"Sapristoche !" ou "Pristi !".

J'aime bien ces deux interjections qui relèvent tout à la fois du registre désuet et du registre familier.

Exprimant la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, elles signifient toutes deux : "Sapristi !".

On dit par exemple : "Sapristoche ! Je ne savais pas que tu étais là ma chérie. Je te présente ma masseuse norvégienne".

Ou : "Pristi ! J'ai déjà terminé ce pot de glace !".

"Tailler en pièces" ou "Se faire tailler en pièces".

Ces deux locutions verbales signifient, au sens figuré, dans le langage courant :

    • défaire complètement au combat, mettre en déroute,

On dit par exemple :"Cette fois, nous allons tailler en pièces l'ennemi".

    • ou : être largement battu, mis en déroute.

On dit par exemple : "Nous ne pouvons pas nous faire tailler en pièces par un adversaire moins nombreux et moins bien équipé que nous".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Faire des arbitrages" !

Mais : "PROCÉDER à des arbitrages" !

L'arbitrage est un mode alternatif de règlement des conflits - privé et payant - par lequel des parties conviennent de soumettre leur litige à un tribunal arbitral généralement composé de 1 ou 3 arbitres. Ce tribunal rend une sentence qui s'impose aux parties sous réserve du respect dans le respect des principes du droit ainsi que de certaines conditions.

Sources : wikipedia.org et www.vie-publique.fr

On ne dit pas : "Si par exemple Élisabeth Borne décide de faire la retraite à soixante ans" !

Le journaliste français Christophe Barbier

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 20 juin 2022, le journaliste français Christophe Barbier, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française "C dans l'air".

Mais : "Si par exemple Élisabeth Borne décide d'ABAISSER L'ÂGE DE la retraite à soixante ans" !

"Hacher menu" et "Se faire hacher menu".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • au sens propre, dans le langage courant, dans le domaine culinaire :
    • mettre en pièces, hacher par petits morceaux,

Hacher menu, au sens propre

    • et : se faire mettre en pièces, hacher par petits morceaux,
  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme alimentaire) :
    • mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer,

On dit par exemple :"Avec ces nouvelles mitrailleuses lourdes, nous allons pouvoir hacher menu les assaillants".

Hacher menu, au sens figuré

    • ou : se faire mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer.

On dit par exemple : "L'infanterie va se faire hacher menu par l'artillerie ennemie".

On ne dit pas : "Bien sûr la méthode Power 1000 c'est pas une méthode miracle" ni "Écoutons ceux qui ont eu la chance de faire déjà notre méthode power 1000" !

L'émission "Best of shopping" sur la chaîne L'Équipe

Comme j'ai pu l'entendre, le 22 juin 2022, dans l'émission française "The best of shopping", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Bien sûr la méthode Power 1000 N'est pas une méthode miracle" et "Écoutons ceux qui ont eu la chance d'UTILISER déjà notre méthode power 1000" !

"Un chef à plumes".

Un chef améridien portant une coiffe à plumes

Cette locution nominale masculine relève du jargon et vocabulaire politique.

Elle désigne en effet, depuis quelques années, au sens figuré : les principaux responsables des grands partis politiques.

Elle est apparue au début des années 2010, parmi les attachés de presse de l'UMP et du PS, en remplacement des termes "baron", pour les gaullistes, et "éléphant" pour les socialistes.

On dit par exemple : "Les chefs à plumes de la Macronie sont inquiets après la déroute de leurs candidats aux législatives".

Chefs lakotas

Cette formule fait naturellement référence aux peuples amérindiens qui ont utilisé des coiffes en plumes, notamment d'aigles, comme éléments décoratifs ou comme signe distinctif du rang social.

Une coiffe à plumes amérindienne

Les plumes avaient en outre des vertus magico-médicales ce qui donnait à cette coiffure une importance accrue. Chaque tribu avait son propre modèle de coiffure avec sa propre méthode pour les confectionner. Elles pouvaient leur attribuer un rôle culturel différent. Les coiffes de guerre (ou "bonnets de guerre") sont des couvre-chefs à plumes traditionnellement portées par les chefs masculins des nations indiennes des plaines américaines qui ont gagné une place de grand respect dans leur tribu.

À l'origine, elles étaient parfois portées au combat, mais sont maintenant principalement utilisées pour les cérémonies. Dans les communautés amérindiennes et des Premières Nations qui possèdent traditionnellement ces insignes, elles sont considérées comme des objets d'une grande importance spirituelle et politique, qui ne doivent être portés que par ceux qui en ont gagné le droit et l'honneur grâce à la reconnaissance formelle de leur peuple.

Les parures en plume d'aigles sont les plus prisées des parures d'Amérique du Nord. Elles sont si populaires qu'aux États-Unis seuls les Amérindiens ont le droit de détenir des plumes d'aigle, du fait que ces parures sont jugées essentielles au maintien de leur culture alors que les aigles sont des espèces strictement protégées. Ces parures peuvent être très simples, constituées d'une simple plume ou très complexes comme celle des Sioux ou des Arapahos. Elles étaient utilisées tant à la guerre que lors des conseils et cérémonies religieuses.

Il semble que les premiers Nord-Amérindiens à avoir utilisé des parures complexes soient les Crows. Les Pieds-Noirs les adoptèrent au début du XIXe siècle, mais leurs plumes d'aigle sont dressées circulairement et verticalement tout autour de la tête. Le chef Pawnee nommé Petalesharo en portait une en 1821, les Cheyennes vers 1830 au moins et les Sioux au milieu du XIXe siècle.

De nos jours, Ces coiffures sont toujours utilisées lors des pow-wows.

Un pow-wow

Sources : www.europe1.fr et wikipedia.org

"Se faire la cerise".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme avec des fruits et légumes relève du registre familier.

Et elle signifie : fuir, s'enfuir.

On dit par exemple : "La soirée était tellement nulle qu'on s'est fait la cerise".

Cette expression ne doit surtout pas être confondue avec la locution verbale "Se refaire la cerise", à laquelle j'ai déjà consacré  un article.

"Le pied d'appel" ou "Le pied d'appui".

Ces deux locutions nominales masculines en formes d'idiotismes corporel relèvent du langage courant et du vocabulaire et jargon sportif.

Et elles désignent : le pied (droit ou gauche) sur lequel on s’appuie à certains moments d’une épreuve sportive, afin de sauter ou tirer dans un ballon.

En athlétisme, dans les disciplines de saut (en hauteur, en longueur, à la perche, triple saut), il s'agit du pied qui donne l'impulsion finale déterminant le saut. Et qui est le dernier appui au sol du sauteur.

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un appel du pied".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Une échauffourée".

J'aile beaucoup ce joli substantif féminin, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant : une émeute, une bagarre confuse et de courte durée, un accrochage, une rixe, une mêlée.

On dit par exemple : "La discussion s'est terminée en échauffourée".

  • et dans le registre désuet :
    • une entreprise malheureuse conduisant à un échec,
    • ou : un petit combat isolé.

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Une surenchère".

Ce substantif féminin relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre : une nouvelle enchère, supérieure à la précédente.

On parle ainsi de "Surenchères successives".

Un acheteur en train de surenchérir, lors d'une vente aux enchères

  • et au sens figuré : une promesse, une offre supérieure ; une escalade : le fait d'aller encore plus loin que ce qui avait été fait ou proposé au préalable.

On parle par exemple de "Surenchère commerciale" ou de "Surenchère électorale".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr