16 façons de dire "Les pieds".

Pieds

Le registre argotique comporte de très nombreux termes pour désigner les pieds, puisque l'on peut tout aussi bien parler des "Haricots", que des "Nougats" (idiotismes alimentaires), des "Ieps" (verlan), des "Panards", des "Pattes", des "Pingouins" (idiotismes animaliers), des "Pinglots", des "Reposoirs", des "Ribouis", des "Rigadins", des "Ripatons" ou des "Trotignolles" !

Mais également des "arpions", un mot du parler stéphanois, auquel j'ai consacré un article.

Les "Fumerons" et les "Pinceaux" appartiennent au registre populaire.

Quant au registre familier il met à notre disposition le mot "Petons".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les jambes".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes" et "Les pinceaux" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

8 façons de dire "Un billet de banque".

Billets de banque

On retrouve parfois dans les dialogues de Michel Audiard des années 1960 l'anglicisme "Banknote" mais il n'est absolument plus utilisé de nos jours.

Le registre argotique nous propose toujours en revanche : "Bifton" (ou "Biffeton"), "Faf", "Fafiot" et "Talbin".

Mais ce dernier est davantage utilisé pour désigner les plus grosses valeurs.

On dit par exemple : "Un bifton de 10 euros" et "Un talbin de 100".

Dans le même registre argotique, nous trouvons le substantif masculin "Ticket", lorsque l'on dit par exemple "Ce canapé m'a coûté 300 tickets".

Et dans le langage courant, des "Grosses coupures" ou des "Petites coupures", pour désigner des billets de plus ou moins de 100 euros.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Une baseline" ni "Ça pourrait être la baseline de ce film" !

Comme l'a déclaré l'animateur de radio et de télévision français Nagui, le 9 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "La bande originale", sur la radio publique française France Inter.

Mais : "CELa pourrait être la SIGNATURE de ce film" !

La "Baseline" d'une marque est en effet, la ligne de texte située au bas d'une annonce publicitaire, d'une publication ou d'une affiche. Il s'agit de la phrase qui souligne l'annonce publicitaire de la marque. Elle est le plus souvent écrite en caractères gras, de manière à inspirer une conclusion et est en principe accompagnée du nom de la marque ou du logo de l'annonceur.

C'est l'assise, la "signature", du texte qui la précède, voire celle de l'annonce.

L'arrêté du 10 octobre 1985 relatif à l'enrichissement du vocabulaire de l'audiovisuel et de la publicité recommande l'utilisation du terme "Signature".

Pour l'ensemble de son oeuvre, et notamment des anglicismes dont il ne cesse d'user et abuser à longueur d'émission, Nagui est un indéfectible lauréat de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Source : www.e-marketing.fr

"Une marche blanche".

La marche blanche du 20 octobre 1996

Il s'agit d'un mouvement de soutien et de protestation, organisée autour de la mort d'une victime de fait divers ; et ce, principalement lorsque la victime est un enfant ou un adolescent, qu'elle a succombé à une action des forces de l'ordre, ou que les circonstances de sa disparition ne sont pas élucidées.

La pratique et l'expression sont d'origine belge et datent très précisément du 20 octobre 1996.

Ce jour là en effet se réunirent à Bruxelles (Belgique), ville qui comptait alors 950 000 habitants, pas moins de 350 000 personnes, venues de l'ensemble du pays et qui défilèrent en silence et intégralement vêtues de blanc - symbole de neutralité, de dignité, d’espoir et d’innocence - entre les deux principales gares de leur capitale.

Elles entendaient protester ainsi, à l'appel des parents des petites Julie Lejeune et Mélissa Russo, mais également An Marchal et Eefje Lambrecks, toutes quatre assassinées par le pédophile Marc Dutroux.

