Pourquoi dire : "Un goal" ?

Un gardien de but de football

Et pas, selon le contexte, :

  • dans le domaine sportif : "Un gardien de but" ou, par ellipse lexicale, "Un gardien" !

Ce mot est effet l'apocope du terme anglais "Goalkeeper" signifiant "Gardien de but".

On parle également, dans le jargon sportif de "Portier".

Il s'agit du joueur chargé de protéger le but de son équipe, de manière que le ballon n'en franchisse pas la ligne.

Contrairement aux joueurs de champ, il a le privilège - dans la surface de réparation - de pouvoir utiliser toutes les parties du corps.

Il peut également évoluer sur tout le terrain, alors avec les mêmes restrictions que les autres joueurs. S'il touche le ballon intentionnellement de la main ou du bras hors de sa surface de réparation, il est, comme le seraient tous les autres joueurs, coupable d'une faute d'anti-jeu et, passible d'une sanction (carton jaune ou rouge).

Dernier rempart entre le ballon et le but de son équipe, le gardien occupe donc un poste essentiel.

  • et dans le domaine de la gestion et des ressources humaines : "Un objectif" !

Source : wikipedia.org

"Lâcher les baskets".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré, : "Laisser tranquille, laisser en paix".

On dit par exemple : "Lâche-moi les baskets, bon sang : tu vois bien que je suis occupé !".

Dans le même registre on peut également utiliser l'expression "Lâcher la grappe".

On ne dit pas : "Cohabiter ensemble" !

Comme j'ai pu le lire dans un article de la journaliste canadienne Stéphanie Vallet, publié le 9 avril 2012 par l'agence de presse La Presse canadienne.

Mais simplement : "Cohabiter" !

Ce verbe du langage courant signifie en effet déjà habiter ensemble, vivre ensemble.

"Cohabiter ensemble" relève donc du pur pléonasme.

"Imbitable" ou "Imbittable".

J'adore cet adjectif du registre argotique dérivé du verbe "Biter", qui signifie "incompréhensible, difficile à comprendre".

On dit par exemple : "Il existe déjà quelques sites internet traitant des expressions de la langue française... mais plusieurs d'entre eux sont souvent assez imbitables".

"Voir clair" et "Ne pas voir clair".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient :

  • "Voir clair" :
    • au sens propre :
      • avoir une bonne vue.

On dit par exemple : "Ma mère voit toujours clair sans lunettes à plus de 55 ans !".

      • disposer d'une luminosité suffisante, d'un éclairage suffisant.

On dit par exemple : "Tu y vois clair sans lumière ?".

    • et au sens figuré : percevoir le sens de quelque chose ou les desseins, intentions ou projets de quelqu'un.

On dit par exemple : "Je vois clair dans ton jeu, vieux filou !".

  • et "Ne pas voir clair" :
    • au sens propre : ne rien voir, ou ne pas voir grand-chose, en raison de l'obscurité, de la pénombre, de la fumée, du brouillard, etc.

On dit par exemple : "On n'y voit pas clair dans ce grenier !".

    • et au sens figuré : ne pas parvenir à distinguer les desseins, intentions ou projets de quelqu'un.

On dit par exemple : "On n'y voit toujours pas très clair dans les projets de ce gouvernement".

 

"Un emplâtre".

Ce mot polysémique peut avoir pas moins de six significations différentes et désigner, selon le contexte, :

  • au sens propre : une préparation thérapeutique adhésive se ramollissant à la chaleur et destinée à être appliquée sur la peau ou à être étendue sur des bandes de tissu.

Le terme était parfois féminin au XVIIIe siècle.

  • au sens figuré, dans le registre familier : un empoté, un individu sans énergie, sans initiative, bon à rien ; une personne n’ayant incapable d’agir comme il convient, ne faisant qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle.

On dit par exemple : "Mais quel emplâtre que cet apprenti là !".

  • dans le registre argotique : un coup, une gifle.

On dit par exemple : "Tu les aurais vu se foutre des emplâtres !"

  • en horticulture : un enduit gluant destiné à recouvrir les plaies des arbres, pour accélérer leur cicatrisation, également appelé "Englumen".
  • dans le registre désuet : une pièce que l'on colle sur une chambre à air pour boucher un trou, également appelée "Rustine".
  • et dans le registre familier, un aliment bourratif.

On dit par exemple : "Je ne saurais critiquer la cuisine de ma belle-mère : elle concocte d'extraordinaires emplâtres !".

Sources : www larousse.fr et wiktionary.org

Quand employer l'adjectif masculin singulier "Bel" ou l'adjectif masculin singulier "Beau" ?

La règle est la suivante :

  • On dit "BEAU" devant un nom masculin commençant par :
    • une consonne, comme "un BEAU Crétin", "un BEAU Divan" ou un BEAU "Lion".
    • ou un "H aspiré", comme "un BEAU HAricot", "un BEAU HÉros", "un BEAU HIbou", "un BEAU HOmard" ou "un BEAU HUssard".
  • Et on dit "BEL" devant un nom masculin commençant par :
    • une voyelle, comme "un BEL Abruti", "un BEL Engin", "un bel Instrument", "un bel Objet" ou "un BEL ustensile".
    • ou un "H muet", comme "un BEL HAbit", "un BEL HErbier", "un BEL HIppocampe", "un BEL HOmmage", "un BEL HUrluberlu" ou "un BEL HYpocrite".

"Être en capilotade", "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".

Ces trois expressions du langage courant en forme d'idiotismes alimentaires faisant référence au mot "Capilotade" signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être en capilotade" :
      • Éprouver une grande fatigue, avoir très mal à la tête.

On dit par exemple : "J'ai le dos en capilotade".

      • Être couvert de blessures, de coups.

On dit par exemple : "Après son agression, le gardien était en capilotade".

  • "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade" : le frapper, le rouer de coups, le malmener rudement.

Source : www.cnrtl.fr

"Être la fin des haricots".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "Être la catastrophe, la fin de tout".

On dit par exemple : "C'est la fin des haricots ! Ma femme vient de découvrir que mon ami Claude, chez qui je vais jouer aux échecs depuis dix ans, est une amie ... et que je ne savais pas jouer aux échecs !".

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr