"Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar".

Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :

  • "Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
  • ou "Être à demi-inconscient, hébété".

Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.

Comme l'indique son orthographe, le mot "Coaltar" est un mot anglais désignant le goudron obtenu par la distillation de la houille ("coal" signifie "charbon" et "tar" "goudron"), contrairement au bitume, issu du pétrole.

Tout comme pour les expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le coaltar" et "Avoir la tête dans le coaltar" remonte à l'époque où l'on utilisait le cirage ou le coaltar dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"Faire bronzette".

Une femme en train de "faire bronzette" sur un ponton de bois

Cette locution verbale du registre familier signifie tout simplement : s'exposer volontairement et durablement au soleil, en position allongée, uniquement vêtu d'un maillot de bain voire nu, dans le but de bronzer, brunir.

On dit par exemple : "On a profité du beau temps pour faire bronzette dans notre jardin".

"Ça commence à bien faire" et "Ça finit par bien faire".

Ces deux formules du registre populaire ne doivent pas manquer d'interloquer les étrangers.

Elles s'utilisent pour faire part de son mécontentement et signifier que l'on commence véritablement à en avoir assez, à souhaiter que cela s'arrête.

"De main de maître".

Cette expression signifie "Avec dextérité, très habilement".

On dit par exemple : "Mon patron a règlé cette affaire de main de maître".

Née vers 1400, cette expression sous-entendait "avec l'habileté d'un maître de corporation, d'un maître artisan, possédant expérience, savoir faire, précision et habileté".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Le pastaga" ou "Un petit jaune".

Carafe d'eau et verre de pastis

Ces deux appellations désignent le pastis, cette boisson anisée typique de Marseille (13) et du Sud de la France, que l'on boit augmentée d'eau fraîche.

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Principalement popularisé par les marques Pernod (Pastis 51) et Ricard, le pastis est un alcool aromatisé par macération, distillation ou redistillation de plantes : anis vert, anis étoilé (badiane) ou fenouil, bois de réglisse, et extraits naturels de plantes diverses et variées.

Bouteille et verre de pastis

"Le pastaga" est un mot provençal relevant du registre familier.

Et "Un petit jaune" est le surnom en forme d'idiotisme hromatique que les français donne à cette boisson.

Source : wikipedia.org et www.mulubrok.fr pour la photo des carafes

 

 

"Faire quelque chose en deux coups de cuillère à pot" ou "Faire quelque chose en deux coups de cuiller à pot".

J'aime assez cette expression du registre familier qui signifie "Très vite, très rapidement".

On dit par exemple : "Ton frère touche sa bille en mécanique : il a réparé ma moto en deux coups de cuillère à pot !".

"Les grandes oreilles".

Antenne radar géante

Cette locution nominale du registre familier désigne :

  • un service gouvernemental d’écoutes téléphoniques ou, plus généralement, d’espionnage des communications,
  • ainsi que, par extension, les grandes antennes paraboliques utilisées pour intercepter ces conversations.

Source : wiktionary.org

"Faire gaffe".

Cette locution verbale du registre familier signifie "Faire attention, prendre garde ; être attentif à un danger possible, être sur ses gardes, se méfier, se surveiller".

On dit par exemple : "Fais gaffe, v'là un flic !" ou "Je fais gaffe à mon poids, j'ai pris trois kilos en deux mois...".

Source : www.larousse.fr

"Prendre une tôle" ou Se prendre une tôle".

Cette locution verbale du registre argotique signifie "Échouer lamentablement, subir un échec cuisant".

On dit par exemple : "Le Classico n'a plus vraiment d'intérêt ; l'Ohème n'a plus battu le PSG depuis novembre 2011 et se prend une tôle au moins une fois sur deux".

"Bon bout d'an" ou "Bon bout d'an et à l’an qué ven".

"Bon bout d'an !" sur fond de feu d'artifice nocturne

Voilà deux expressions typement marseillaises et provençales qui ne laissent pas de surprendre le nouvel arrivant ou le touriste !

Leurs significations respectives ne risquent pas en effet de se deviner toutes seules, puisqu'elles veulent dire :

  • "Bon bout d'an" : "Bonne fin d'année".
  • et "Bon bout d'an et à l’an qué ven" : "Bonne fin d'année et à l'an prochain" ("l'an qui vient").

Je me souviens encore de la tête que j'ai faite, fin 1999, lors de mon premier hiver à Aix-en-Provence (13), lorsque quelques premières personnes ont commencé à utiliser ces deux formules, durant la courte période située entre Noël et le jour de l'An !

"D'une main de fer" ou "D'une poigne de fer".

Ces deux expressions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré, :"Avec une autorité inflexible".

Et lorsqu'elles sont utilisées en matière politique, elles sous-tendent le plus souvent l'idée d'un régime autoritaire et répressif.

On dit par exemple :

  • "Ce directeur dirige son établissemnt d'une main de fer",
  • ou "Le maréchal Mobutu a dirigé son pays d'une poigne de fer durant 31 ans".

La formule "Main de fer" évoquée ici ne doit pas être confondue avec l'outil appelé "Main-de-fer" avec des tirets "-".

Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr