"Cossu" ou "Cossue".

J'aime assez ce petit adjectif issu du substantif féminin "Cosse" et qualifiant :

Des haricots blancs dans leur cosse entrouverte
Des haricots blancs dans leur cosse entrouverte
Des cosses de haricots blancs vides (© rougedorient.canalblog.com)
Des cosses de haricots blancs vides (© rougedorient.canalblog.com)
  • au sens propre, dans le registre désuet : ce qui a beaucoup de cosses, en parlant des tiges de pois ou de fèves ; ou est pourvus de cosses plus ou moins développées.

On dit par exemple : "J'ai planté une variété de haricot très cossue".

  • et au sens figuré :
    • dans le registre familier :
      • celui qui est riche, prospère, possède une large aisance ; est aisé,

On parle par exemple d'un "rentier cossu" ou d'un fermier cossu", pour évoquer un riche paysan.

Un rentier cossu
Un rentier cossu
      • ou ce qui témoigne d'une situation prospère, ou dénote d'une large aisance.

On parle par exemple d'une "demeure cossue" pour désigner une grande et jolie bâtisse.

Une maison cossue

    • et dans le registre populaire, autrefois (registre désuet) : ce qui est gros.

On dit par exemple : "Ton oncle en raconte de bien cossues", pour "des choses trop grosses, peu vraisemblables".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Inconnu au bataillon" ou "Être inconnu au bataillon".

Le pourquoi du comment de l'expression "Inconnu au bataillon"

Cette locution adjectivale et cette locution verbale appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Inconnu au bataillon" :
    • ne figurant pas dans une liste, un répertoire, ou tout simplement dans les connaissances de quelqu’un.

On dit par exemple : "Patron, on me demande si vous auriez eu un employé du nom de Robert Dumas... Cela vous dit quelque chose ?". "Pas du tout : inconnu au bataillon !".

    • et par extension : complètement, parfaitement, totalement inconnu.

On dit par exemple : "J'ai un ami qui parcourt le monde et visite de minuscules pays inconnus au bataillon".

  • et "Être inconnu au bataillon" : être un illustre inconnu ; quelqu'un que l'on n'a jamais vu et dont l'on n'a jamais entendu parler.

On dit par exemple : "J'ai voulu effectuer des recherches pour savoir qui était la personne qui a donné son nom à ma rue mais je n'ai curieusement rien trouvé : il semble être inconnu au bataillon !"

Il s'agit de formules directement issues du jargon militaire, puisque le substantif masculin "Bataillon" désigne une troupe et, de nos jours, un corps d'infanterie composé de plusieurs compagnies.

Et que l'expression "Inconnu au régiment" est utilisée lors de l'appel militaire, lors duquel elle constitue la réponse réglementaire faite à l'appel d'un nom inconnu, non identifié. "Inconnu au bataillon !" signifie : impossible à identifier, à retrouver, ou sans papiers d'identité.

Sources : www.defense.gouv.fr et Dictionnaire historique de la langue française, Alain Rey, Nathan, 2011

"Un pousse-café".

Ce substantif masculin, qui ne doit pas laisser d'interloquer nos amis étrangers, appartient au registre familier.

Et il désigne : un petit verre d'alcool que l'on prend à la fin du repas, après le café.

On dit par exemple : "Allons Maurice : tu prendras bien un pousse-café, tu as à peine fin ton cinquième quart de rouge !".

"Un chef opérateur de prise de vues", "Un chef opérateur", "Un chef-op", "Un chef op", "Un directeur de la photographie", "Un directeur de la photo", "Un directeur photo", "Un dir-phot", "Un dir phot" ou "Un DOP (Director Of Photography)".

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Toutes ces locutions nominales masculines sont parfaitement synonymes.

Et elles désignent : le responsable, durant le tournage d'un film, de la prise de vues.

Fonction

Il s'agit d'un poste très important, puisqu'en collaboration étroite avec le réalisateur, il conçoit l'esthétique de l'éclairage.

Il dirige l'équipe d'électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant les projecteurs et accessoires selon ses directives. En accord avec le réalisateur, il peut assurer à la fois le cadre et la lumière.

Le directeur de la photographie est assisté par différents chefs de poste :

  • dans le domaine de la caméra : d'un cadreur, lui-même assisté d'un premier assistant opérateur, dit "pointeur" (chargé de faire le point),
  • dans le domaine de la lumière ou éclairage : d'un chef électricien, chargé de la mise en place des installations d'éclairage,
  • dans le domaine de la machinerie : d'un chef machiniste, supervisant l'installation de la caméra et la mise en oeuvre des mouvements de prises de vues ("travellings") et grues, à l'exception de l'utilisation d'un Steadicam,
  • dans le domaine de la gestion des supports numériques : d'un ingénieur de la vision ou "DIT  (Digital Imaging Technician)", spécialiste technique des formats numériques et servant d'intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également, avec le réalisateur, l'étalonnage des images du film.

