"Avec sa bite et son couteau".

J'aime beaucoup cette expression du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel qui signifie "Avec les moyens du bord", avec les seuls moyens dont on dispose, avec le strict minimum, sans être suffisamment équipé

N'être pourvu que de sa bite et de son couteau rend  priori délicat l'accomplissement de la plupart des tâches nécessaires à une vie normale. Et cela même si l'on est doté d'un couteau suisse ou d'un engin surdimensionné.

Cette expression symbolise donc un certain dénuement ou la capacité à réaliser des choses avec très peu de moyens.

  • Lorsqu'une l'on dit qu'une personne doit "accomplir une tâche avec sa bite et son couteau", c'est qu'il doit la réaliser avec les seuls moyens dont elle dispose, ne pas s'attendre à pouvoir en disposer d'autres.

On dit par exemple :"Trouver les premiers lecteurs de jaimelesmots.com n'a pas été chose aisée ; je puis vous dire que j'y suis allé avec ma bite et mon couteau !".

  • Lorsque l'on dit qu'un individu "arrive avec sa bite et son couteau", c'est qu'on lui reproche en général de ne pas avoir emporté l'équipement réellement nécessaire pour pouvoir faire ce qui était prévu.

On dit par exemple : "Nous devions vider le grenier de ma grand-mère avec mon cousin et emballer dans des cartons tout ce qui pouvait être donné. Mais cet idiot s'est radiné comme une fleur, avec sa bite et son couteau !".

  • Et lorsqu'on dit de quelqu'un, sur un ton admiratif, qu'il "a réalisé quelque chose avec sa bite et son couteau", c'est qu'il a réussi à exécuter sa tâche avec très peu de moyens, là où il en aurait probablement fallu beaucoup plus à une autre personne.

On dit par exemple : "Benjamin Griveaux a réalisé sa vidéo avec sa bite et son couteau : et encore, le pauvre n'avait même pas de couteau !" (*).

(*) : Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'État auprès du Premier ministre Édouard Philippe, candidat à la Mairie de Paris (75) aux élections des 15 et 22 mars 2020, a dû renoncer à sa candidature le 14 février 2020 après la diffusion de vidéos le montrant clairement, le sexe en érection, en train de se masturber fébrilement comme un adolescent. Ces images étaient destinées à une jeune femme, avec laquelle Benjamin Griveaux échangeait occasionnellement des images à caractère érotique ou pornographique. Et cela alors qu'il s’appuyait constamment durant sa campagne sur les valeurs familiales : se présentant comme le (futur) maire des familles et citant toujours en exemple sa femme et ses enfants...

Source : www.expressio.fr

"Jean Daniel".

Jean Daniel

"Jean Daniel"est le nom de plume du journaliste et écrivain français Jean Daniel Bensaïd, né le 21 juillet 1920 et mort le 19 février 2020.

Après la guerre il suit des études de philosophie à la Sorbonne, à Paris (75).

En 1954, il écrit son premier article qui est publié dans L’Express, pour lequel il couvrira la guerre d’Algérie en prenant partie pour des négociations avec le FLN (Front de Libération Nationale). Ses relations conflictuelles avec Jean-Jacques Servan-Schreiber ayant scellé la fin de sa collaboration avec le magazine en 1964, il décide alors avec l’industriel Claude Perdriel de reprendre l’hebdomadaire "France Observateur", qui devient "Le Nouvel Observateur" à la fin de l’année 1964 et "L'Obs" en 2014.

Jean Daniel reste directeur de la publication jusqu’en 2008 mais continue de collaborer au magazine en tant qu’éditorialiste.

Époux de l'écrivaine française Marie Susini puis de l'illustratrice française Michèle Bancilhon, première femme de son ancien associé Claude Perdriel, il est le père de la journaliste française, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient Sara Daniel.

Sources : wikipedia.fr et www.franceculture.fr

"Un filsâtre", "Une fillâtre", "Un parâtre" et "Une marâtre".

Sans doute n'avez-vous - comme moi - jamais entendu les mots "Filsâtre" et "Fillâtre" ! Et le mot "Parâtre" ne doit guère vous inspirer d'autre pensée que "cela doit-être l'équivalent masculin de la "Marâtre".

Le mot "Marâtre" en revanche est en effet davantage connu Peut-être du fait de l'existence du célèbre roman français à succès "Vipère au poing", publié en 1947 par Hervé Bazin, qui mettait en scène l'horrible "Folcoche", une "marâtre" cruelle et peu aimante.

