On ne dit pas : "On l'a découvert dans les colonnes de plusieurs papiers" !

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak

Comme a pu le déclarer, le 2 novembre 2021, l'ancien joueur de football international franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "On l'a découvert dans les colonnes de plusieurs JOURNAUX" !

Ou : "On l'a découvert dans plusieurs papiers" !

"Un papier" et "Des papiers".

  • "Un papier" est un substantif masculin, désignant, au sens figuré et dans le registre familier : un article de journal,

On dit par exemple : "J'aimerais beaucoup rencontrer l'auteur de ce passionnant papier, consacré au réchauffement climatique".

Un article de journal, découpé

  • et "Des papiers" est un substantif masculin, désignant :
    • au sens figuré et dans le registre familier : des articles de journaux,

On dit par exemple : "J'ai écrit quelques papiers dans ce canard, il y a une dizaine d'années".

    • ou, par ellipse, dans le registre familier : des papiers d'identité.

C'est à dire : des documents, également appelés "Pièces d'identité", tels que la CNI (Carte Nationale d'Identité), le passeport ou le permis de conduire, permettant d'identifier une personne et de connaître notamment ses nom, prénom(s), sexe, âge, domicile et nationalité.

On dit par exemple : "Contrôle de police, messieurs-dames : vos papiers, s'il vous plaît".

Des "papiers d'identité" ou "pièces d'identité"

"Avoir de la conversation".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : parler avec aisance en société, être capable de s’entretenir de divers sujets, ne jamais être à court de mots lors d’une discussion, avoir de l’esprit.

On dit par exemple : "J'ai eu l'occasion de discuter avec ton nouvel associé: il est très intéressant, il a de la conversation".

"Avoir de la conversation", au sens propre

  • et au sens figuré, dans le registre familier et, sans doute, aujourd'hui, malheureusement, dans le registre désuet : avoir une jolie poitrine, des seins attirants, en parlant d’une personne de sexe féminin.

"Avoir de la conversation" au sens figuré

On dit par exemple : "Elle est très mignonne ta cousine : elle a de la conversation".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un gazier".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • un ouvrier travaillant à la fabrication, au transport et à la distribution ou à l'utilisation du gaz,

Un gazier, dans une usine à gaz, en UkraineDes gaziers de GRDF

    • un employé posant les appareils à gaz et les vérifiant,

Un employé du gaz (ou "gazier") relevant des compteurs

    • ou : un navire servant à transporter du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) dans ses citernes,
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
  • dans le registre familier, par plaisanterie : une personne victime d'aérophagie,
  • et dans le registre populaire : un personnage quelconque, un gars, un type.

On dit par exemple : "Il n'y avait personne quand je suis arrivé, sinon un gazier qui passait à vélo".

À ce sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner en français un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Source : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Faire l'affaire".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie tout simplement : convenir.

On dit par exemple : "Cela fuit toujours un peu mais cela fera l'affaire jusqu'au prochain garage".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire la blague", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

13 façons de dire : "La nourriture".

De la nourriture

"La boustifaille" et "La bectance" (ou "La becquetance") relèvent du registre populaire.

Et "La bouffe", "La bouffetance", "La cuistance" et "La tortore" appartiennent au registre argotique.

"Les aliments", "Les produits alimentaires" et "Les provisions" relèvent du langage courant.

"La mangeaille" appartient au registre familier, ainsi qu'au registre désuet.

"La provende" relève du même registre désuet.

"Les victuailles" appartient au langage courant.

Et "Les mets" au registre soutenu.

"Le mariage de la carpe et du lapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : une alliance impossible, entre deux choses incompatibles ou opposées qui paraissent s'exclure mutuellement ; une union mal assortie, éventuellement ratée, mal perçue, considérée comme contre nature.

On dit par exemple : "Tu as vu la nouvelle copine de Stéphane : c'est vraiment le mariage de la carpe et du lapin !".

Sources : www.laculturegenerale.com, www.linternaute.fr et wiktionary.com

"Comme le nez au milieu de la figure" ou "Se voir comme le nez au milieu de la figure".

"Se voir comme le nez au milieu de la figure"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie : clairement visible, facile à voir et impossible à dissimuler ; évident, ne pouvant être nié.

À l'image du nez, qui, étant situé au centre du visage, en est la partie la plus visible.

On disait d'ailleurs auparavant : "Comme le nez au milieu du visage" et "Se voir comme le nez au milieu du visage".

On dit par exemple : "Mais comment peux-tu ne pas trouver cette télécommande : elle est posée à sa place, sur la table du salon, et elle se voit comme le nez au milieu de la figure !".

Sources : dictionnaire.notretemps.com, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Un serment d'ivrogne".

Cette locution nominale masculine relève du registre familier.

Et elle désigne : une promesse pleine de bonnes intentions qu'on ne tient pas et sur laquelle on ne peut donc guère compter.

On dit par exemple : "Bien sûr, il t'a dit qu'il ne recommencerait plus et que tu pouvais lui faire confiance, mais ce n'est qu'un serment d'ivrogne".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.expressio.fr

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".