Parmi les plus grands directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma français, on peut citer par exemple : Henri Alekan, Nestor Almendros, Raoul Coutard ou Pierre Lhomme.

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Source : wikipedia.org

"Popaul".

Ce mot masculin constitue, selon le contexte :

  • dans le registre familier : un diminutif du prénom masculin "Paul".

On dit par exemple : "C'est mon ami Paul, dit Popaul, qui va venir m'aider".

  • et dans le registre populaire : un surnom du pénis.

On retrouve notamment ce mot dans les expressions imagées "Emmener Popaul au cirque" et "Faire pleurer Popaul".

Verge au repos

Source : wiktionary.org

 

"Pleurer comme un veau" et "Beugler comme un veau"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme animalier appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Pleurer comme un veau" : pleurer abondamment et bruyamment,

On dit par exemple : "À peine avait-elle perdu sa tétine, que ma fille pleurait comme un veau, lorsqu'elle était petite",

  • et "Beugler comme un veau" : hurler, gueuler (registre argotique),

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de beugler comme un veau : ils vont te le rendre ton ballon".

"Pleurer comme un veau "

Ces deux formules font naturellement référence au veau, le petit de la vache, qui, lorsqu'il appelle sa mère, émet un son bruyant appelé "Beuglement".

Elle est très proche de l'idiotisme religieux "Pleurer comme une Madeleine" et des idiotismes corporels "Pleurer à chaudes larmes" et "Pleurer toutes les larmes de son corps".

"Une piqûre de rappel".

Cette locution nominale féminine du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine médical : une vaccination ultérieure destinée à stimuler le système immunitaire, c'est à dire une injection d’un vaccin, déjà reçu antérieurement par le patient, pour optimiser ses défenses immunitaires en stimulant la production d’anticorps.

On dit par exemple : "On vous fera une piqûre de rappel dans 12 mois".

Une "piqûre de rappel" au sens propre : l'injection d'un vaccin
Une "piqûre de rappel" au sens propre : l'injection d'un vaccin
  • et au sens figuré, dans le registre familier : un événement, rappelant à quelqu’un ce qu’il doit faire ou arrêter de faire.

On dit par exemple : "Ce match nul constitue une piqûre de rappel pour l'équipe de France, qui va devoir sérieusement renforcer sa défense".

Source : wiktionary.org

"Un routier".

Ce substantif masculin polysémique appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

Un relais routierUn restaurant routier

  • par ellipse lexicale de "Un restaurant routier" : un type de restaurant fréquenté par des (chauffeurs) routiers (où camionneurs) où l'on sert des repas simples mais copieux pour des prix modérés.
Un relais routier à l'heure du repas
Un relais routier à l'heure du repas

Beaucoup d'entre eux appartiennent à la chaîne des "Relais routiers" dont on connaît bien le pannonceau bleu et rouge, présent le long des routes de France depuis l'initiative du journaliste français de François de Saulieu de la Chomonerie, en 1934 :

Logotype de la chaîne des Relais routiers

Avec les parcs de stationnement bondés de poids-lourds, ce pannonceau est en effet caractéristique de ce type d'établissement.

Le parc de stationnement d'un relais routier

  • par ellipse lexicale "Un chauffeur routier" : un conducteur de poids lourds effectuant de longs trajets, que l'on appelait jusqu'aux années 1930 "Un roulier" ou "Un camionneur",

Un "routier" ou "camionneur"Un "routier" ou "camionneur", montant dans son camion

 

Un "routier" ou "camionneur", au volant de son véhicule

  • un jeune homme faisant du scoutisme, également appelé "Un compagnon" ou "Un pionnier",

Un "routier" scout, également appelé "compagnon" ou "pionnier"Un "routier" scout, également appelé "compagnon" ou "pionnier"

  • dans le domaine du cyclisme : un coureur sur route (par opposition au coureur sur piste appelé "Pistard"),

Un "routier" ou coureur cycliste sur route

  • et dans le jargon maritime : une carte à petite échelle comprenant une partie d'un océan.

Sources: wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Le crabe".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un crustacé marin décapode à corps arrondi, tel que l'araignée de mer, le tourteau, l'étrille, etc.
Une araignée de mer
Une araignée de mer
Un tourteau
Un tourteau
Une étrille
Une étrille
  • et au sens figuré, dans le registre familier : l'un des surnoms du cancer, une terrible maladie provoquée par la transformation de cellules qui deviennent anormales et prolifèrent de façon excessive.

Qui constitue la deuxième cause de mortalité sur la planète, après les maladies cardiovasculaires, avec 8,7 millions de morts en 2015.

Source : Le Robert et wikipedia.org

On ne dit pas : "Cela y est : j'ai fini !" !

Mais simplement : "ÇA y est : j'ai fini !" (registre familier) !

Ou : "VOILÀ : j'ai fini !" (langage courant) !

L'usage veut en effet que la tournure "Cela y est", bien que parfaitement correcte, ne s'utilise pas.