Le lapsus du siècle !

C'est au sympathique Jean-Pierre Foucault que nous le devons. Et je trouve qu'il vaut son pesant d'or !

La scène remonte à 1987.

Le célèbre animateur présente alors l'émission de divertissement phare du moment, "Sacrée soirée", et il doit désannoncer la chanteuse Karen Cheryl, aujourd'hui davantage connue comme animatrice de radio, sous son véritable patronyme d'Isabelle Morizet.

La jolie vedette alors âgée de 32 ans, sexy en diable, en pantalon de cuir noir, vient de se trémousser quatre minutes durant au rythme de son nouveau titre "À l'envers, à l'endroit", lorsque le sémillant quadragénaire - nous sommes, je le rappelle en 1987 - vient la rejoindre sur le plateau en s'exclamant : "À bientôt Karen Cheryl, "Par devant, par derrière !"...

Est-il réellement nécessaire de commenter ?

Nos représentants politiques sont-ils tous des obsédés sexuels ?

Ils - et elles ! - sont en effet régulièrement à l'origine de savoureux lapsus linguae qui ne peuvent que nous amener à nous interroger sur la nature réelle de leurs préoccupations premières.

Rappelons en effet que la psychanalyse considère le lapsus comme une variété d'acte manqué et que, de fait, nombre de leurs fautes se produisent au profit de termes à caractère sexuel.

Rachida Dati

  • On se souvient ainsi de la ministre de la justice de François Fillon, Rachida Dati, interviewée le 26 septembre 2010 par Anne-Sophie Lapix sur Canal Plus, constatant : "quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20-25 %, avec une fellation quasi-nulle" (au lieu d'une "inflation")...

Puis, de la même garde des sceaux, interviewée le (cela ne s'invente pas !) 1er avril 2011 par Christophe Barbier sur LCI, évoquant : "Un gode des bonnes pratiques" (au lieu de "code").

Brice Hortefeux

 

  • Entretemps, le 17 octobre 2010, invité du grand jury RTL-LCI-Le Figaro, son collègue, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur du même François Fillon, évoquait "Le fichier des empreintes génitales" (au lieu de "génétiques").

Édouard Philippe

 

  • Tandis que, plus récemment, le 10 mars 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a régalé le monde de l'ovalie à l'occasion de son allocution pour la création du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023, en annonçant : "La France est une nation qui veut continuer à sucer des grands champions" (au lieu de "susciter")...

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux différentes pratiques sexuelles des personnalités.

 

"L'hybristophilie" et "L'enclitophilie".

  • L'hybristophilie, c'est l'attirance et l'excitation sexuelle provoquées par ... les criminels !

En particulier lorsqu'ils se sont rendus coupables de faits particulièrement abominables ou affreux.

Cette paraphilie est également connue sous le nom de "Syndrome de Bonnie et Clyde", du nom des célèbres bandits américains du début des années 30, Bonnie Parker et Clyde Barrow, immortalisés par le film américain de 1967 du réalisateur américain Arthur Penn, "Bonnie and Clyde", ainsi que par les superbes disques et chansons éponymes de 1968 de Serge Gainsbourg.

  • L'enclitophilie est une variante de l'hybristophilie, concernant les femmes criminelles.

 

"Une nana".

Ce mot en forme de gémination, du registre familier voire du registre populaire, peut avoir différentes significations, selon le contexte, :

  • c'est d'abord une prostituée (considérée par rapport au souteneur).

On dit par exemple : "Les nanas de Fredo le stéphanois faisaient le trottoir dans une bonne partie du 8e arrondissement".

  • mais également une maîtresse, une concubine, une compagne.

On dit par exemple : "Je m'entends très bien avec la nouvelle nana de mon frangin".

  • et, par extension, une jeune fille, une femme.

On dit par exemple : "J'ouvre toujours la porte aux nanas".

Le groupe "Marquis de Sade" reprend du sévice !

Affiche du concert anniversaire du groupe rennais Marquis de Sade, le 16 septembre 2017, à Rennes (35)

Après 36 ans d'absence, le groupe de rock français "Marquis de Sade", fondé à Rennes (35) en 1977 et qui sévit jusqu'en 1981, s'est en effet reformé le 16 septembre 2017, dans sa ville, pour un concert unique, destiné à célébrer ses 40 ans.

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les mots « sévice » et « service », présent dans la locution verbale « reprendre du service ».

"Le susseyement" ou "Le sigmatisme frontal".

Il s'agit d'un vice de prononciation, consistant notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé",
  • ou "LâCHer ses souliers" au lieu de "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - : "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !"

Le "Susseyement" ou "Sigmatisme frontal" est plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", "Zézayement" ou désigné par le biais de l'expression très imagée en forme d'idiotisme corporel "Avoir un cheveu sur la langue".

"Tous des obsédés !" ou "Les étranges pratiques sexuelles de nombreuses personnalités" !

Le sexe, on le sait, a toujours occupé une place importante dans la vie d'un certain nombre de personnalités, souvent très portées sur la chose.

Les parties fines sont monnaie courante dans ce genre de milieu et il est de notoriété publique que Claude Bez, qu'Antoine Pinay, que Didier Tronchet, que Sylvain Tronchet, que Valérie Niquet et que Corinne Touzet.

Jean-Claude Bourret les uns, tandis que Catherine Langeais ceux que cela faisait fantasmer.

Dominique Bourg une jolie blonde après que Michel Laprise et Teddy Teuma.

Il y a également les exhibitionnistes de tout poil : l'une montre sa poitrine, Riad Sattouf, l'autre son derrière et Jean-Yves Lafesse.

Chacun ses obsessions : pour l'un les seins, pour Laurent Labit et pour Martin Lamotte.

Une autre personnalité de tout premier plan, dont nous tairons le nom ici (ce n'est pas le genre de la maison que de divulguer ce type d'informations, vous l'avez compris !), réputée pour les proportions avantageuses de ses attributs et son goût pour les rapports avec des individus des deux sexes, a coutume de demander aux uns de s'occuper de ses précieuses gonades ("Elvis Presley !", "Gaby Morlay !") et à Marc Dutroux.

Tout cela avec Chantal Ladesou et Hervé Ladsous, pendant qu'Yvan Le Mée et que Philippe Sanfourche. Pour Thomas Cuny. Tandis que du côté de Jean-Luc Sassus.

De son côté, Yannick avait toujours des idées à la Noah. Ainsi que le célèbre attaquant argentin du Barça. Oui, oui ; Lionel : Messi !

Quelques autres, moins attirés par la gent féminine, n'avaient qu'une idée en tête : se faire Hallyday et donc se taper Johnny.

Certains, enfin, ne juraient que par les jolis garçons : Noureïev pour Brialy et, pour Lama : Delon !

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles :

"Une salope" ou "Une lope".

Ce substantif et cette aphérèse du registre vulgaire désignent, selon le contexte, :

  • autrefois : une femme, fille très sale, malpropre (registre désuet),
  • de nos jours : un homme ou femme ignoble, méprisable, traître ou garce sans scrupules, déloyal, aux moeurs corrompues et prêt à tout pour réussir (injurieux et péjoratif),
  • suivant les époques : une femme portée sur le sexe, une femme de mauvaise vie, dégénérée,  dévergondée, débauchée, adultère, ou ayant perdue sa virginité hors-mariage,
  • une injure adressée à un homme et mettant en cause sa virilité,
  • un(e) partenaire salace, lubrique ou soumis(e) ; le mot pouvant être employé de façon ludique entre partenaires sexuels, dans un contexte où l’entente suppose qu’il perde son caractère blessant.

Sources : wiktionary.org