"Faire battre des montagnes".

Cette expression s'utilise pour évoquer par exemple une personne capable de semer la discorde, la zizanie, d'engendrer des querelles entre des personnes que rien n'opposaient pourtant fondamentalement jusque là.

On dit par exemple : "Je t'assure : ma fille ferait battre des montagnes parfois. Elle est allé raconter à sa mère que je ne lui donnais pas assez à manger !".

"On ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme alimentaire signifie que toute activité comporte des risques et qu'il faut parfois consentir à certains sacrifices.

Ne dites pas : "Faire des oeillades" !

Mais : "JETER des oeillades" ou "LANCER des oeillades" !

"Chanter la messe en breton à quelqu'un" ou "Se faire chanter la messe en breton".

Ces deux expressions du registre familier signifient respectivement :

  • accabler quelqu'un de reproches, le réprimander fortement, sévèrement, vivement,
  • ou être accablé de reproches, se faire réprimander fortement, sévèrement, vivement.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

"Faire de l'oeil", "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades", "Lancer des oeillades"", "Faire les yeux doux" et "Jouer de la prunelle".

Ces six locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ont des significations relativement voisines :

  • "Faire de l'oeil" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre :
      • cligner de l'oeil, faire un signe de l’oeil, un clin d’oeil à quelqu’un.
      • regarder de façon aguichante, chercher à séduire par le regard ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : courtiser, draguer cette personne, tenter une approche amoureuse.
  • "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades" ou "Lancer des oeillades" (langage courant), c'est adresser des coups d'oeil de manière furtive, à dessein et avec une expression marquée, en signe de tendresse ou de bienveillance.
  • "Faire les yeux doux" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre : entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : chercher à s'attirer les faveurs de quelqu’un.
  • "Jouer de la prunelle" (langage courant), enfin, c'est - tout comme pour "Faire les yeux doux" - entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades, essayer de se faire désirer.

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net

"Faire du coude", "Faire du genou" et "Faire du pied".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent toutes trois du registre familier.

Et elles signifient :

  • Attirer l'attention, se faire remarquer, faire des avances discrètes, en donnant un léger coup. De coude, de genou ou de pied. Ou par un contact des coudes, des genoux ou des pieds.
  • Toucher le coude, le genou ou le pied de quelqu’un pour lui dire quelque chose ou entrer en contact avec lui.

"Sonner les cloches à quelqu'un" ou "Se faire sonner les cloches".

Ces deux expressions du registre familier signifient respectivement :

  • accabler quelqu'un de reproches, le réprimander fortement, sévèrement, vivement, ,
  • ou être accablé de reproches, se faire réprimander fortement, sévèrement, vivement.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

Ne dites pas : "Un lobby", "Des lobbies" ou "Faire du lobbying" !

Mais :

  • "Un groupe de pression" et "Des groupes d'influence".
  • et "Exercer des pressions" ou "Faire valoir et protéger ses intérêts".

Concrètement, il s'agit de tenter d'influencer les actions, les politiques ou les décisions de fonctionnaires, le plus souvent de législateurs ou de membres d'organismes de réglementation.

"Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie qu'une seule expérience, un seul fait, isolés, ne suffisent pas à tirer une conclusion générale. Et que l'on ne peut tirer une généralité à partir d'un seul exemple.

Ainsi, ce n'est pas parce que l'on aperçoit une hirondelle que le printemps est là ou qu'il va tout de suite arriver.

Il s'agit d'une expression extrêmement ancienne puisque issue d’un traité d’Aristote ("Éthique à Nicomaque"), puis transmise par une fable d’Ésope ("Le Jeune Prodigue et l’Hirondelle").

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

Ne dites pas : "Mon daron j'lui ai filé deux bouquins pour son anniv".

Mais : "J'ai offert deux livres à mon père pour son anniversaire" (langage courant).

Ou : "J'ai fait présent de deux ouvrages à l'auteur de mes jours à l'occasion de son anniversaire" (registre soutenu).

"Faire rentrer par les trous de nez".

J'aime beaucoup cette cette expression du registre populaire, qui s'utilise lorsque une personne est exaspérée par son interlocuteur et désire faire état de son mécontentement en évoquant la façon - non conventionnelle - dont elle rêverait de lui faire ingurgiter quelque chose... qui n'est pas forcément de la nourriture.

On dit par exemple tout aussi bien :

  • "Tu vas me le payer ! Et je peux te dire que tes bonbons je vais te les faire rentrer par les trous de nez !".
  • Ou "Il ne s'en tirera pas comme cela ! Son contrat, je vais le lui faire rentrer par les trous de nez".