Pourquoi dire : "Un flight case" ?

Un flight-case

Et pas : "Une malle renforcée" !

Ou, à tout le moins : "UNE flight case" !

Il s'agit en effet de ces grosses malles sur roulettes, souvent noires, que vous avez certainement déjà aperçu sur les scènes de concert, déplacées par les "roadies".

Des techniciens itinérants ou "roadies" déplaçant des malles renforcées ou "flight cases"

Elles étaient essentiellement conçues à l'origine pour le transport aérien, ainsi que l'indique leur nom anglais ("flight case" signifie littéralement "caisse aérienne").

Une malle renforcée ou "flight-case"

Avec une ossature en bois, renforcée de profilés aluminium et de cornières.

Et un aménagement intérieur en mousse, destiné à caler parfaitement le matériel ou les objets transportés.

Malle renforcé ou "Flight case" avec calage intérieur en mousse pour le transport de violons

Mais ce type de malle renforcée a rapidement été adopté et utilisé dans le domaine de la musique, où les instruments de musique, le matériel de sonorisation, les éclairages, les tables de mixage, etc. étaient évidemment soumis à rude épreuve lors des grandes tournées nationales et internationales qui ont commencé à se développer dans les années 1970.

Un camion rempli de malles renforcées ou "flight-cases"

Avant d'être également utilisé - de façon moins visible par le grand public - dans toutes sortes de domaines professionnels nécessitant de protéger des objets à transporter tels que : matériel électronique, appareils de mesure, appareils de précision, optique, équipement audio, vidéo, informatique, outillage de précision, prototypes, archives, pièces de collections, tableaux, photographies, bouteilles prestigieuses, armes, oeuvres d'art, etc.

Source : www.communique-en-folie.fr

"La polysynodie".

Ce substantif féminin très peu connu désigne : un système de gouvernement par conseil instauré en France de 1715 à 1718 par Philippe d'Orléans au début de sa Régence.

Le contrôle général des Finances et les secrétaireries d'État sont remplacés par six, puis huit conseils.

Le système vise à associer la noblesse au gouvernement de la France alors qu'elle s'en était trouvée écartée sous le règne de Louis XIV au profit, généralement, de la bourgeoisie.

Par exemple, une guerre potentielle est discutée par le Conseil de la guerre, qui rassemble des membres de la haute noblesse ainsi que des notables. Ensemble, ils doivent discuter des faits, des solutions possibles, pour finalement apporter au régent et à son Conseil de Régence un bilan et la marche à suivre.

Le système des secrétaires d'État est ainsi cassé dès la mort de Louis XIV.

La polysynodie, en remplaçant chaque secrétaire d'État par un conseil où siègent haute noblesse, magistrats et notables, redistribue les pouvoirs confisqués par Louis XIV et ses proches conseillers.

Mais la lenteur de ce système polysynodique, les oppositions fréquentes entre les membres d'un même conseil, encouragent finalement un retour aux secrétaires d'État, spécialistes et responsables d'un domaine, chargés de conseiller le régent.

La polysynodie fut supprimée le 24 septembre 1718. En revanche, le Conseil de Régence continua de siéger jusqu'à la majorité du roi, le 22 février 1723.

Source : wikipedia.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une république bananière".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • à l'origine : un pays peu développé, dont l'industrie repose sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire mise en place, aidée ou soutenue par des grandes multinationales de l'agroalimentaire,
  • et par extension, de manière polémique ou satirique : toute forme de régime politique considéré comme dictatorial et corrompu, devant son existence aux services qu'il offre aux multinationales souvent états-uniennes et par conséquent aux États-Unis d'Amérique.

La formule est apparu en 1904 sous la plume de l'écrivain états-unien O. Henry, qui vivait alors au Honduras, et se référait à l'entreprise états-unienne United Fruit Company, grand producteur de bananes, qui finança et ordonna pendant environ 50 ans de nombreux coups d'État en Amérique centrale afin de faciliter ses activités.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un tank" ?

Un char d'assaut contemporain

Et pas : "Un char d'assaut" !

Un char d'assaut est un système d'arme mobile apparu en 1916 et constitué d'un canon monté sur un véhicule automobile blindé et le plus souvent chenillé (car il existe également des chars légers à roues).

