Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
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Tous ces superbes mots relèvent du registre soutenu.
Et ils dérivent du grec ancien "iris" qui signifie arc-en-ciel.
le substantif féminin "L'iridescence" désigne : la propriété de certaines surfaces qui semblent changer de couleur selon l'angle de vue ou d'illumination.
On parle également de "Goniochromisme", un substantif masculin construit à partir des mots grecs "gonio" signifiant "angle" et de "chroma" désignant la "couleur".
Il en est par exemple ainsi des bulles de savon, des ailes de certains papillons, du plumage de certains oiseaux, de la coquille de certains coquillages ou de certains minéraux.
L'iridescence est souvent créée par coloration structurelle (microstructures qui interfèrent avec la lumière) ou par le phénomène optique de diffraction. Elle est souvent confondue avec l'irisation (voir plus bas), l'iridescence étant un terme plus spécifiquement réservé à la diffraction et l'irisation à l'interférence
On dit par exemple : "L'iridescence de ces montagnes est merveilleusement belle".
l'adjectif "Iridescent" ou "Iridescente" signifie : brillant(e), chatoyant(e), avec des reflets irisés, c'est à dire dotés des couleurs, des nuances de l'arc-en-ciel.
On parle par exemple de "nuages iridescents".
le verbe "Iriser" signifie : faire briller, faire chatoyer.
On dit par exemple : "Les reflets du soleil irisent merveilleusement la surface de l'eau de lac".
les substantifs masculins "Irisage" et "Irisement", ainsi que le substantif féminin "Irisation" désignent : l'action d'iriser ou le résultat de cette action.
On dit par exemple : "L'irisage de ces vitraux est superbe", "L'irisement de ces nuages est splendide" ou "L'irisation de ce flacon est éblouissante".
Et pas simplement, en français : "La veille de la clientèle".
C'est à dire : le processus de collecte et d'analyse des données concernant les clients, leurs coordonnées et leurs activités, afin d'établir des relations plus profondes et plus efficaces avec la clientèle et d'améliorer la prise de décision des entreprises.
Cette locution interjective du registre familier, utilisée dans tout le Sud de la France, est une expression utilisée pour exprimer tout aussi bien :
le désarroi, la colère, l'exaspération.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! On a encore perdu !".
la malchance, la désolation.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! J'ai perdu mon portefeuille !".
l'étonnement, la surprise.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! Tu es déjà là !".
ou encore l'admiration.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! Ton gâteau est magnifique !".
Cette formule bénéficie depuis quelques années d'une relative popularité grâce à l'émission de la chaîne de télévision française M6 "L'amour est dans le pré".
"Coquin de sort" est en effet le tic de langage de Thierry, un viticulteur du Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17, en 2015 et 2022, et dont l'émission présentée par Karine Lemarchand a entretemps régulièrement donné des nouvelles.
En sorte que cet article, généralement placé en tête par Google, apporte régulièrement plusieurs centaines de nouveaux lecteurs à J'aime les mots lors de chaque nouvelle émission (315 lundi 22 août 2022 par exemple).
Comme a pu le déclarer, le 14 juillet 2022, la journaliste française Julie Hammett, dans l'émission "Brunet et Compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "IL y a beaucoup d'Ukrainiens qui, en Russie, COMMETTENT ce genre d'actions" !
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 14 juillet 2021, l'ancien champion cycliste français Laurent Jalabert, commentant le Tour de France 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Mais évidemment : "Un barrage-VOUTE" !
C'est à dire un type de barrage dénommé ainsi en raison de sa forme arquée caractéristique.
La forme courbe de ces barrages permet de reporter les efforts dus à la poussée de l'eau sur chaque côté des rives, le barrage décrivant un arc sur le plan horizontal.
Ce type d'ouvrage est utilisé dans des vallées étroites disposant de versant très rigides capable de supporter le poids de l'eau.
Le barrage-voûte fonctionne sur le principe des voûtes : la pression de l'eau est reportée vers les points d'appuis sur les rives, qui jouent le même rôle que les murs porteurs d'une construction.
Certains barrages-voûtes sont arqués selon les deux plans (horizontal et vertical), on parle dans ce cas de barrage-voûte à double courbure. Dans ce cas, une partie de la poussée est dirigée vers le sol, qui joue le rôle d'un troisième mur, et ainsi permet de diminuer la poussée de l'eau sur les rives.
Historique
Les premières constructions primitives de ce type d'ouvrage datent de l'Antiquité. Le premier d'entre eux serait celui du site de Glanum près de Saint-Rémy-de-Provence (13).
En Europe, le premier ouvrage moderne de ce type est attribué à l'ingénieur François Zola, il s'agit du barrage Zola inauguré en 1854, au Tholonet, près de ma bonne ville d'Aix-en-Provence.
Et pas siplement, en français : "L'intoxication alcoolique aiguë" ou "L'alcoolisation massive", encore appelée '"API (Alcoolisation Ponctuelle Importante)".
Cette pratique, malheureusement de plus en plus répandue chez les jeunes depuis quelques années, consiste à consommer massivement de l'alcool dans un temps très court, dans le but d'atteindre l'ivresse le plus rapidement possible.
J'adore cette jolie locution interjective qui relève du registre soutenu.
Ne trouvez-vous pas, en effet, qu'il s'agit là d'une délicieuse façon de dire "Peu m'importe" ?
À l'apostrophe rageuse "Tu vas la dégager ta caisse pourrie espèce de gros con, où tu veux qu'j'appelle leskeufs !", on peut ainsi répondre "Peu me chaut mon brave, il se trouve que je j'appartiens moi-même à la maréchaussée et qu'il ne me déplairait nullement de converser avec quelques collègues".
La forme conjuguée "chaut" correspond à la troisième personne du singulier du verbe "chaloir".
Relevant aujourd'hui du registre désuet, ce verbe nous vient du latin "calere" ("être chaud", "désirer").
En sorte que la formule "Peu me chaut" signifie littéralement "Cela ne me fait ni chaud ni froid".