"Un agent d’assainissement", "Un agent de réseau d’assainissement", "Un agent de curage", "Un agent de l'environnement", "Un agent de salubrité", "Un ouvrier d'entretien des réseaux d'assainissement" ou "Un ouvrier d'assainissement".

Un égoutier

Ces différentes appellations désignent ce que l'on appelle dans le langage courant : un égoutier.

Chargé du nettoyage et de l'entretien des égouts, cet ouvrier entretient et nettoie les canalisations d'assainissement et les ouvrages qui s'y rapportent (regards de branchements, siphons, etc.) sous la voirie et dans les stations de relèvement et de pompage.

Des égoutiers
Des égoutiers bruxellois

Sources : www.cnrtl.fr et www.emploi-environnement.com

Quelle est la différence entre "Un psychologue", "Un psychiatre", "Un psychanalyste" et "Un psychothérapeute" ?

Ces quatre substantifs masculins sont souvent confondus, alors qu'ils désignent des réalités bien distinctes :

  • "Un psychologue" (psi-ko-lo-gue) n'est pas un médecin. Il a fait des études de psychologie permettant l’obtention d’un Master, un diplôme reconnu par l’État.

Le psychologue peut travailler en libéral mais aussi dans le milieu hospitalier, dans le milieu scolaire, ainsi que dans la PMI (Protection Maternelle et Infantile) ou dans le monde de l’entreprise.

Une psychologue, en entretien avec une fillette

Le psychologue est la seule personne à être habilité à faire passer des tests d’orientation et psychométriques.

Il peut ajouter à son cursus d’autres domaines de compétences tels que la psychothérapie, la psychanalyse ou les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives).

Et peut donc également être "Psychanalyste" ou "Pyschothérapeute".

  • un "Un psychiatre" (psi-ki-a-tre) est un médecin spécialisé en psychiatrie.

Il traite la souffrance psychique et les maladies mentales. À même d'établir un diagnostic précis de la pathologie du patient en fonction de symptômes précis, il peut délivrer si cela est nécessaire des médicaments adaptés (psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques, etc.), prescrire un arrêt de travail ou une hospitalisation.

Un médecin psychiatre en entretien

Il peut également être "Psychanalyste" s'il pratique la psychanalyse. Ou "Psychothérapeute", s'il pratique la psychothérapie.

  • "Un psychanalyste" (psi-ka-na-li-ste) est un spécialiste de la psychanalyse, une technique découverte à la fin du XIXe siècle par le médecin neurologue viennois Sigmund Freud (6 mai 1856 - 23 septembre 1939).

La psychanalyse a pour objectif d’amener l’analysant à laisser émerger de son inconscient l’origine de ses souffrances, peurs et blocages actuels. Grâce à des outils bien particuliers qui lui ont été transmis lors d’une solide formation théorique et didactique, le psychanalyste va l’accompagner et l’amener à évoquer tout ce qui lui vient à l’esprit.

Un psychanalyste, pendant une séance avec une patiente, allongée sur son divan

Ses souvenirs, la charge émotionnelle liée à la remontée de souvenirs, les rêves, les lapsus et actes manqués, le transfert et l’analyse des résistances vont servir de matériau à l’analyse.

Le psychanalyste doit avoir fait lui-même une analyse personnelle avant de commencer sa formation théorique et didactique.

Le "Psychanalyste" peut également être "Psychologue" ou "Pyschiatre".

  • et "Un psychothérapeute" (psi-ko-té-ra-peu-te) est un spécialiste de psychothérapie ayant validé une formation universitaire de 5 ans minimum ainsi que 5 mois de stage professionnel dans un établissement public ou privé.

Il traite les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques, la psychothérapie s’occupant de traiter les personnes éprouvant des difficultés psychologiques, comportementales, sexuelles ou d’origine psychosomatique par le moyen du psychisme.

Le "Psychothérapeute" peut également être "Psychologue" ou "Pyschiatre".

Un psychothérapeute, en entretien

Sources : www.linternaute.fr, www.aufeminin.com et www.virginieferrara.com

"Larguer les amarres", "Lever l'ancre", "Mettre les voiles" et "Prendre le large".

Ces différentes locutions verbales nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Et elles signifient toutes quatre, au sens figuré : partir, s'en aller, voyager.

On dit par exemple :

  • "Moi, fin juillet je largue les amarres, direction : ma maison familiale en Ardèche !",
  • "Vendredi je lève l'ancre à 16 heures car j'ai pas mal de route à faire pour arriver chez mes beauc-parents, en Normandie",
  • "Mon locataire a mis les voiles sans prévenir en me devant deux mois de loyer ",
  • et : "Les voleurs ont malheureusement pris le large avant l'arrivée de la police".

Au sens propre, ces différentes locutions signifient respectivement :

  • "Larguer les amarres" : détacher le bateau de son point d’attache,
  • "Lever l'ancre" : remonter l’ancre du fond,
  • "Mettre les voiles" : appareiller, quitter le mouillage, le port,
  • et "Prendre le large" : s’éloigner du rivage, gagner la haute mer.

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Aller chercher un top cinq" ?

Le biathlon sur la chaîne de télévision française L'Équipe

Comme l'a déclaré l'un des commentateurs de la 44e édition de la Coupe du monde de biathlon, le 12 mars 2021, sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Et pas : "Aller chercher UNE DES CINQ PREMIÈRES PLACES".

On ne dit pas : "Endocriné" ou "Endocrinement" ni "Endocriner" !

Mais : "EndocTriné" ou "EndocTrinement" ni "EndocTriner" !

"Endoctriner" avec un "t" comme "Doctrine" signifie en effet : faire partager à quelqu'un ses opinions, lui faire adopter telle doctrine ou telle attitude, en lui imposant des règles de pensée, de conduite.

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "Des mets un peu gourmets".

Des fruits de mer

Comme l'a improprement déclaré la vendeuse Dominique, le 12 mars 2021, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Des mets GOÛTEUX", "Des mets un peu RAFFINÉS", "Des mets SAVOUREUX" ou "Des mets SUCCULENTS".

Un étal de gibier
Un étal de gibier

"Gourmet" n'est pas en effet un adjectif, mais uniquement un substantif du langage courant désignant :

  • un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins,
  • et par extension : celui qui apprécie la qualité, le raffinement d'une table, d'un mets particulier.

On utilise également, dans le registre familier, les idiotismes animaliers de "Bec-fin" et de "Fine-gueule".

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Un fan", "Les fans" ou "Des fans" !

Et pas, en français : "Un fana", "Les fanas" et "Des fanas" !

"Fan" est en effet l'apocope du mot anglo-saxon "Fanatic", alors que "Fana" est l'apocope du mot français "Fanatique".

"Une charlotte" ou "Une Charlotte".

Ce substantif féminin en forme de prénom féminin peut avoir en français au moins six significations différentes :

  • une sorte de bonnet féminin, populaire dans les classes modestes du XVIIIe au XIXe siècle, et considérée comme le précurseur de la capote.

Fréquemment portée en Lorraine, la charlotte est née d'une évolution du bonnet auquel furent ajoutés des bords et des liens pour le nouer sous le cou. Elle servait à cacher les cheveux afin d'indiquer la respectabilité. Et elle était souvent portée comme bonnet d'intérieur au XVIIIe siècle .Tandis qu'on la portait couramment sous un chapeau de paille en été.

Elle se confectionnait en batiste ou en mousseline, avec une bordure froncée.

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les liens furent remplacés par des rubans.

Et au cours du XIXe siècle, on lui ajoute des bords derrière et sur les côtés, afin de couvrir la nuque, préfigurant ainsi la capote mais sans amidon.