"Tank" est un mot anglais signifiant "Réservoir d'eau" qui trouve son origine dans le faitque, soucieux de garder le secret de leur projet, les Britanniques ont d'abord proposé de l'appeler "Water Carrier" (porteur d’eau), en proclamant qu’il était destinés au ravitaillement en eau de l’armée britannique de Mésopotamie. Plusieurs autres appellations ont alors été envisagées, avant que le colonel Ernest Dunlop Swinton utilise le nom de "Tank" en décembre 1915, afin de faire croire que le Royaume-Uni produisait des réservoirs d’eau autotractés à destination du front mésopotamien.

Un char d'assaut de la Première Guerre mondiale

Source : wikipedia.org

"Un pubard" ou "Un pubeux".

Ces deux substantifs masculins du registre argotique désignent, de façon péjorative : un publicitaire, un individu travaillant dans le domaine de la publicité.

"La tocophobie" ou "La tokophobie".

Ce curieux vocable nous vient du grec ancien "tokos" ("accouchement") et "phobos" ("peur").

"La tocophobie" ou "tokophobie" désigne en effet : la peur pathologique de l'enfantement, qu'il s'agisse de la grossesse ou de l'accouchement.

Cette phobie spécifiquement féminine peut amener certaines femmes à se priver de devenir mère ou même à se faire avorter, alors qu’elles désirent le bébé.

Sources : wiktionary.org et fr.style.yahoo.com

"Un cuir".

Ce substantif masculin est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • une dépouille d'animal, en particulier de bovin, destinée au tannage,
    • une peau tannée et corroyée, propre aux usages de l'industrie,
    • une faute de liaison.

Telle que par exemple : "Mal-t-à-propos" ou "Dis-moi-t-un peu".

    • dans le domaine des arts décoratifs : l'entourage d'un cartouche rappelant un morceau de cuir découpé et enroulé en volutes,
    • et en chapellerie : une bande de cuir mince bordant intérieurement l'entrée de tête d'un chapeau d'homme.
  • dans le registre familier :
    • un objet, vêtement ou article en cuir,
    • la peau épaisse de certains animaux (le "cuir de l'hippopotame"),
  • et dans le registre populaire :
    • la peau humaine,
    • un blouson de cuir.

On parle par exemple d'un "Cuir d'aviateur" ou d'un "Cuir de motard".

Source : www.larousse.fr

"Un gage" et "Des gages".

Ce substantif masculin peut avoir plusieurs significations différentes lorsqu'il est au pluriel :

  • "Un gage" - et au pluriel "Des gages" - est en effet un terme polysémique désignant :
    • dans le domaine juridique :
      • un contrat par lequel le débiteur ou un tiers se dessaisit au profit du créancier d'un bien meuble afin de garantir le paiement de la dette,
      • le droit du créancier sur ce bien meuble,
      • ou le bien meuble lui-même affecté à cette garantie.

On parle ainsi de "Prêteur sur gages".

    • dans un jeu : une pénitence que le joueur perdant doit exécuter,
    • tout ce qui représente une garantie, une caution.

On dit par exemple : "Sa bonne foi est le gage de son honnêteté".

    • et enfin : une preuve, un témoignage de la réalité d'un sentiment, d'une qualité (un "gage d'amitié" ou un "gage d'affection").
  • tandis que "Des gages" est un terme du registre désuet, que l'on utilise exclusivement au pluriel et qui désignait autrefois : la rémunération des employés de maison ou des ouvriers agricoles pour une période déterminée.

On dit par exemple : "Je vais donner ses gages à ma servante et la congédier".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

"Le ver solitaire".

Une main d'homme tenant un ver solitaire de plus de deux mètres

Il s'agit du nom communément donné au "Ténia" ou "Taenia", un ver parasite se développant dans l’intestin grêle humain, où il peut vivre 30 à 40 ans, en provoquant parfois des troubles.

De forme plate et segmentée, présentant l’aspect d’un ruban (ou d'une immense tagliatelle !), le ver solitaire est hermaphrodite et peut mesurer jusqu’à 10 mètres de long à taille adulte !

Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long
Un ténia ou "ver solitaire" de plus de deux mètres de long

Ces vers parasites se transmettent via l’ingestion de viande infectée par des larves vivantes : du boeuf ou du porc, généralement cru ou pas suffisamment cuit.