Cette gigantesque "Marche blanche" a été mise sur pied en seulement quinze jours, mais tout a concouru à ce qu'elle secoue profondément et durablement l'ensemble de la société belge, et marque même le monde à jamais, puisque ce nom et cette pratique sont désormais malheureusement devenus planétaires, même si elle n'ont plus jamais atteint la même amplitude :

  • l'attitude d'exceptionnelle dignité des parents d'enfants victimes,
  • leur intransigeance aussi calme que résolue devant les manquements des institutions chargées de l'enquête,
  • et la médiatisation que la presse unanime leur a offerte.

Source : wikipedia.org

"N’oublie jamais de regarder si celui qui refuse de marcher n’a pas un clou dans sa chaussure".

J’aime beaucoup cette citation de Fernand Deligny, né le 7 novembre 1913 et mort le 18 septembre 1996.

Cet éducateur et animateur socioculturel français est, depuis la seconde guerre mondiale, en France, la figure de référence des éducateurs, mais aussi des psychologues et psychiatres concernés par l'enfant et ce que l'on appelle l'éducation spécialisée.

Extraite de son livre "Graine de crapule - Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver", paru en 1945, cette phrase dit assurément beaucoup sur la posture de l’adulte éducateur, la bienveillance et la compréhension d’une situation et ce qui peut faire qu’elle est bloquée.

Et elle permet de rester le plus possible en empathie avec l'enfant qui a décidé de ne plus avancer.

Doit-on dire : "Un parka" ou "Une parka" ?

Parka
Réponse
L’un ou l’autre !

Ce mot russe a été emprunté à l'anglo-américain, lui-même issu de l'inuit !

Il désigne un manteau court à capuchon, en tissu imperméable, souvent de couleur kaki.

Source : wikipedia.org

"Un gentilé".

Il s'agit tout simplement d'un nom d'habitant.

Il peut désigner les habitants d’un lieu, qu’il s’agisse d’une localité ("Marseillais" pour un habitant de Marseille (13)), d’une région ("Breton" pour un habitant de la Bretagne), d’une province ("Aquitain" pour un habitant de l’Aquitaine), d’un État ("Californien" pour un habitant de la Californie), d’un pays ("Allemand" pour un habitant de l’Allemagne) ou d’un continent ("Africain" pour un habitant de l’Afrique).

Ma collection d'articles "Les gentilés" réunit l'ensemble de mes articles consacrés aux plus méconnus, cocasses ou originaux d'entre eux.

Ne dites pas : "Un corner" pour désigner un espace de distribution commerciale !

Mais : "Un coin réservé" !

Ce mot anglais, qui signifie "Coin", désigne en effet, dans un contexte commercial ou marketing, une zone de vente spécifique dans un point de vente physique ou sur un site Internet, réservée à une marque donnée ou à une enseigne partenaire.

  • Le principe de ces coins réservés est d’abord apparu dans le contexte des grands magasins parisiens, au sein desquels des espaces spécifiques avec vendeurs dédiés étaient réservés à certaines marques.
  • Mais il se rencontre désormais aussi parfois :
    • en grande distribution à dominante alimentaire (coins réservés CDiscount dans des hypermarchés Géant),
    • au sein de stations service (coins réservés Norauto dans les boutiques des stations Esso),
    • ou en agences de voyage (coins réservés Club Med).

Source : www.definitions-marketing.com

"Une fin de non-recevoir".

Cette formule désigne :

  • au sens propre, dans le domaine juridique, un terme de procédure judiciaire défini par le Code de procédure civile.

Il s’agit d’un moyen de défense par lequel le plaideur indique au juge que l’autre partie au procès est irrecevable à agir en justice car son action ne satisfait pas aux conditions posées par la loi : pour défaut d’intérêt ou de qualité, défaut de pouvoir juridictionnel du tribunal saisi, ou pour délai de prescription dépassé.

La fin de non-recevoir est donc un moyen de défense qui permet de mettre un terme définitif à l’action en justice, sans débat au fond.

  • et, dans le langage courant, un refus absolu, complet, définitif.

Source : www.larousse.fr et justice.ooreka.fr