De ce fait on a tendance, je crois, à ignorer que le mot "Marâtre" désignait autrefois la "Belle-mère" ou conjointe du père sans être la mère.

De la même façon :

  • le "Parâtre" était le "Beau-père" ou conjoint de la mère sans être le père,
  • le "Filsâtre" était le "Beau-fils" ou fils de la mère sans être le fils,
  • et la "Fillâtre" était la "Belle-fille" ou fille de la mère sans être la fille,

Mais ces différents termes ont pris dans le langage courant une connotation péjorative, et on leur préfère donc désormais les termes de "Belle-mère", "Beau-père ", "Beau-fils" et "Belle-fille".

  • "Marâtre" est devenu synonyme de "mauvaise belle-mère" et même de "mauvaise mère", y compris pour désigner une "mauvaise" mère biologique,
  • "Parâtre" est devenu synonyme de "mauvais beau-père" et même de "mauvais père", y compris pour désigner un "mauvais" père biologique,
  • "Filsâtre" est devenu synonyme de "mauvais beau-fils" et même de "mauvais fils", y compris pour désigner un "mauvais" fils biologique,
  • et "Fillâtre" est devenu synonyme de "mauvaise belle-fille" et même de "mauvaise fille", y compris pour désigner une "mauvaise" fille biologique.

Source : wiktionnary.org

"Ne pas être une flèche".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier qui signifie "être idiot, peu intelligent, simple d'esprit".

"Une flèche", toujours dans le même registre, désigne en effet une personne ayant l'esprit agile, rapide, capable d'avoir de la répartie et de l'esprit.

On n'écrit pas : "Être à la notre", "Être au notre", "La notre" et "Le notre" ou "Être aux notres", "Être des notres" et "Les notres" !

Pas plus que l'on n'écrit : "Être à la votre", "Être au votre", "La votre" et "Le votre" ou "Être aux votres", "Être des votres" et "Les votres" !

Mais : "Être à la nÔtre", "Être au nÔtre", "La nÔtre" et "Le nÔtre" ou "Être aux nÔtres", "Être des nÔtres" et "Les nÔtres" !

Et : "Être à la vÔtre", "Être au vÔtre", "La vÔtre" et "Le vÔtre" ou "Être aux vÔtres", "Être des vÔtres" et "Les vÔtres" !

La règle est en effet fort simple, dès lors qu'on la connaît :

  • Si le mot "Notre" ou "Votre" (au singulier uniquement) est immédiatement suivi d'un nom ou d'un groupe nominal, il s'agit de l'adjectif possessif et il s'écrit bien "Notre" ou "Votre" sans accent circonflexe.

On dit par exemple : "Notre jardin est délicieusement arboré" ou "Votre mari est adorable".

  • Mais si l'on trouve, devant le même mot "Notre" ou "Votre" :
    • "à la", "au", "la" ou "le" (au singulier),
    • ou "aux", "des" ou "les" (au pluriel),

... alors le "o" prend un accent circonflexe et devient "ô".

On dit par exemple :

    • Pour "Nôtre" :
      • "À la nÔtre !", "C'est au nÔtre ce chandail ?", "Votre chienne est jolie mais la nÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le nÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à vos filles mais aux nÔtres", "Cet homme est-il des nÔtres ?" et "Quel âge ont les nÔtres ?".
    • Et pour "vôtre" :
      • "À la vÔtre !", "C'est au vÔtre ce chandail ?", "Ma chienne est jolie mais la vÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le vÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à mes filles mais aux vÔtres", "Cet homme est-il des vÔtres ?" et "Quel âge ont les vÔtres ?".

Source : www.projet-voltaire.fr

"Le lift" et "Lift your beauty".

Tels sont le nom du produit et la devise publicitaire que se permet de nous infliger la société française Chanel sur ses affiches françaises de janvier 2020, vantant sa nouvelle crème lissante et raffermissante !

"Arriver comme une fleur", "Se pointer comme une fleur", "Se radiner comme une fleur" ou "Se ramener comme une fleur"

J'aime assez ces quatre expressions du registre familier en forme d'idiotisme botanique, qui signifient arriver de façon innocente, ingénue, et inopportune.

Source : wiktionary.org

"Avec les moyens du bord".

Cette expression du langage courant signifie "avec les moyens - souvent limités - dont on dispose".

Elle prend son origine dans le monde de la marine et fait référence aux ressources limitées dont dispose l'équipage d'un navire pour subvenir à ses besoins ou pour solutionner un problème concret.

Source : www.linternaute.fr