La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan
La tête d'un ténia - ou "ver solitaire" - en très gros plan

Il existe deux espèces de ténia pouvant affecter l’homme :

  • le Taenia Saginata ("Ténia inerme"), transmis par le boeuf, qui serait présent chez 0,5% de la population française,
  • et le Taenia Solium ("Ténia armé"), qui se transmet par le porc (il n’y a plus de cas décrits en France, mais il persiste dans certains pays de l’Union Européenne tel que la Pologne).

Mode de contamination et symptômes du ver solitaire

Une fois ingérée, la larve de ténia se fixe par sa tête à la paroi de l’intestin grêle. Elle s’y développe progressivement grâce à la nourriture ingérée par l’hôte et atteint sa taille adulte en trois mois. Le ver est alors en mesure de se reproduire : il se développe en fabriquant des anneaux (segments) pourvus d’un appareil reproducteur.

Régulièrement, des anneaux contenant les œufs se libèrent et sont expulsés par l’anus. Les anneaux du ver solitaire sont de forme plate, rectangulaire et peuvent mesurer jusqu'à 2 cm de long sur 6 à 8 mm de large. Ils sont souvent décrits comme ressemblant à des pâtes alimentaires.

La découverte de ces anneaux dans les sous-vêtements, les selles, les draps, ou sous la douche est souvent le premier signe de la présence du ténia dans l’organisme. Les anneaux s’expulsent souvent de manière active car ils sont mobiles, c’est pourquoi ils peuvent être retrouvés en dehors des selles.

En effet, l’infection passe inaperçue dans la plupart des cas et il est tout à fait possible d'abriter le parasite pendant des années sans s'en rendre compte.

On peut néanmoins observer plusieurs symptômes chez certains sujets : douleurs abdominales, nausées, troubles de l’appétit, éruptions cutanées, fatigue, céphalées…

Une perte de poids anormale et rapide peut être également un signe de l’infection.

Traitement

On prescrit généralement un médicament antiparasitaire (ou vermifuge) afin de tuer le ténia.

Une fois détruit, le ténia est expulsé avec les selles par les voies naturelles.

Complications

Le ver solitaire est une affection relativement bénigne et les complications liées au parasite (appendicite, occlusion intestinale) sont très rares.

Dans le cas du Taenia Solium ("Ténia armé", se transmettant par le porc et absent en France), l’homme peut toutefois devenir lui-même un hôte intermédiaire par la consommation accidentelle d'oeufs de parasite, présents dans les selles d’autres humains.

Les oeufs ingérés passent dans les vaisseaux sanguins et se fixent dans différents tissus musculaires, voire cérébraux, dans les cas les plus graves, pour former des cysticerques (ou larves).

On parle alors de cysticercose humaine, une pathologie sérieuse qui entraîne des troubles oculaires et neurologiques.

Prévention

Le plus important est de veiller à une congélation prolongée (- 10°c pendant 10 jours minimum) ou une cuisson suffisante de la viande de boeuf ou de porc, afin de détruire les larves de ténia.

La consommation de boeuf crue (steak tartare) est à risque.

Les mesures d'hygiène alimentaire doivent être en particulier respectées dans des régions du monde où les contrôles sanitaires et vétérinaires sont moins développés.

Moins fréquemment, d’autres viandes peuvent transmettre le Ténia Saginata ("Ténia inerme", transmis par le boeuf et présent en France), telles que par exemple celle de l'antilope, du caribou, du chameau, de la gazelle, de la girafe, du gnou, du lama ou du lémur.

Il est important pour les humains de ne pas déposer leurs selles à portée d’animaux comme les bovins, car ce geste pourrait leur transmettre le Ténia Saginata.

Il est également essentiel de ne pas consommer de légumes pouvant avoir été souillés par des déjections humaines, à cause du risque de cysticercose humaine. C’est la raison pour laquelle l’engrais humain est interdit.

Source : www.passeportsante.net

"La phobophobie".

La phobophobie est la peur... d'avoir peur.

Le phobophobe a peur de ses réactions s’il avait à affronter une situation difficile. Il anticipe les sensations et les symptômes ressentis lors d'une phobie.

Que la peur soit identifiée ou non, on parle souvent d'anxiété générale.

La phobophobie fait souvent entrer la personne qui en souffre dans un cercle vicieux : la peur d'avoir peur la pousse en effet à vivre recluse, afin d'éviter de se retrouver dans des situations angoissantes...

Sources : www.passeportsante.net, www.cosmopolitan.fr et www.doctissimo.fr