"Ça c'est un peu fort !" ou "Ça c'est un peu fort de café !".

Cette expression du registre populaire s'utilise pour "signifier que quelque chose est excessif, exagéré, difficile à croire, passe les bornes de la bienséance, sort des règles sociales".

La variante humoristique "de café" fait naturellement référence au café trop corsé lorsque l'on a eu tendance à exagérer la dose.

L'expression se décline sous la forme "Ça c'est trop fort", dont il faut noter qu'elle n'a pas de variante à caractère humoristique avec le complément en forme de jeu de mots "de café".

Source : www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

Ne dites pas : "Faire des choix", "Faire son choix" ou "Faire un choix" !

Mais : "EFFECTUER des choix", "EFFECTUER son choix" et "EFFECTUER un choix" !

Ou, plus simplement, encore : "CHOISIR" !

"Caca d'oie".

Couleur caca d'oie

Il s'agit d'un nom de couleur, utilisé principalement dans les domaines de la mode et de la décoration afin de désigner une couleur jaune verdâtre.

Pour la désigner, nos amis suisses parlent de "Caca pomme".

Ne dites pas : "Un plugin", "Un plug-in", "Un add-in" ou "Un add-on" !

Mais : "Un module d'extension", "Un module externe", "Un greffon", "Une extension" ou "Un plugiciel" !

Il s'agit d'un petit logiciel se greffant à un programme principal (ou logiciel hôte) afin de lui apporter de nouvelles fonctionnalités. 

Il s'agit donc d'une extension prévue des fonctionnalités, par opposition aux ajouts non prévus initialement, qui dont apportés à l'aide de correctifs.

La plupart du temps, ces programmes sont caractérisés de la façon suivante :

  • ils ne peuvent fonctionner seuls car ils sont uniquement destinés à apporter une fonctionnalité nouvelle à un ou plusieurs logiciels,
  • et ils sont mis au point par des personnes n'ayant pas nécessairement de relation avec les auteurs du logiciel principal.

La personne qui s'occupe de l'administration technique de J'aime les mots - grâce lui soit rendue ici - recourt par exemple régulièrement à des modules d'extension afin d'optimiser les fonctionnalités du blogue.

Source : wikipedia.org

"Clouer le bec à quelqu'un".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire taire une personne, la mettre dans l'impossibilité de répondre, la réduire au silence".

On dit par exemple : "Je me suis fait injurié par un jeune crétin ce matin, mais je lui ai vite cloué le bec, je te le dis !".

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le verbe "Clouer" ici utilisé n'a aucun lien avec celui que nous connaissons, signifiant "Fixer, assembler avec des clous" ou "Fixer avec un objet pointu".

Il est issu de l'ancien mot "Cloer" qui signifiait "Clore". Il s'agit donc plutôt de "Fermer" le bec de quelqu'un, c'est à dire sa bouche et sa capacité de continuer à s'exprimer.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

Mes 17 façons préférées de dire "Être idiot".

S'en prendre aux capacités cérébrales de son interlocuteur requiert, avant toutes choses, de varier ses invectives. Quoi de plus lassant et inefficace, en effet, que d'entendre sempiternellement les mêmes injures, du type "Connard !" (registre argotique), "Débile !" et autres "Abruti !" (langage courant).

Soyez certains qu'à force d'être utilisées à longueur de journée, ces formules perdent l'essentiel de leur force et n'ont plus qu'un impact des plus limités.

Sans devenir pour autant courtois ni renier votre ferme volonté de vexer, vous éviterez d'être grossier - voire vulgaire - en utilisant des formules bien plus élaborées et correctes, relevant même souvent du registre soutenu, telles que "Microcéphale", "Crétin décérébré !" ou "Abruti sous-cortiqué !".

Ou du mot le plus pertinent : "Oligophrène !".

Vous demeurerez largement aussi blessant, mais ne pourrez absolument plus être accusés de vulgarité. De plus, il y a de bonnes chances que vous surpreniez suffisamment votre interlocuteur pour lui clouer le bec !

J'aime également beaucoup le mot savant "Abutyrotomofilogène" ou les formules "mal-comprenant" et "Inapte à tout office".

Ainsi que "Tu ne possèdes pas une once d'intelligence", "Tu as une altération majeure des fonctions cognitives supérieures !" ou "Tu es sensiblement sous-équipé sur le plan neuronal".

