Avez-vous déjà imaginé le désarroi qui peut-être celui de nos jeunes enfants ou amis étrangers lorsqu'ils peuvent entendre ou lire cesformes conjuguées à la première personne du singulier des verbes "Être", "Suivre" et "Essuyer" ?
Les deux premières sont en effet parfaitement homophonographes :
"Je suis", première personne du singulier du verbe "Être",
et "Je suis", première personne du singulier du verbe "Suivre",
et la troisième, "J'essuie", première personne du singulier du verbe "Essuyer", est paronymique puisqu'elle se prononce "jai-sui" !
Tout cela peut évidemment prêter à confusion :
Ainsi d'un jeune migrant africain non francophone de ma connaissance, qui n'avait pas compris la recommandation que lui faisait un éducateur de suivre l'un de ses camarades ("Tu suis Ibrahim") et lui avait répondu "Non, moi je suis Mohamed !"...
Ou de cette délicieuse blague, narrée à la suite de la publication de cet article par Jonatan, un fidèle lecteur finnois que je remercie ici, :
Une jeune fille raconte à l'une de ses amies :
"Je suis Jennifer Lopez sur Instagram".
"Quoi ? Mais comment parviens-tu à faire une chose pareille ?"
« Et ben.... je clique sur Jennifer et je la suis...".
Mais : "Une fermeture À GLISSIÈRE" ou "Une fermeture à CRÉMAILLÈRE".
"Éclair" est en effet une marque commerciale enregistrée en 1924 par la société française Éclair Prym France, située à Menneval (27).
Concrètement, il s'agit d'un dispositif mécanique permettant l'ouverture et la fermeture rapide d'un vêtement, d'un sac, de chaussures ou le raccordement et la séparation rapide de pièces de tissus (porte de tente par exemple).
Les premières fermetures rapides à glissières constituées d'oeillets et de crochets ont été élaborées aux États-Unis d'Amérique, à Chicago (Illinois) en 1851. Mais c'est en 1913, que l'ingénieur suédo-états-unien Gideon Sundbäck met au point de la fermeture à glissière moderne en remplaçant le système d'oeillets et de crochets par un dispositif de dents engrenées à l'aide d'un curseur.
La fermeture se compose de deux bandes de tissu fort sur lesquelles sont serties des dents métalliques. Les bandes sont mises en regard l'une de l'autre, les dents étant décalées. Le passage d'une navette, appelée curseur, comportant deux gorges qui se rejoignent, permet d'engrener les dents ou de les séparer. Les gorges servent à guider les dents lorsque l'on fait glisser le curseur. La tirette proprement dite est la languette accrochée au curseur et qui permet de le déplacer. Si, à l'origine, les dents et le curseur étaient métalliques, on utilise également aujourd'hui des matières plastiques comme le nylon.
Nos amis québecois pourtant si souvent hostiles aux anglicismes utilisent les mots "Zipper" ou "Zip".
Et nos amis belges parlent de "Tirette" ou de "Zip".
Comme l'a déclaré le magistrat français, vice-président de l'association Anticor, Éric Halt, le 16 décembre 2019, dans l'émission "Tonight Bruce Infos" sur la chaîne télévisée française BFM TV.
Un jeune africain, fraîchement débarqué en France, demande à un ami étudiant s'il veut bien lui lire les différentes enseignes des commerces situés sur le trottoir d'en face, auxquelles il n'est pas encore habitué : Café-Tabac, Coiffeur, Pharmacie-Homéopathie...
De bonne volonté, l'ami s'exécute gentiment et commence à énoncer à haute et intelligible voix, en distinguant parfaitement chaque syllabe, : "ca-fé", "ta-ba", "koi-feur", "far-ma-ssi", "o-mé-o-pa-ti"...
Lorsque le jeune africain commente, visiblement affecté, : "Ah ! Pauv'e Juliette !".
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Homéopathie » et la locution « Roméo parti ». Et fait naturellement référence à la célèbre pièce de théâtre britannique « Roméo et Juliette », écrite en 1597 par William Shakespeare.
Dans le christianisme, la "Trinité" (ou "Sainte Trinité") est le Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, égaux, participant d'une même essence divine et pourtant fondamentalement distincts. Le terme "Trinité" ("Trinitas"en latin), est forgé par l'écrivain carthaginois Tertullien (155-220) : tri (trois) + unitas (unité).
