"Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour".

Ces différentes expressions proverbiales signifient : il faut du temps pour accomplir un projet important.

Elles s'apparentent, par le sens, à l'expression proverbiale, en forme d'idiotisme animalier : "Petit à petit, l'oiseau fait son nid".

Mais celle-ci s’emploie plutôt à propos d'un processus en en cours, alors que "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour" sont davantage utilisées pour quelque chose de terminé.

"Passer un coup de téléphone", "Passer un coup de fil", "Passer un coup de bigophone" ou "Passer un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Passer un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Passer un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Passer un coup de bigophone" ou - par apocope - "Passer un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Donner".

"Petit à petit, l'oiseau fait son nid".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie "En avançant par petites étapes, avec de la patience et de la persévérance, on atteint son but".

Elle s'apparente en partie aux expressions proverbiales "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour".

Mais celles-ci s’emploient plutôt à propos de quelque chose de terminé, alors que "Petit à petit, l’oiseau fait son nid" est davantage utilisée pour un processus en en cours.

"En faire une tête", "Faire une de ces têtes" ou "Faire un drôle de tête" et "Tu en fais une tête !", "Tu fais une de ces têtes !" ou "Tu fais une drôle de tête !".

Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes corporels s'utilisent lorsque les sentiments (amertume, déception, dégoût, tristesse, etc.) de la personne que l'on a en face de soi transparaissent tellement sur son visage qu'il est impossible de ne pas s'en étonner.

"Donner un savon" ou "Passer un savon" et "Prendre un savon", "Recevoir un savon" ou "Se faire passer un savon".

Ces locutions verbales du registre familier signifient respectivement :

  • "Donner un savon" ou "Passer un savon" : réprimander, gronder. Sévèrement ou non.
  • et "Prendre un savon", "Recevoir un savon" ou "Se faire passer un savon" : être réprimandé, grondé. Sévèrement ou non.

"Faire machine arrière".

Cette expression du langage courant n'est pas seulement utilisée dans le domaine maritime, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre : faire tourner l'hélice en sens inverse, pour faire reculer un navire,

On dit par exemple : "Pris dans les glaces, le commandant est contraint de faire machine arrière pour dégager son navire en catastrophe".

  • mais également, au sens figuré, : renoncer à un projet, une action.

On dit par exemple : "Face à l'ampleur des manifestations, le gouvernement a fait machine arrière".

Source : wiktionary.org

"Faire du charme" et "Faire le charme de" ou "Faire tout le charme de".

Ces différentes formules du langage courant ne doivent pas être confondues car elles ont des significations fort différentes :

  • "Faire du charme" : signifie essayer de plaire.

On dit par exemple : "Mon copain a fait du charme à sa voisine de palier".

  • tandis que "Faire le charme de" ou "Faire tout le charme de" signifie : rendre agréable, plaisant(e).

On dit par exemple : "C'est sa luminosité exceptionnelle  qui, à mes yeux, fait tout le charme de la Provence".

"Ces temps-ci" ou "Par les temps qui courent".

Ces deux expressions relèvent du langage courant pour "Ces temps-ci" et du registre familier pour "Par les temps qui courent".

Mais toutes deux signifient actuellement, en ce moment, à notre époque.

On ne dit pas : "Faire un rot" ! ni "Faire un rôt" !

Mais :

  • "Roter" (registre familier) ou "Éructer" (registre soutenu).

Seul le nourrisson "fait un rot", après avoir ingurgité son biberon.

Mais pas l'adulte ou l'adolescent, ni même l'enfant.

"Un petit-beurre", "Un véritable petit-beurre" ou "Un VPB".

Petits-beurre, VPB ou Véritables petits-beurre

Ces différentes appellations concernent une sorte de biscuit sablé nantais dont le plus connu en France est le Petit Beurre de la société LU qui est aujourd'hui devenu un succès à l'échelle mondiale.

Ce gâteau sec a été inventé en 1886 par Louis Lefèvre-Utile à Nantes (44), en s'inspirant des productions anglaises de l'époque.

Mais le Petit Beurre de LU n'est pas le premier à apparaître, aussi la société LU ne possède-t-elle pas l'exclusivité de l'appellation.

Le substantif "petit-beurre" est passé dans la langue comme terme générique ; il prend un trait d'union et son pluriel "Petits-beurre" (et non "Touyoux" comme voudraient le faire croire certains...) est fréquemment source de fautes d'orthographe.

Source : wikipedia.org

"Faire la rue Michel" ou "Ça fait la rue Michel".

Cette expression du langage familier signifie, selon le contexte, :

  • "Faire la rue Michel" : "être bon", "suffire", aller", "convenir", "faire l'affaire" ou "le faire".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la blague" ou "Faire la maille" ou "Le Faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

  • "Ça fait la rue Michel" : "c'est bon", "ça suffit", "ça va aller", "ça conviendra", "ça me me convient", "ça fait mon affaire" ou "ça va le faire".

On dit par exemple : "Mais tu ne me dois rien, voyons. Donne-moi simplement une bière pour me rincer le gosier et ça fait la rue Michel !".

Cette expression typiquement parisienne constitue en réalité un jeu de mots, que faisaient semble-t-il les conducteurs de fiacre à partir du XIXe siècle, pour signifier à leurs clients que le montant de la course était exact.

Et qui trouverait son origine dans :

  • l'homonymie existant entre les mots "comte" (le titre de noblesse) et "compte",

La rue Michel-le-Comte, à Paris (75 003)

  • le nom d'une rue du quartier du Marais, dans le 3e arrondissement, nommée "rue Michel-le-Comte", dont l'étymologie demeure inconnue mais qui porte ce nom depuis 1270.

La rue Michel-le-Comte, à Paris (75 003)

 

Parvenus à destination, le conducteur faisait le compte de la course et en réclamait le montant à son client.

Puis, au lieu de se contenter de dire "Ça fait le compte" (registre familier) pour signifier que le montant reçu correspondait bien au montant réclamé, disait "Ça fait la rue Michel-le-Comte".

Avec le temps la formule aurait évoluée pour devenir, par ellipse, "Ça fait la rue Michel".

Source : wikipedia.org