Une fillette portant une charlotte

  • un bonnet jetable à élastique, recouvrant les cheveux pour des raisons d'hygiène.Cet EPI (Equipement de Protection Individuelle) est utilisé dans certaines industries (en particulier les industries agro-alimentaires, pharmaceutiques et parfois chimiques) et en chirurgie,

Une femme portant une charlotte jetableUne charlotte jetableDes charlottes jetables

  • un type de dessert moulé, de forme cylindrique ou tronconique, d'environ 10 cm de hauteur, formé d'une croûte faite de biscuits à la cuillère (ou des boudoirs), ou de tranches de pain, ou encore d'une génoise, et dont le centre est garni soit de fruits, soit d'une crème.

L’origine de ce dessert est incertaine, mais il se dit qu'il aurait été inventé en l'honneur de Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Georges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte".

Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Feorges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte"

À l'origine, la Charlotte aux fruits (pomme, poire, ou pêche), aux tranches de pain beurré, était servie chaude avec le thé chez les Anglais ; puis un cuisinier anglais a légèrement changé la recette et notamment son service froid.

De nos jours, on sert la Charlotte froide, on utilise les biscuits et on farcit d'une crème ou d'une mousse, aux fruits (fraise ou poire essentiellement) ou au chocolat.

Une Charlotte aux fruits
Une Charlotte aux fruits
Une charlotte aux fraises
Une charlotte aux fraises
Une Charlotte au chocolat
Une Charlotte au chocolat
  • une variété de fraise ronde, produite de juin à septembre,

Des fraises Charlotte

  • une variété de pomme de terre mise sur le marché en 1981,

Pommes de terre Charlotte

Une rose Charlotte

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Un shériff" !

Un shérif états-unien

Mais : "Un shérif" !

Avec un seul "f".

C'est le mot anglais "Sheriff" qui prend deux "f".

Un sheriff états-unien actuel
Un sheriff états-unien actuel

On ne dit pas : "Hériter de la jolie maison de ses parents"

Mais : "Hériter la jolie maison de ses parents".

On dit en revanche "Hériter d'une jolie maison", si le testateur (l'auteur du testament, c'est-à-dire celui dont on hérite) n’est pas explicitement mentionné.

L’accord du participe est donc variable : "La jolie maison dont il avait hérité" ou "La jolie maison qu'il avait héritée de ses parents".

"Le syndrome tétra-Amélie".

Il s'agit d'une maladie congénitale autosomique récessive extrêmement rare, caractérisée par l'absence des quatre membres du corps humain.

D'autres zone du corps humains sont aussi affectées par les malformations, telles que le visage, le crâne, les organes reproductifs, l'anus et le bassin.

Ce trouble est causé par des mutations dans le gène WNT3.

  • L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise "Prince Randian", que le voit dans le film culte "Freaks / La monstrueuse parade", réalisé en 1932 par Tod Browning était porteur de ce syndrome.
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), porteur du syndrome tétra Amélie
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)
  • De même que le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, né le 4 décembre 1982.

Le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, porteur du syndrome tétra Amélie

  • Ou l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, né le 6 avril 1976.

l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, porteur du syndrome tétra Amélie

Cette maladie ne les a nullement empêché d'être père, puisqu'ils ont respectivement eu (à ce jour, pour les deux derniers) 5, 4 et 1 enfant.

"L'oniomanie".

Une jeune femme manifestement victime d'oniomanie ou "fièvre acheteuse"

Il s'agit de ce que l'on appelle familièrement "La fièvre acheteuse", c'est à dire : un trouble lié à l'achat compulsif, une manie compulsive des achats, généralement peu ou pas nécessaires à l'individu.

Ce trouble a été découvert en Allemagne, en 1915, par le psychiatre allemand Emil Kraepelin.

Il s'agit d'une relation pathologique à l’argent et aux achats, qui touche environ 1,1 % de la population mondiale.

On l'a également appelé "Prodigalité", à partir de 1960.

Source : wikipedia.org