Pourquoi dire : "Faire à manger" ou "Faire la cuisine" ?

"Faire la cuisine" ou "Faire à manger", c'est à dire : "Cuisiner".!

Et pas simplement : "CUISINER" !

 

"Faire la crêpe".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire, utilisée par l'un de mes amis.

Il désigne ainsi cette façon que l'on a parfois de se tourner et retourner dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil, une fois que l'on a "raté le train du sommeil".

Mais, comme me l'ont fait remarquer différents lecteurs, la même formule peut tout aussi bien s'appliquer au bronzage, puisque l'on se retourne, là aussi, très régulièrement. Et cette fois afin de parfaire et équilibrer la cuisson !

"Faire la crêpe" au soleil

 

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Faire du mauvais esprit".

Cette expression du langage courant signifie "plaisanter sur une situation mais sur un ton ironique ou au second degré ; faire preuve d'une ironie incisive, mordante, maligne".

On dit par exemple : "Dans son blogue, jaimelesmots.com, Jean-Pierre Hubert fait régulièrement du mauvais esprit".

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Autant que faire se peut", "Autant que faire se pourra" ou "Autant que faire se pouvait".

J'aime beaucoup cette jolie locution adverbiale du registre soutenu qui signifie, selon le contexte :

  • en faisant tout ce qui est/sera/était possible ; tout ce qui est/sera/était en son pouvoir.

Qu'il s'agisse d'atteindre un but, un objectif ; ou de s’en approcher.

Autrement dit : autant que possible, autant que cela peut se faire ; dans la mesure du possible, 

On dit par exemple : "J'aimerai - autant que faire se peut - que ton cousin ne se coupe plus les ongles de pied à table durant le petit-déjeuner".

Ou : "Autant que faire se pourra, mon fils, je souhaiterais vivement ne plus avoir à aller chercher mon véhicule à la fourrière après te l'avoir prêté !".

  • ou : à l'envi, à qui mieux-mieux.

On dit par exemple : "J'exècre la façon dont la plupart des gens - journalistes et les hommes politiques y compris - se laissent aller à employer, autant que faire se peut, des mots ou locutions anglophones, dans le seul but de faire comme tout le monde".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Durer la vie des rats", "En avoir pour la vie des rats" ou "Prendre la vie des rats" !

"La vie des rats" est une locution adverbiale marseillaise en forme d'idiotisme animalier relevant du registre populaire.

Et elle signifie : très longtemps, une éternité.

On dit par exemple : "Je suis allé à la réunion de mercredi : ça a duré la vie des rats" .

Ou : "Ma femme veut s'acheter une nouvelle robe : ça va prendre la vie des rats".

Ne dites pas : "Mettre devant le fait accompli" !

Mais : "PLACER devant le fait accompli" !

"Le fait accompli" désigne une chose faite et sur laquelle il semble qu’il n’y a plus à revenir.

On dit par exemple : "Mon propriétaire m'a placé devant le fait accompli. Il vend la maison avant l'été !".

"Faire fi de " ou "Fi de".

J'aime beaucoup ces deux formules du registre désuet et du registre familier que j'utilise assez régulièrement.

  • "Faire fi" signifie :
    • au sens propre : mépriser, dédaigner.

On dit par exemple : "Une fois de plus, le gouvernement fait fi des difficultés des français les plus défavorisés".

    • et, au sens figuré, : ne pas tenir compte de.

Mais sans idée de mépris, par exemple de façon négligente, ou par convenance, sans connotation méprisante.

On dit par exemple : "Je fais fi de la tendance actuelle et continue d'écrire En tous cas avec un s à tous".

  • et "Fi de" est une ellipse de "Faire fi de" et s'utilise uniquement au sens propre pour signifier "mépriser, dédaigner".

On dit par exemple : "Fi de ces pratiques nauséabondes !".

Source : wiktionary.org

"Il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte".

J'aime beaucoup cette expression proverbiale, utilisée au moment de se séparer d'une ou de plusieurs personnes avec qui l'on vient de passer un certain temps.

Appartenant au registre familier, elle signifie :

  • que l'on a passé un excellent moment, mais qu'il est malgré tout nécessaire de se séparer,

On dit par exemple : "Il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte : je vais y aller".

  • ou - le plus souvent de manière ironique - pour faire comprendre, à son ou ses interlocuteurs, que l’on n’est pas fâché de s’en séparer.

On dit par exemple : "Dans ces conditions, je ne vais pas m'attarder : il n'est de si bonne compagnie qui ne se quitte".

Il en existe de nombreuses variantes, parmi lesquelles, principalement :

  • Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’est de si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’est si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’y a de si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’y a si bonne compagnie qui ne se quitte,
  • Il n’y a de si bonne compagnie qui ne se sépare,
  • Il n’y a si bonne compagnie qui ne se sépare.

Source : wiktionary.org