19 façons de dire "Se donner du mal".

Le registre argotique est relativement riche lorsqu'il s'agit de vouloir dire "Se donner du mal", puisque l'on peut tout aussi bien : "Se casser le bol", "Se casser le tronc" (idiotisme botanique), "Se casser le baigneur" ou "Se casser la paillasse".

On peut même "Se casser le cul" voire "Se crever le cul" (idiotismes corporels du registre vulgaire) !

Le registre familier nous offre "Se casser la nénette" ou "Se casser la tête".

Ainsi que les idiotismes numériques "Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Et l'on dira, dans le langage courant, "Se décarcasser", "Se démener" ou "Se donner de la peine".

Localement, les provençaux disent "Se lever le maffre". Et les marseillais : "Se crever le bédélet" ou "Se lever l'âme", que je reconnais avoir personnellement adopté depuis mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en 1999.

Enfin, nos amis québecois disent "Se fendre en quatre" (registre familier) voire "Se fendre le cul en quatre" (idiotisme corporel du registre argotique).

"Un ambigramme".

Ce mot peu connu désigne une figure graphique d'un mot ou d'un groupe de mots permettant une double lecture.

Un ambigramme peut ainsi se lire selon différents points de vue, en particulier par symétrie centrale (en faisant pivoter le visuel) ou par symétrie axiale (effet miroir).

La double lecture d'un ambigramme peut donner le même mot, ou un autre mot (ou groupe de mots).

L'existence d'ambigrammes est rendue possible notamment par la capacité humaine à reconnaître des caractères réalisés de manière imparfaite. La réalisation d'ambigrammes est souvent un thème d'exercices dans les écoles de graphisme et nécessite la maîtrise des illusions d'optique et des symétries. C'est également un exercice de calligraphie au même titre que le calligramme.

  • les ambigrammes pivotants ou ambigrammes par rotation de 180°, sont lisibles à l'envers, et donc symétriques par rapport au centre.

On continue de pouvoir les lire lorsqu'on les retourne et que le haut se retrouve en bas et le bas en haut ; le dessin retourné pouvant alors générer soit le même mot, soit un mot nouveau.

Ce sont les plus fréquents et ceux qu'on associe généralement au terme, bien que les ambigrammes ne se limitent pas exclusivement à cette catégorie.

L'exemple le plus connu d'ambigramme pivotant est, je pense, le célèbre logo "New Man".

Logo New Man, un ambigramme créé en 1969 par le français Raymond Loewy

  • tandis que les ambigrammes miroirs, ou ambigrammes par réflexion, sont lisibles par une symétrie axiale (verticale ou horizontale).

Quand l'axe de symétrie est vertical, le mot peut se lire à travers une vitre des deux côtés. Certains autocollants sont ainsi dessinés pour être décryptés recto ou verso.

Exemple d'ambigramme miroir, symétrique par rapport à un axe vertical  : "mon nom" (qui est également un palindrome !), écrit avec  une typographie de ce type, peut également se lire dans un miroir.

"Se fendre en quatre" ou "Se fendre le cul en quatre".

Ces deux expressions des registre familier et argotique signifient, pour nos amis québecois, "Se donner du mal".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

"Avoir un ticket".

  • Au sens propre, "Avoir un ticket" signifie que l'on a acquis ou obtenu un petit billet, rectangle de papier ou de carton, permettant l'accès dans un lieu ou dans un transport public ou la réalisation d'un service,
  • tandis qu'au sens figuré, dans le registre argotique, "Avoir un ticket" avec quelqu'un, c'est lui "plaire".

Pourquoi dire : "What The Fuck !" ou "WTF !" ?

Et pas : "Putain !", "Merde !" ou "C'est quoi ce bordel !" (registre vulgaire) !

Ou, moins vulgairement : "T'es sérieux !" !

Et pourquoi pas, même : "C'est insensé !" (langage courant).

Cette dernière formule a le mérite d'être devenu de nos jours d'un emploi si peu fréquent, que son usage bénéficie - je vous l'assure - d'un bien meilleur impact que celui d'une locution interjective aussi fréquemment utilisée désormais que "What The Fuck !", qui au surplus d'être vulgaire n'est même pas française.

À l'instar d'"OMG", l'interjection anglaise "WTF" est désormais utilisée par nos jeunes générations dans leurs messages électroniques.

Comment un tel asservissement linguistique et culturel de masse a-t-il bien pu se produire... je me le demande encore !

"Quelqu'un qui a paniqué" et "Quelqu'un que l'on n'a pas niqué".

  • Dans le premier cas il s'agit (langage courant) d'une personne qui a eu peur,
  • et dans le second (registre argotique), d'une personne que l'on n'a pas daigné connaître bibliquement...

