"Un appel du pied" ou "Des appels du pied".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : une ou des avances ou invitations discrètes, allusives ; une ou des propositions de rapprochement adressées de manière indirecte à une personne ou à un groupe de personnes.

On dit par exemple : "Sitôt connu les résultats du second tour des élections législatives, le soir du 19 juin 2022, on a vu en direct sur les plateaux de télévision, les députés et journalistes d'nsemble (ex LREM) faire des appels du pied éhontés aux représentants du Rassemblement National".

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un pied d'appel".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Zieuter" ou "Zyeuter".

J'aime beaucoup ce verbe qui relève du registre populaire et qui signifie : jeter un coup d'oeil sur quelque chose ou sur quelqu'un pour observer, regarder avec attention, insistance.

On dit par exemple : "Arrête de zieuter les seins de la voisine ! Mais je ne regarde par ses seins, j'admire son corsage !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Regarder".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Pour sûr !".

Mais, selon le contexte : "Bien sûr", "Bien évidemment", "Évidemment" ou "Certainement" !

Cette locution adverbiale qui relève du registre populaire tend fort heureusement à disparaître.

Et relève par conséquent désormais du registre désuet.

"Conchier".

J'adore ce verbe, qui relève du registre vulgaire et malheureusement de nos jours du registre désuet.

Il signifie :

  •  au sens propresouiller avec des excréments ; salir.

On dit par exemple : "La victime dormait avec son chien, qui a conchié son lit".

Un lit conchié

  • et au sens figuré : exécrer quelque chose ou quelqu'un ; l'abhorrer ou l'abominer.

On dit par exemple : "Je conchie cette pratique".

Ou : "Je conchie sur ce journaliste".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"S'enjailler".

S'enjailler

Les adolescents et jeunes adultes actuels utilisent couramment ce verbe qui relève du registre familier.

Il signifie : s'amuser, faire la fête, passer du bon temps, prendre du plaisir, s'éclater (registre argotique).

On dit par exemple : "Pendant que je révise mon bac, mon frangin s'enjaille avec ses potes".

Et il nous vient de l'argot ivoirien, le nouchi, qui l'a lui-même emprunté à l'anglais "enjoy" dans les années 1980.

Mais les Anglais eux-mêmes l'avaient emprunté à l'ancien français "enjoir", signifiant "mettre en joie".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"Dans un fauteuil".

"Dans un fauteuil"

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Elle s'utilise notamment dans le domaine sportif, où elle signifie, au sens figuré : facilement, sereinement, tranquillement.

On dit par exemple : "Victoire dans un fauteuil pour le français, qui termine loin devant ses adversaires".

Ou : "Ce soir, comme souvent cette saison en championnat, le PSG joue dans un fauteuil".

"Jouer dans un fauteuil"

Source : us-argy.footeo.com

On ne dit pas : "Les Marseillais sont obligés de faire une victoire demain" !

La journaliste française Virginie Sainsily

Ainsi qu'a malencontreusement pu le déclarer la journaliste sportive française Virginie Sainsily, le 24 novembre 2021, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais bien évidemment : "Les Marseillais sont obligés de L'EMPORTER demain" !

On ne "fait" pas une victoire, on la "remporte".

On ne dit pas : "Les sanctions occidentales marchent" !

Ainsi que je l'ai malheureusement plusieurs fois entendu dire, ces dernières semaines, sur les différentes chaînes de télévision françaises d'information en continu.

Mais : "Les sanctions occidentales FONCTIONNENT" !

Ou : "Les sanctions occidentales SONT EFFICACES" !

"La carte électorale".

Cette locution nominale féminine, qui relève du langage courant, est une formule tout à fait ambiguë, qui peut tout aussi bien désigner, selon le contexte :

  • le découpage électoral, c'est à dire la manière dont le territoire national est subdivisé en circonscriptions électorales, établies par le ministre de l'Intérieur.
Carte électorale des 18 circonscriptions législatives de Paris (75)
Carte électorale des 18 circonscriptions législatives de Paris (75)
  • la carte d'électeur, désormais imprimée avec la mention "Carte électorale" mais toujours appelée "Carte d'électeur" par l'administration (cherchez l'erreur).
Carte d'électeur de 1958
Carte d'électeur de 1958

Une main d'homme tenant une carte électorale

Il s'agit du document prouvant l'inscription sur la liste électorale de la commune. Elle est généralement envoyée par courrier, mais elle peut être remise aux jeunes de 18 ans lors d'une cérémonie de citoyenneté.

Le jour du vote, on doit présenter sa carte électorale au bureau de vote. Mais elle n'est pas obligatoire, une pièce d'identité suffisant.

  • ou enfin : la carte politique, qui indique la représentation des différents partis après les élections.
La carte électorale française de 2017
La carte électorale française de 2017
Source : wikipedia.org

 

Sources : www.service-public.fr

 

"Foutraque" et "Un foutraque".

J'adore cet adjectif et ce substantif qui relèvent du registre familier et qui qualifient ou désignent une personne un peu folle, fofolle, extravagante, excentrique, excessif.

On dit par exemple : "Lire le Qui suis-je ? de l'auteur de ces lignes vous révèlera que le créateur et animateur de ce blogue est un peu foutraque".

Ou : "Moi un foutraque ? tout cela parce que je me réveille à 19H, regarde 6 films par semaine et passe 80 heures par semaine devant mon ordinateur !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Être à court" ou "Ne jamais être à court" de quelque chose.

  • "Être à court" est une locution verbale relevant du langage courant signifiant : manquer de quelque chose.

Ainsi, "Être à court d'arguments" signifie que l'on ne sait plus quoi dire pour essayer de convaincre quelqu'un.

Et l'on dit par exemple : "Je suis à court de bières : ma femme n'en a acheté  que deux caisses avant-hier".

  • tandis que "Ne jamais être à court" est une locution verbale relevant du langage courant signifiant : toujours disposer de quelque chose.

Ainsi, "Ne jamais être à court d'idées" signifie que l'on sait toujours comment se sortir d'une situation.

On dit par exemple : "Samedi soir on s'ennuyait ferme, mais comme Michel n'est jamais à court d'idées, on a fait une partie de pétanque dans le noir et on s'est bien marré".