L'énoncé du dogme de la Trinité se présente comme la conséquence de la façon dont Dieu a révélé son mystère. Ayant d'abord révélé au peuple juif son existence et son unicité, ce dont l'Ancien Testament se fait l'écho, il se révéla ensuite comme Père, Fils et Saint-Esprit par l'envoi du Fils et du Saint-Esprit, ce que l'on retrouve dans le Nouveau Testament.
"Le Père" est "celui qui est éternel", souvent rendu en français par "le Seigneur" ou "l'Éternel", et au Moyen-Âge par la transcription "Jéhovah", puis jusqu'au XXe siècle par la transcription "Yahweh" ou "Yahvé".
Le Nouveau Testament souligne la paternité de Dieu, déjà reconnue dans l'Ancien Testament.
"Le Fils", "le Verbe" ou "la Parole de Dieu" (Jésus-Christ), identifié comme celui qui était avec Dieu, est celui par qui le Père a créé le ciel, la terre et toute chose, et s'est incarné en Jésus-Christ. En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
En outre il est aussi l'alpha et oméga, ce qui signifie en grec "le premier et le dernier". Ainsi, dans l'évangile de Jean, Jésus déclare : "avant qu'Abraham fût, Je Suis ".
Dans les Évangiles, "le Saint-Esprit" ou "Esprit", est nommé en grec "Pneuma", ce qui signifie "Souffle". Il est aussi appelé (uniquement dans l'Evangile de saint Jean) "Paraclet", ce qui signifie "avocat, intercesseur".
Il se distingue du Père et du Fils.
Dans la doctrine chrétienne, il est l'"Esprit de Dieu" ou le "Souffle de Dieu" de l'Ancien Testament, celui qui a inspiré les prophètes, s'est manifesté à la Pentecôte, et continue d'assister l'Église chrétienne.
Il est surtout représenté par des symboles tels que la colombe, la tempête ou le feu.
Le texte évangélique précise : "Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné".
La doctrine de la Trinité exclut à la fois le trithéisme (trois dieux) ; le modalisme (Père, Fils et Saint-Esprit ne sont que les modes de présentation du Dieu unique, non pas des personnes distinctes) et les doctrines qui nient la divinité du Fils ou de l'Esprit-Saint (telles que l'ébionisme, l'arianisme ou le macédonisme).
La croyance en la Trinité est commune aux principales confessions chrétiennes : catholicisme, orthodoxie, protestantisme et évangélisme, en dehors de certains mouvements minoritaires comme l'ébionisme.
Cependant, il existe différentes interprétations théologiques du concept de la trinité entre les différentes confessions.
Je déteste cette expression du langage courant qu'il me semble entendre de plus en plus ces dernières années et qui signifie "en avoir une idée exacte".
Née le 7 ou le 17 avril 1940 et morte le 11 février 2020, cette illustratrice, dessinatrice et scénariste de bande dessinée humoristique française a, sans conteste, été la plus célèbre femme de sa profession durant plusieurs décennies et fait figure de pionnière.
Après avoir collaboré aux principaux titres de la presse jeunesse franco-belge dans les années 1960 ("Record", "Tintin" et "Spirou"), elle participe à l'émergence de la bande dessinée adulte francophone en rejoignant "Pilote" en 1969 puis en co-fondant "L'Écho des savanes" en 1972.
De 1973 à 1981, elle publie dans l'hebdomadaire d'information généraliste "Le Nouvel Observateur" une série de gags en une ou deux pages moquant les comportements de la gauche bourgeoise bien-pensante, "Les Frustrés", première bande dessinée francophone à succès basée sur la critique sociale et assurément l'une de mes séries favorites.
Ensuite, tout en travaillant ponctuellement pour la presse, elle continue à se faire la sociologue des classes moyennes supérieures urbaines en consacrant des albums à la maternité, à la médecine, au tourisme, puis à l'adolescence avec sa deuxième œuvre phare, la série "Agrippine" (1988-2009).
Seule femme à avoir collaboré aux principaux périodiques franco-belges classiques, Claire Bretécher jouit d'une notoriété assez importante dès le début des années 1970, qui va s'accroissant tout au long de la décennie grâce à sa collaboration au "Nouvel Observateur".