"Un mot-centaure".

Il s'agit d'un mot formé par la fusion d'au moins deux mots, l'un d'entre eux au moins y apparaissant tronqué par apocope ("Dircab" : "Directeur" et "cabinet"), aphérèse ("Avionique" : "Avion" et "électronique") ou les deux ("Alicament" : "Aliment" et "médicament").

On parle également d'"Amalgame lexical", de "Mot-gigogne", de "Mot porte-manteau", de "Mot-tiroir" ou de "Mot-valise".

"Un assesseur" ou "Un juge assesseur".

Ce terme désigne une personne qui siège aux côtés d'une autre pour l'assister dans ses fonctions et la suppléer si nécessaire.

  • en droit, il s'agit d'un officier de justice qui aide le juge,
  • et en sport, d'un juge de touche qui assiste l'arbitre au cours d'un match.

"Bien m'en a pris" ou "Grand bien m'en a pris" et "Mal m'en a pris" ou "Bien mal m'en a pris".

Ces différentes locutions du registre soutenu signifient respectivement que l'on a :

  • eu raison,
  • vraiment eu raison,
  • eu tort,
  • eu vraiment tort,

, de faire ce que l’on a fait, étant donné le résultat.

On dit par exemple :

  • "Bien m'en a pris d'arriver en avance car j'ai pu ainsi apercevoir mon idole".
  • "Grand bien m'en a pris de ne pas répondre comme l'avait fait mon collègue, car il a été sévèrement repris par notre patron".

Ou :

  • "Mal m'en a pris de ne pas venir ce jour là car ma gtante avait fait des crêpes, mon dessert favori !".
  • "Bien mal m'en a pris de ne pas être resté jusqu'au bout du concert car le groupe est revenu une troisième fois et a joué encore trois morceaux !".

"Pléthore" et "pléthorique"

  • Le premier est un substantif et désigne :
    • au sens propre, au pluriel, une surabondance de sang et d'humeurs, dans la médecine d'autrefois (registre désuet),
    • et au sens figuré, au singulier, de nos jours, une surabondance,

On dit par exemple : "Il y a pléthore de crétins parmi nos responsables".

  • et le second, est un adjectif, qualifiant ce qui est en surabondance.

On dit par exemple : "Nos effectifs étaient pléthoriques ; nous avons procédé à un plan de sauvegarde de l'emploi".

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Ça fait désordre" !

Mais, selon le contexte, : "Cela dépareille l'ensemble", "Cela manque de sérieux (ou de professionnalisme)", "C'est déplacé" ou "Cela fait mauvaise impression" !

www.languefrancaise.net

Ne dites pas : "Ça la fout mal" !

Mais plutôt : "Cela fait mauvais effet" !

"Un bras cassé.

J'aime beaucoup cette locution nominale très ironique du registre populaire, qui désigne, au sens figuré, un homme paresseux, peu productif, peu actif ; une personne physiquement peu capable, sur laquelle on peut compter, incapable, bonne à rien.

www.languefrancaise.net

 

"Les gens de mer".

Orchestre de marins pêcheurs

Cette locution désigne au sens propre les marins.

Mais également, par extension, les personnes exerçant une activité directement liée à l'exploitation d'un navire (loi n° 2013-619 du 16 juillet 2013, l'article L 5511-1 du code des transport).

www.obs-droits-marins.fr

"La houle" et "Les vagues".

Il s'agit de deux phénomènes différents, mais néanmoins indissolublement liés l'un à l'autre, les vagues s'avérant être la conséquence directe de la houle.

  • "La houle" est le mouvement ondulatoire à la surface de l'eau. C'est donc une onde, et si on a l'impression en la regardant que la mer se déplace, il n'en est rien : chaque goutte d'eau, pour résumer, reste en place (elle décrit des cercles verticaux, mais revient à son point de départ). Elle est créée par le vent, et caractérisée non seulement par sa taille, mais aussi par sa période (la durée entre deux crêtes). Plus elle sera entretenue par le vent sur une longue distance sans obstacle (le "fetch"), plus cette durée entre deux crêtes sera importante et plus la houle contiendra d'énergie.

Dans l'océan Atlantique, une houle d'une période de plus de 15 secondes est déjà considérée comme longue. Mais dans l'océan Pacifique, plus vaste, des houles d'une période supérieure à 20 secondes ne sont pas rares.

Vagues

  • et "Les vagues", correspondent au déferlement de la houle lorsque celle-ci rencontre un obstacle (fond, rocher…).

Ce déferlement sera d'autant plus violent que la remontée des fonds est brutale, d'où le fait que les plus grosses vagues se produisent généralement sur des rochers plutôt que sur des plages. La taille des vagues dépend donc de la taille de la houle, mais aussi de sa période et des fonds marins.

Ou du marin qui vous narre ses exploits ! Mais cela, c'est une autre histoire !

Source : www.letelegramme.fr