Mais celle-ci s’emploie plutôt à propos d'un processus en en cours, alors que "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour" sont davantage utilisées pour quelque chose de terminé.
Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie "En avançant par petites étapes, avec de la patience et de la persévérance, on atteint son but".
Mais celles-ci s’emploient plutôt à propos de quelque chose de terminé, alors que "Petit à petit, l’oiseau fait son nid" est davantage utilisée pour un processus en en cours.
Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes corporels s'utilisent lorsque les sentiments (amertume, déception, dégoût, tristesse, etc.) de la personne que l'on a en face de soi transparaissent tellement sur son visage qu'il est impossible de ne pas s'en étonner.
Ces différentes appellations concernent une sorte de biscuit sablé nantais dont le plus connu en France est le Petit Beurre de la société LU qui est aujourd'hui devenu un succès à l'échelle mondiale.
Ce gâteau sec a été inventé en 1886 par Louis Lefèvre-Utile à Nantes (44), en s'inspirant des productions anglaises de l'époque.
Mais le Petit Beurre de LU n'est pas le premier à apparaître, aussi la société LU ne possède-t-elle pas l'exclusivité de l'appellation.
Le substantif "petit-beurre" est passé dans la langue comme terme générique ; il prend un trait d'union et son pluriel "Petits-beurre" (et non "Touyoux" comme voudraient le faire croire certains...) est fréquemment source de fautes d'orthographe.
Cette expression du langage familier signifie, selon le contexte, :
"Faire la rue Michel" : "être bon", "suffire", aller", "convenir", "faire l'affaire" ou "le faire".
Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la blague" ou "Faire la maille" ou "Le Faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").
"Ça fait la rue Michel" : "c'est bon", "ça suffit", "ça va aller", "ça conviendra", "ça me me convient", "ça fait mon affaire" ou "ça va le faire".
On dit par exemple : "Mais tu ne me dois rien, voyons. Donne-moi simplement une bière pour me rincer le gosier et ça fait la rue Michel !".
Cette expression typiquement parisienne constitue en réalité unjeu de mots, que faisaient semble-t-il les conducteurs de fiacre à partir du XIXe siècle, pour signifier à leurs clients que le montant de la course était exact.
Et qui trouverait son origine dans :
l'homonymie existant entre les mots "comte" (le titre de noblesse) et "compte",
le nom d'une rue du quartier du Marais, dans le 3e arrondissement, nommée "rue Michel-le-Comte", dont l'étymologie demeure inconnue mais qui porte ce nom depuis 1270.
Parvenus à destination, le conducteur faisait le compte de la course et en réclamait le montant à son client.
Puis, au lieu de se contenter de dire "Ça fait le compte" (registre familier) pour signifier que le montant reçu correspondait bien au montant réclamé, disait "Ça fait la rue Michel-le-Comte".
Avec le temps la formule aurait évoluée pour devenir, par ellipse, "Ça fait la rue Michel".