"Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie qu'une seule expérience, un seul fait, isolés, ne suffisent pas à tirer une conclusion générale. Et que l'on ne peut tirer une généralité à partir d'un seul exemple.

Ainsi, ce n'est pas parce que l'on aperçoit une hirondelle que le printemps est là ou qu'il va tout de suite arriver.

Il s'agit d'une expression extrêmement ancienne puisque issue d’un traité d’Aristote ("Éthique à Nicomaque"), puis transmise par une fable d’Ésope ("Le Jeune Prodigue et l’Hirondelle").

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

Ne dites pas : "Mon daron j'lui ai filé deux bouquins pour son anniv".

Mais : "J'ai offert deux livres à mon père pour son anniversaire" (langage courant).

Ou : "J'ai fait présent de deux ouvrages à l'auteur de mes jours à l'occasion de son anniversaire" (registre soutenu).

"Faire rentrer par les trous de nez".

J'aime beaucoup cette cette expression du registre populaire, qui s'utilise lorsque une personne est exaspérée par son interlocuteur et désire faire état de son mécontentement en évoquant la façon - non conventionnelle - dont elle rêverait de lui faire ingurgiter quelque chose... qui n'est pas forcément de la nourriture.

On dit par exemple tout aussi bien :

  • "Tu vas me le payer ! Et je peux te dire que tes bonbons je vais te les faire rentrer par les trous de nez !".
  • Ou "Il ne s'en tirera pas comme cela ! Son contrat, je vais le lui faire rentrer par les trous de nez".

"Une tête brûlée".

  • Cette locution nominale du registre familier désigne, au sens figuré, une personne excessive, prenant des risques de manière volontaire et inconsidérée, un casse-cou ou un trompe-la-mort.

Bonbons "Têtes brûlées".

  • Mais pour les enfants et les adolescents cette même locution désigne une marque française de bonbons acidulés, fabriquée jusqu'à 2008 par la Société Européenne de Confiserie, puis rachetée par la société Verquin Confiseur.

Ces bonbons qui "vous arrachent la tête" (sic) se présentent sous la forme de petite billes, cachant derrière une première couche extrêmement piquante un arrière-goût sucré.

Source : wiktionary.org

Ne dites pas : "Faire les choses dans les règles" !

Mais : "AGIR dans les règles" !

"Une tête de bois".

Cette locution nominale peut désigner tout aussi bien :

  • au sens propre : une tête en bois, sur laquelle on travaille une perruque.

On dit également "Une tête à perruque".

  • et, au sens figuré, une personne réfractaire, têtue.

"Une tête de mule", "Faire sa tête de mule", "Être une tête de mule", "Une tête de pioche", "Être une tête de pioche", "Être têtu comme une bourrique", "Être têtu comme une mule" ou "Avoir la tête dure".

Ces différentes formules appartiennent au registre familier.

Et elles désignent - au sens figuré pour les premières ("tête de mule" et "Tête de pioche") - une personne entêtée, particulièrement bornée, qui ne prête pas attention aux conseils et remarques des autres et suit obstinément son idée de départ.

La locution adjectivale "Têtu comme une mule", fondée sur le caractère des mules, existe depuis le XVIIe siècle.

Etc'est en 1899 qu'elle adopte la forme "Tête de mule".

On dit par exemple :

  • "Ne fais pas ta tête de mule et viens avec nous, pour une fois",
  • "On est tombé sur une tête de pioche qui refusait de nous laissait rentrer",
  • "Mon neveu est têtu comme une bourrique et s'obstine à ne pas vouloir manger de légumes",
  • "Être têtu comme une mule te rend très désagréable à vivre, je te le dis",
  • ou : "Mon père à la tête dure : il refuse d'utiliser une tondeuse électrique".

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Sans tambour, ni trompette" et "Avec tambour et trompette".

Ces deux expressions d'origine militaire signifient respectivement :

  • Sans avertir quiconque, sans se faire remarquer, sans bruit, discrètement, en secret.
  • En se faisant remarquer, bruyamment, au vu et au su de tous.

Source : wiktionary.org

 

"Tout va" et "À tout-va".

Ces deux locutions ont des significations radicalement différentes :

  • "Tout va !" est en effet une locution adjectivale en forme d'interjection utilisée dans les casinos par les banquiers ou croupiers afin d'indiquer que le montant de la mise n'est pas limité ou que tout l'argent laissé sur le tapis participe au coup qui va être joué.
  • tandis que "À tout-va" est :
    • une locution adjectivale du registre familier signifiant : immodéré, inconséquent.

On dit par exemple : "Je n'aurais jamais dû confier mon numéro de carte de crédit à mon mari : il l'utilise à tout-va !".

    • ou une locution adverbiale du registre familier signifiant : n'importe où, n'importe comment, sans limitation, imprudemment.

On dit par exemple : "Aux États-Unis d'Amérique les armes à feu se vendent à tout va !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Une tête à perruque".

Cette locution nominale du registre désuet désigne tout à la fois :

  • une tête en bois ou en matériau synthétique sur laquelle l'on pose et l’on accommode des perruques.

On dit également "Une tête de bois".

  • une tête à laquelle sied bien le port d’une perruque.

On dit ainsi "Avoir une tête à perruque" sur le modèle de "Avoir une tête à chapeau".

  • un vieillard s'en tenant opiniâtrement à de vieux préjugés.

"Faire la bête à deux dos".

J'ai toujours trouvé amusante cette expression du registre familier qui signifie "copuler", "avoir des relations sexuelles".