"Bibi", "Bicrave" ou "Bicraver", "La bibi" ou "La bicrave" et "Un bibi" ou "Un bicrave".

Ces affreux mots relevant du registre argotique nous viennent de l'argot romani, parlé par les Gitans.

Et ils signifient respectivement :

  • "Bibi", "Bicrave", "Bicraver" : vendre et notamment vendre de la drogue, des produits illicites, dopants ou stupéfiants,
  • "La bibi" ou "La bicrave" : la vente et notamment la vente de drogue, de produits illicites, dopants ou stupéfiants,
  • et "Un bibi" ou "Un bicrave" : un vendeur et notamment un vendeur de drogue, de produits illicites, dopants ou stupéfiants.

Sources : wiktionary.org et photo.neonmag.fr

"Mettre du baume au coeur".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporal et d'idiotisme médical relève du langage courant.

Elle fait référence au substantif masculin "baume", désignant un produit que l'on applique sur la peau pour apaiser une douleur.

Et elle signifie, au sens figuré : apaiser, consoler, rassurer, réconforter ; faire plaisir, faire du bien moralement, remonter le moral, aider à se ressaisir.

On dit par exemple : "Cela me met du baume au coeur de savoir que tu as finalement pu avoir un billet sur ce fameux Titanic".

Sources : www.larousse.fr, languefrancaise.net, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Une ventouse".

Ce mot peut revêtir différentes significations :

  • c'était d'abord, autrefois, en médecine, une sorte de petite ampoule ou cloche de verre, que l’on appliquait sur la peau et dans l’intérieur de laquelle on raréfiait l’air au moyen d'une flamme ou par un procédé mécanique, afin de soulever la peau et de faire venir le sang. Poser une ventouse se disait alors "Ventouser".

  • mais aussi, par analogie, un organe de fixation et de succion, dont sont pourvus quelques animaux aquatiques comme le calamar, la sangsue, la pieuvre (ou poulpe) ou le ténia, et à l’aide desquels ils se fixent ou sucent, en faisant le vide,

  • par extension, une calotte ou coupelle de caoutchouc, élastique et hermétique, pouvant se fixer par pression sur des surfaces planes et lisses,

  • ainsi qu'un outil à main constitué d'un manche et d'une calotte de caoutchouc en forme de cloche, conçu pour déboucher mécaniquement un conduit inaccessible au moyen d'autres outils, en créant une dépression,

Source : wikipedia.org

"Un ventouseur".

Ce terme désigne deux professions très différentes :

  • il s'agissait autrefois de la personne qui posait des ventouses, était spécialisée dans la pose de ventouses.
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, celui qui réserve des places de stationnement, en les occupant ou par d'autres moyens.

Cette profession essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur est peu connue du grand public.

Les parisiens connaissent pourtant souvent cette activité pour avoir parfois remarqué, le soir, en bas de chez eux, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps.

Pourquoi les parisiens ? Parce que, tout simplement, la Préfecture de police de Paris tolère cette pratique à défaut de permettre de réserver officiellement des emplacements dans une rue.

"Le ventousage", "faire de la ventouse" ou "ventouser", c’est donc s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Pour cela, des hommes surveillent 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production. Et se l’approprient petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Quant à l'appellation "une voiture-ventouse, elle désigne une voiture utilisant de manière prolongée un espace de stationnement.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Être proactif" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Anticiper",
  • "Être force de proposition",
  • ou : "Se prendre en main" !

Cela vous évitera d'utiliser cet affreux néologisme directement calqué sur l'anglais "Proactive".

"La loi Veil".

On surnomme ainsi la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975, relative à l'IVG.

Le jeune président Valéry Giscard d'Estaing, élu en mai 1974, qui souhaitait une loi encadrant une dépénalisation de l'avortement en France, en a effet confié la préparation à la ministre de la Santé Simone Veil.

"Le protoxyde d'azote", "L'oxyde nitreux" ou "L'hémioxyde d'azote".

Il s'agit de ce que l'on appelle communément "Le gaz hilarant".

Ce gaz incolore, contribuant à l'effet de serre, à un effet euphorisant à l'inhalation, d'où son usage récréatif comme hallucinogène.

Il est utilisé en anesthésie, chirurgie, odontologie, pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques.

Mais également comme comburant pour accroître la puissance des moteurs en compétition automobile, ainsi que comme gaz propulseur, dans les bombes de crème Chantilly ou de gaz dépoussiérant pour les ordinateurs.

"Un hypnotique".

Il s'agit d'un type de médicament que nous appelons dans le langage courant "somnifère", utilisé pour traiter les troubles du sommeil tels que difficultés d'endormissement ou réveils précoces.

Il s'agit cependant, par principe, d'un dernier recours, que les médecins essaient de ne prescrire qu'une fois épuisées toutes les autres méthodes pour favoriser le sommeil et notamment la maîtrise de l'environnement et des habitudes entourant le temps du sommeil.

La particularité phare des hypnotiques, selon la dose, la sensibilité du patient et la molécule elle-même, est d'induire la somnolence chez le patient.

Mais comme, par la similitude d'action, beaucoup d'hypnotiques ont également des effets sédatifs et que - à l'inverse - des sédatifs peuvent induire une somnolence, il peut arriver que l'on recourt aux sédatifs pour traiter des troubles du sommeil.