes et généreux animés d'un sens aigu de la justice.

Il est par ailleurs considéré comme le cinéaste des grands espaces américains aux paysages grandioses et sauvages. Et ses films sont fortement imprégnés par sa foi catholique.

Ardent patriote (il est officier de réserve de l'US Navy lors de la Seconde Guerre mondiale et finit amiral à titre honorifique), il vouait une grande admiration et un grand respect à cette Amérique qui avait accueilli ses ancêtres, et en premier lieu son père, un catholique irlandais.

John Ford a parfois été considéré par certains comme un cinéaste réactionnaire et raciste bien que son oeuvre et ses positions politiques montrent un cinéaste profondément démocrate et épris de liberté.

Il a été l'un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan (avec un ratio d'à peine 2,5), ce qui lui permettait de garder la mainmise sur le montage des films. Et ce qui a fait dire au réalisateur Fred Zinnemann : "Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage".

Ford mit sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains, dont il fut l'un des dirigeants les plus actifs. Et il fit preuve d'une fidélité remarquable tout au long de sa carrière envers sa "famille" d'acteurs (notamment John Wayne, son acteur fétiche, avec lequel il a tourné 21 fois et dont il a fait une vedette planétaire), de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup étaient originaires d'Irlande.

Aujourd'hui, sa filmographie souffre de la disparition de la quasi-totalité de ses premiers films, soit environ un tiers de son oeuvre. L'un d'entre eux, "Upstream" (1927), que l'on croyait disparu, a néanmoins été retrouvé en Nouvelle-Zélande en juin 2010. Mais le cinéphile invétéré que je suis en attend malheureusement toujours la sortie en DVD !

Source : wikipedia.org

"François Perrot".

L'acteur français François Perrot

Il s'agit du nom de scène de l'acteur français Fernand Perrot, né le 26 février 1924 et mort le 20 janvier 2019.

J'adorais cet acteur, dont le grand public ignore malheureusement souvent le nom.

Et cela en dépit de la qualité de son jeu, de la longévité de sa carrière et de l'importance de sa filmographie, au cinéma comme à la télévision, qui court sur pas moins de 60 ans, de 1954 à 2013 !

Acteur et metteur en scène de théâtre, François Perrot avait débuté en 1951 dans la troupe de Louis Jouvet, puis au TNP dirigé par Jean Vilar.

Son allure distinguée et son apparence bourgeoise l'avait ensuite amené au cinéma, où il a souvent interprèté les notables ou les dirigeants - plusieurs directeurs de banque notamment -, plus ou moins respectables, excellant dans les rôles de salopards et dans l'humour pince-sans-rire.

L'acteur français François Perrot

On se souvient notamment de lui dans des films tels que « Le corps de mon ennemi » de Georges Lautner (1976), « Pour cent briques, t’as plus rien... » de Édouard Molinaro (1982), « Attention ! Une femme peut en cacher une autre » de Georges Lautner (1983), « Banzaï » de Claude Zidi (1983), ou « Les Morfalous » de Georges Lautner (1984) avec Jean-Paul Belmondo, dans lequel Michel Audiard faisait déclarer à Marie Laforêt « C’est bien la première fois qu’il fait des étincelles avec sa bite » !

Pour ma part, je l'avais adoré dans deux films de Bertrand Tavernier :« Coup de torchon » (1983) et « La vie et rien d'autre » (1989).

Source : wikipedia.org

"Smaïn".

L'humoriste français Smaïn

Il s'agit du nom de scène de l'acteur et humoriste français Smaïn Faïrouze, né le 3 janvier 1958.

Né en Algérie, de père et de mère inconnus, il a deux ans, lorsqu'il rejoint sa famille d'accueil en France ; un père adoptif algérien et une mère adoptive marocaine.

Smaï débute au café-théâtre dans les années 1980 en se produisant dans de petits cabarets parisiens. Plus tard, il fait la connaissance de Philippe Bouvard qui lui offre une place dans son "Théâtre de Bouvard". C'est là qu'il élargit son cercle amical en rencontrant Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Seymour Brussel, avec lesquels il monte l'éphémère groupe humoristique "Les Cinq".

L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) t Seymour Brussel (debout, à gauche).
L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).

Après un an cependant, Smaïn choisit de se produire seul.

L'humoriste français Smaïn

Peu à peu, il rencontre le succès et enchaîne les spectacles au fil des années : "A star is beur" en 1986, "T'en veux ?" en 1989, et "Comme ça se prononce" en 1996, spectacle pour lequel il obtient le Molière du meilleur one-man-show, après avoir obtenu une Victoire de la musique dans la catégorie " "Humoriste" en 1992.

Source : wikipedia.org

Line Renaud

La chanteuse française Line Renaud

Il s'agit du nom de scène de la chanteuse, meneuse de revue et actrice française Jacqueline Ente, née le 2 juillet 1928.

Après avoir chanté, dès l'âge de 14 ans au sein de l'orchestre de Radio-Lille sous le nom de "Jacqueline Ray", elle commence à travailler dans le music-hall à Paris en 1945 et décroche son premier engagement aux Folies-Belleville.

La chanteuse française Line Renaud et le compositeur de chansons Loulou Gasté

Elle y rencontre le compositeur de chansons Loulou Gasté (1908-1995), de vingt ans plus âgé qu'elle, qui lui fait prendre un nom de scène. Elle choisit "Renaud", empruntant à sa grand-mère Marguerite Renard son patronyme, en changeant une lettre. Elle l'épouse en 1950 et il restera son mari jusqu'à sa mort en 1995.

La chanteuse française Line Renaud et le compositeur de chansons Loulou Gasté

En 1947, elle enregistre "Ma cabane au Canada", qui reçoit le Grand Prix du disque en 1949. Puis Line Renaud enchaîne les succès avec des titres comme "Étoile des neiges" (1950), "Ma p'tite folie" (1952), "Mademoiselle from Armentières" (1952) ou "Le Chien dans la vitrine" (1952).

"La demoiselle d'Armentières", telle qu'elle fut longtemps surnommée, du nom de l'une de ses chansons, commence ainsi une brillante carrière, qui la fera connaitre un peu partout dans le monde.

Elle chante en 1954 au Moulin rouge, faisant salle comble, récoltant plusieurs prix cette année-là, ce qui suscita la jalousie d'Édith Piaf.

La chanteuse française Line Renaud

La même année, elle part aux États(Unis d'Amérique chanter dans des palaces de New York et Los Angeles (Californie), ainsi qu'à la télévision, dans le célèbre Ed Sullivan Show. Elle est ainsi la première française à paraître dans un spectacle à la télévision états-unienne, déjà en couleur, où elle chante en duo avec Dean Martin.

Fin 1955, elle est la première interprète française à reprendre une chanson Rock and Roll : "Tweedle Dee" de Lavern Baker.

Affiche du spectacle "Plaisirs" au Casino de Paris, avec en vedette la meneuse de revue Line RenaudAffiche du spectacle "Désirs de Paris" au Casino de Paris, avec en vedette la meneuse de revue Line RenaudAffiche du spectacle "Parisline" au Casino de Paris, avec en vedette la meneuse de revue Line Renaud

En 1959, elle devient meneuse de revue au Casino de Paris, puis elle est engagée au Dunes, un casino de Las Vegas (Nevada) entre 1963 et 1965.

La chanteuse française Line RenaudLin Renaud meneuse de revue

Fréquentant Nate Jacobson, le fondateur du Caesars Palace de Las Vegas (Nevada), son amant pendant 18 ans, elle participe par ailleurs à la création de cet hôtel-casino (au niveau de la décoration et de la salle de spectacle).

En avril 1960, elle est la marraine de Johnny Hallyday pour sa première apparition télévisée dans l'émission "L'école des vedettes" d'Aimée Mortimer.

Elle présente à la télévision l'émission "Line directe" dans les années 1970.

Durant la même décennie, elle est productrice de spectacles et, dans les années 1980, elle produit le show télévisé "Telle est Line" sur Antenne 2, et commence une carrière au théâtre.

Dans les années 1990, elle devient directrice artistique de l'hôtel casino Paris las Vegas, auquel elle permet d'obtenir de Jean Tibéri, maire de Paris (75) l'autorisation de construire une réplique de la tour Eiffel sur le bâtiment.

Vice-présidente de l'association Sidaction, elle est également directrice des Éditions Loulou Gasté depuis 1996.

En 2005 on lui dédie une étoile sur le Las Vegas Walk of Stars.

La chanteuse français Line renaud, devant le panneau de la rue à son nom, à Las Vegas (Nevada), près d'une entrée secondaire du casino Caesars's Palace

Et en octobre 2017, elle inaugure une rue portant son nom à Las Vegas (Nevada). La "Line Renaud Road" se trouve non loin des rues portant les noms de ses amis Frank Sinatra et Dean Martin. Située à proximité du mythique Strip, la gigantesque artère qui traverse la ville, cette voie permet d'accéder à une entrée secondaire du casino Caesars Palace.

Source : wikipedia.org