"L'ostéogénèse imparfaite".

C'est cette maladie que l'on appelle dans le langage courant "La maladie des os de verre".

Concrètement, il s'agit même d'un groupe de maladies caractérisées par une fragilité osseuse excessive, due à un défaut congénital d'élaboration des fibres collagènes du tissu conjonctif formant la trame de l'os.

Tous les types se caractérisent par une extrême fragilité des os, signe le plus typique de la maladie. Cependant, tous les tissus contenant du collagène sont aussi touchés (os, peau, tendon).

La plupart du temps cette maladie est due à une mutation génétique spontanée, mais elle peut aussi être familiale et transmise par seulement l’un des deux parents.

Source : wikipedia.org

"Le nanisme".

Il s'agit d'un ralentissement de la croissance biologique, en raison d'une condition héréditaire ou accidentelle (maladie, carence, environnement).

Il est à noter que celui-ci concerne l'ensemble des êtres vivants (végétaux ou animaux).

Les sujets du nanisme sont généralement désignés comme "nains", à l'exemple des personnes naines, des plantes naines, des animaux nains.

Ou bien, d'après l'ancienne désignation, impropre, comme "pygmées".

"La pycnodysostose" ou "La pycnose".

Il s'agit d'une maladie génétique lysosomale très rare, décrite en 1962, due à une dégénérescence du noyau cellulaire et caractérisée par une condensation de la chromatine.

Les signes cliniques observés sont le nanisme, avec un crâne volumineux et de petites mandibules, la persistance de la grande fontanelle et des fractures spontanées.

On a émis dès 1965 l'hypothèse que le peintre Henri de Toulouse-Lautrec en était atteint.

On se fondait sur plusieurs considérations :

  • la petite taille du peintre,
  • la consanguinité de ses parents, cousins au premier degré,
  • la fragilité osseuse, qui explique qu’il a dû se servir très tôt d’une canne,
  • l’absence de fermeture de la grande fontanelle, que permet de supposer l'habitude du peintre de toujours porter un chapeau rigide,
  • sa barbe également, qui permettait qu’on remarquât moins sa mandibule fuyante.

D'autres informations cependant laisseraient croire que le peintre français souffrait d'une ostéogénèse imparfaite, maladie dont les manifestations sont assez semblables.

Ce doute qui divise la communauté scientifique pourrait être résolu une fois pour toutes si l’on procédait à une analyse génétique chez les descendants de familles apparentées au grand peintre, ou bien en exhumant et en analysant les os de l'artiste.

Affaire à suivre, donc, dirai-je.

"Les fontanelles".

Il s'agit des espaces membraneux situés entre les os du crâne des nouveau-nés, qui s'ossifient progressivement au cours de la croissance.

Si chez l’adulte, les os du crâne seront soudés, chez le nourrisson en revanche, l’ossification n’étant pas complètement achevée laisse apparaître quatre fontanelles au niveau des quatre jonctions interosseuses :

  • Les fontanelles simples, présentes sur le sommet du crâne :
    • La fontanelle antérieure (ou bregmatique) ou grande fontanelle, qui possède une forme de losange de 3 à 4 cm de large. Située entre l'os frontal et les os parétaux, elle est facilement repérable au toucher car la peau y est souple et élastique. Sa fermeture est observée entre 18 et 36 mois. Il subsistera un vestige, appelé le bregma. La boîte crânienne continuera par la suite sa croissance, mais beaucoup plus lentement.
    • La fontanelle postérieure (ou lambdatique ou lambdoïde) ou petite fontanelle, qui possède une forme triangulaire de 0,5 cm de large. Elle est située entre les os parétaux et l'os occipital. De par sa petite envergure, elle est plus difficilement repérable que la fontanelle bregmatique. Sa fermeture est observée aux alentours du 2e mois. Là aussi subsistera un vestige, appelé le "lambda".
  • Les fontanelles doubles, présentes bilatéralement (de chaque côté du crâne) :
    • Les fontanelles sphénoïdales (ou ptériques) se situent entre l'os sphénoïde, l'os temporal, l'os pariétal et l'os frontal. La fusion de ces os, entre le 3e et le 6e mois, forme le ptérion, un repère anatomique.
    • Les fontanelles mastoïdiennes (ou astériques), se situent entre le temporal, l'occipital et le pariétal. La fusion de ces os, autour du 18e mois, forme l'astérion.

Les fontanelles permettent la croissance du crâne au rythme de celle de l'encéphale, qui est encore importante avant l’âge de deux ans.

Et elles donnent une certaine flexibilité au crâne du nourrisson, facilitant l'accouchement.

Source : wikipedia.org