On ne dit pas : "Des personnels" ou "Les personnels" ni "Un personnel" !

Le substantif masculin du langage courant "Personnel" ne peut en aucune façon s'utiliser au pluriel, comme je l'entends de plus en plus.

"Personnel" au singulier est en effet un nom collectif qui désigne toujours un ensemble d’individus.

On ne doit donc absolument pas dire :

  • "L'ensemble DES personnelS", mais : "L’ensemble DU personneL",
  • "LES personneLS hospitalierS", mais : "LE personneL hospitalieR",

Et, surtout :

  • "Un personnel" ou "Des personnels" pour : "Un MEMBRE DU personnel" et "Des MEMBRES DU personnel" !

"Personnel" n’est acceptable au pluriel que si l’on veut désigner plusieurs catégories distinctes d’individus.

Comme par exemple : "Les personnels civil et militaire des armées", c’est-à-dire : le personnel civil ET le personnel militaire des armées.

Source : www.dictionnaire-academie.fr

"Un héméronyme" ou "Un désignant événementiel".

"Un héméronyme" est un substantif masculin et un néologisme désignant des dates constituant des noms d'événements.

Les chercheurs utilisent également la locution nominale masculine "désignants évènementiels".

Quelques exemples d'héméronymes parmi les plus célèbres : le 18 Brumaire (1799), le 4 septembre (1870), le 11 novembre (1918), le 18 juin (1940), le 8 mai (1945), le 10 mai (1981), le 11-Septembre (2001) ou le 21 avril (2002).

Les héméronymes sont un type particulier de "chrononymes".

Source : wikipedia.org

"Le world wide wait".

J'aimais beaucoup ce calembour de la fin du XXe siècle, fondé sur la paronymie des mots anglais "Web" ("Toile d'araignée") et ("Wait") et  qui parodiait le nom de la Toile mondiale.

"Le World Wide Web" ("La toile d'araignée mondiale") devenait en effet ainsi... "Le world wide wait" ("L'attente mondiale") !

Il faut dire qu'à l'époque, le réseau Internet était véritablement engorgé par la popularité grandissante de la Toile. Et que les ordinateurs d'alors était infiniment moins puissants que ceux dont nous pouvons disposer de nos jours...

Source : wikipedia.org

"Avoir une gueule de raie" ou "Une gueule de raie".

Une raie

"Une gueule de raie" est une locution nominale féminine polysémique en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel qui désigne, au sens figuré :

  • un visage laid, désagréable et antipathique.
  • ou : un type de noeud appartenant à la famille des noeuds de croc, bien connus des "dockers".
Noeud gueule de raie
Noeud gueule de raie

Il s'effectue sur un cordage en boucle, dont les deux brins sont reliés à la même charge. Depuis le XVIIe siècle, les marins et les ouvriers des docks utilisent ce noeud afin de suspendre des charges à des crochets de grue.

Source : www.languefrancaise.net

"La promotion canapé" ou "Une promotion canapé".

Cette amusante locution nominale du registre familier désigne une progression professionnelle, et - par extension - toute faveur ou avantage (avancement, promotion ou embauche), obtenu par le bénéficiaire en usant de séduction érotique sinon sexuelle, voire en consentant à avoir des relations sexuelles avec une personne de sa hiérarchie ayant le pouvoir de les lui attribuer.

On dit par exemple : "La nouvelle directrice financière ne parle même pas l'anglais et n'a que 18 mois d'anciennneté : jolie promotion canapé !".

On n'écrit pas : "Des soldes exceptionnelles", "Des soldes folles", "Des soldes intéressantes", "Des soldes monstrueuses", "Des soldes réelles" ni "Des vraies soldes" !

Affiches "Soldes" (Photo prise le 7 janvier 2015/ REUTERS/Vincent Kessler)

Mais : "Des soldes exceptionneLS", "Des soldes foUS", "Des soldes intéressanTS", "Des soldes monstrueUX", "Des soldes réeLS" et "Des vraiS soldes" !

Car le mot "Soldes" est un substantif... masculin.

"La coprolalie".

Il s'agit d'une compulsion maladive consistant à dire de façon involontaire des mots grossiers ou vulgaires.

Mais pas forcément scatologiques, en dépit du préfixe "copro-" qui évoque les excréments.

La coprolalie constitue l'un des symptômes de la maladie de Gilles de La Tourette.

Mais elle ne suffit pas à elle seule pour établir un pronostic de maladie de Gilles de la Tourette, la timidité maladive pouvant elle aussi, par réaction inverse, générer la coprolalie chez des personnes souffrant d'agoraphobie.

Source : wikipedia.org