"À la mords-moi-le-noeud", "À la mords-moi-l'noeud" ou "À la mords-moi".

Cette expression du registre vulgaire, signifie, selon les circonstances :

  • peu intéressant, sans valeur, voire stupide, idiot.

On dit par exemple : "Je ne te dis pas la soirée ! Bernard nous a traîné voir un film chinois à la mords-moi-le-noeud !".

En ce sens, elle est presque synonyme de l'expression "À la noix".

  • fait de façon rapide et négligée, bâclé, appliqué ou exécuté sans avoir été réellement pensé ou mis au point.

On dit par exemple : "Samedi, Jean-Mi nous a encore pourri la soirée avec un de ses fichus plans à la mords-moi l'noeud !".

L'expression est tellement connue et utilisée, que l'on se contente parfois de l'utiliser de manière elliptique ; la forme "À la mords-moi" se suffisant à elle-même.

Source : wiktionary.org

"Mettre au placard" et "Sortir du placard".

Ces deux expressions du registre familier ne signifient absolument pas la même chose.

  • "mettre au placard", c'est en effet - en matière de ressources humaines -, évincer quelqu'un, le mettre à l'écart de manière indirecte, en lui retirant des tâches ou des responsabilités,
  • tandis que "sortir du placard", c'est -pour une personne - révéler publiquement et volontairement son orientation sexuelle et, notamment, son homosexualité.

"L'agalmatophilie" ou "Le pygmalionisme".

Il s'agit de l'attirance et de l'excitation sexuelle provoquées par les mannequins (de cire, pas de chair !), les poupées, les statues et l'immobilité !

Le terme de "Pygmalionisme" est directement hérité de la mythologie grecque, puisqu'elle renvoie à la l'histoire de Pygmalion et Galatée.

Selon la légende, en effet, le sculpteur Pygmalion tombe amoureux de sa création, Galatée, une statue rendue vivante grâce à Aphrodite, la déesse de l'amour, qui comprend son voeu.

Source : wikipedia.org

"Un "annus horribilis" n'est pas une épouvantable maladie vénérienne, contractée après un usage abusif d'une pratique sexuelle que la morale réprouve" !

Cette locution latine, qui signifie très simplement "année horrible", fut utilisée par la reine Élizabeth II pour qualifier l'année 1992, dans un discours prononcé le 24 novembre 1992, quelques mois après le 40e anniversaire de son accession au trône.

La famille royale britannique avait en effet connu cette année là une impressionnante série de problèmes, au premiers rangs desquels on peut citer :

  • en mars, le passage à la république de l'Île Maurice, indépendante depuis le 12 mars 1968, dernier royaume de la reine en Afrique et l’un de ses pays préférés,
  • mais également la séparation du fils cadet de la reine, le prince André d'York, d'avec son épouse Sarah Ferguson, après la publication dans la presse de photographies de cette dernière embrassant un autre homme,
  • en avril, le divorce de la princesse Anne d'avec son premier mari, Mark Phillips,
  • le 20 novembre 1992, quatre jours seulement avant le discours, l'incendie accidentel du château de Windsor, qui entraîna entre autres la perte de nombreuses œuvres d'art, et allait entraîner pour la monarchie, au cours des mois qui allaient suivre le sinistre, une crise liée au financement de la reconstruction du château,
  • enfin, la mésentente croissante, tout au long de l'année, entre le prince Charles et Lady Diana, qui avait atteint un stade tel qu'elle allait entraîner leur séparation officielle dès les jours suivants.

Cette expression "Annus horribilis" avait été employée pour la première fois en 1666 par l'archevêque de Cantorbéry pour parler du grand incendie de Londres.

Et elle constitue en réalité un jeu de mots faisant explicitement référence à "Annus Mirabilis" ("L'année miraculeuse"), un poème de 1667 de John Dryden, célébrant l'année 1666.

En France, depuis 1992, l'expression est entrée dans le jargon des journalistes de la presse économique, qui l'utilisent très régulièrement.

Et cela, je pense, sans même connaître le plus souvent son origine et sa nature exacte. Mais on va encore me dire que je fais du mauvais esprit...

L'orchidectomie" ou "Orchiectomie".

Il s'agit de l'amputation chirurgicale d'un ou des deux testicules.

Cette ablation peut être médicalement requise à des fins thérapeutiques.

C'est par exemple une intervention commune dans le traitement du cancer du testicule, comme cela avait été le cas pour le champion cycliste états-uniens Lance Armstrong, en 1996.

"Avoir le chichi fada".

"Avoir le chichi fada", c'est à dire : ne pas avoir d'érection, pour les Marseillais

Cette jolie expression typiquement marseillaise appartient au registre familier et signifie : ne pas parvenir à être en érection (registre soutenu) !

Et donc, dans le registre argotique : ne pas bander.

Source : wiktionary.org

"Aller au charbon".

  • Au sens propre, cette expression du registre familier fait naturellement référence à l'exténuant travail des mineurs, qui descendaient quotidiennement au fond des puits pour extraire le charbon.
  • Tandis qu'au sens figuré elle signifie :
    • un travail honnête et régulier, pour les prostituées et les truands, à partir du début du XXe siècle,
    • et devoir accomplir une tâche difficile, désagréable et à laquelle on ne peut déroger, de nos jours, pour l'ensemble de la population.

Ce qui la rapproche de la formule "Aller au chagrin".

Source : www.dixvinsblog.com

"Un zigouigoui".

J'aime beaucoup ce terme du registre familier qui peut, selon le contexte, revêtir des significations fort différentes, puisqu'il peut désigner :

  • la verge, le mot constituant une variante du terme "Zigounette" avec répétition hypocoristique de la syllabe finale "goui",
  • un frisson sexuel, une impression sensuelle ("Faire des zigouigouis dans le bas du ventre"),
  • un accessoire minuscule et superflu,
  • une annotation illisible, des gribouillis, des pattes de mouches,
  • un objet indéfinissable, un bitoniau,
  • et enfin, parfois, de manière assez exceptionnelle, un drôle d'individu, un zigoto.

Source : wiktionary.org