Et je vous recommande les formules "Atrophié du bulbe !" ou "Chiche de l'encéphale", qui, je dois le dire, m'ont jusqu'ici apporté toute satisfaction.

Le registre familier met aussi à notre disposition les superbes expressions imagées "Avoir été bercé trop près du mur" et "Ne pas avoir la lumière à tous les étages".

Le génial Michel Audiard, nous a offert, en 1968, dans "Le pacha" de Georges Lautner, l'extraordinaire réplique de Jean Gabin "Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner", évidemment très inspiré du célèbre "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille" du célèbre Georgius.

Enfin, si tout cela ne vous semble pas suffisant, il vous reste encore, dans le registre vulgaire, l'atroce "T'as été fini à la pisse" ou (mais seulement pour les garçons) le terrible "Vas me chercher ta mère que je te refasse !", ma formule préférée, je le confesse.

Dans tous les cas, je vous le promets, votre infortuné interlocuteur sera bien davantage atteint qu'en le traitant d'"Espèce d'idiot" (langage courant) ou de "Pauvre con" (registre vulgaire) !

"Le vice appuyé sur le bras du crime".

C'est à l'écrivain français François René de Chateaubriand, dans ses "Mémoires d'outre-tombe" parues en 1849-1950, que nous devons cette merveilleuse et terrible description du duo Talleyrand-Fouché :

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

"Tout à coup une porte s’ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime. M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparaît".

Joseph Fouché
Joseph Fouché

Ne dites pas : "Un podcast", "Podcasté", "En podcast" ou "Le podcasting" !

Mais : "Un ballado", "Balladodiffusé", "En balladodiffusion" et "La balladodiffusion" !

Un ballado est une émission audio composée de plusieurs épisodes, mise en ligne sur internet et que l’on peut télécharger. En quelque sorte, c’est un programme radio enregistré sur fichier numérique, que les auditeurs vont chercher eux-mêmes et téléchargent, pour l’écouter quand ils le souhaitent.

Le terme anglais "PODCAST" est un mot-valise (iPOD-broadCAST), créé en 2004 par un journaliste de la BBC, provenant de la contraction du nom du baladeur à succès d’Apple (iPOD), et du mot anglais signifiant "diffusion" (broadCAST).

Les ballados se trouvent sur des sites spécifiques tels que des radios ou des magazines, ou sont hébergés sur différentes plateformes, qui fournissent une bibliothèque personnelle, c’est-à-dire la possibilité de gérer et d’organiser sa propre liste d’émissions.

Les auditeurs peuvent également s’abonner à la balladodiffusion, afin de recevoir automatiquement les épisodes dès leur mise en ligne, chaque nouvel épisode étant alors directement rangé dans leur "bibliothèque" personnelle.

Pour lire un ballado téléchargé sur son ordinateur, un simple lecteur multimédia capable de lire les fichiers MP3 est nécessaire.

Et pour gérer les abonnements (recevoir, écouter, stocker les ballados), certains utilisateurs préférent un agrégateur de flux RSS, tandis que d'autres téléchargent une application, qui varie selon l’appareil utilisé : iPod, téléphone portable multifonction ou ordinateur.

En France, Arte-radio.com a été le premier site internet à proposer des ballados gratuits le 1er février 2004.

En 2018, la balladodiffusion a connu une effervescence avec l'arrivée de créateurs de plus en plus nombreux, mais souffre encore d'un déficit de notoriété en France, tandis que la consommation de ballados est en très forte hausse outre-Atlantique, touchant près d'un états-unien sur deux.

Je le confesse, cette évolution récente me réjouit, car doté paraît-il - cela fait plus de 35 ans qu'on me le dit ! - d'une voix de radio (et d'un physique de radio, diront mes détracteurs !), l'enregistrement et la mise à disposition en balladodiffusion d'un certain nombre de mes articles constitue clairement, pour moi, l'une des principales pistes de développement futur de jaimelesmots.com

Mais je vous en reparlerai !

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Faire 40 ans" !

Mais plutôt, selon le contexte, :

  • "Sembler avoir 40 ans" !

Par exemple : "Mon épouse fait 40 ans" et non "Mon épouse semble avoir 40 ans".

  • ou "Avoir 40 ans",

Par exemple : "J'aurai 45 ans le mois prochain" et non "Je ferai 45 ans le mois prochain".