"Grenade" et "la Grenade".

"Grenade" est un mot polysémique qui peut signifier beaucoup de choses en français :

  • Comme nom propre tout d'abord :
    • "Grenade" ("Granada" en espagnol) est à la fois :
      • une localité espagnole, capitale de la province du même nom,
      • une province espagnole, situées au sud-est de l'Andalousie, ayant pour capitale la ville de Grenade.
      • et une localité française, nommée "Grenade-sur-Garonne" (31).
    • et "La Grenade" est à la fois :
      • un pays des Antilles, situé dans la partie méridionale de l'archipel des Grenadines.
      • et l'une des quatre principales îles de ce petit état insulaire de la mer des Caraïbes.
  • Mais également comme nom commun :
    • "Une grenade" est en effet à la fois :
      • un fruit.
      • et une arme :
        • défensive ou offensive, utilisée par les militaires :
          • La "grenade défensive".
          • La "grenade offensive".
        • offensive, utilisée par les forces de l'ordre :
          • La "grenade assourdissante",
          • La "grenade lacrymogène".
          • et la "grenade de désencerclement".

Source : wikipedia.org

"Le dernier carré".

Cette formule du langage courant désigne :

  • dans le domaine militaire : le dernier groupe à résister avant la défaite.

On parle par exemple du "Dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo".

  • par métonymie : la dernière partie d’un ensemble en train de disparaître.

On parle par exemple du "dernier carré des chapeliers, des disquaires ou des merceries".

  • et dans le domaine sportif : les quatre derniers qualifiés d'une compétition : ceux qui, ayant remporté les quatre quarts de finale, s'affrontent dans les deux demis-finale.

On dit par exemple : "Avec cette victoire, le PSG se hisse une nouvelle fois dans le dernier carré de la compétition".

Source : wiktionary.org

"Cdt".

Cette abréviation signifie en français, selon le contexte, :

  • CorDialemenT.

On écrit par exemple : "Ci-joint le livre évoqué lors de notre entretien.

Cd.    JP Hubert"

  • ou CommanDanT.

On écrit par exemple : "245 avenue du Cdt Charcot".

15 façons de dire "Un établissement où se pratique la prostitution".

Une maison close, autrefois

J'ai toujours été très étonné par la richesse du vocabulaire français permettant de désigner ce type d'établissement. Laquelle est, je pense, tout à fait révélatrice de l'importance occupée par ce type de lieu dans la société française d'avant avril 1946.

Ce n'est en effet le 13 avril de cette année-là que date la loi Marthe Richard abolissant le régime de la prostitution, réglementée en France depuis 1804, et ordonnant leur fermeture. Fermer des "maisons closes", il n'y avait que l'administration française pour prendre une telle décision !

Le terme le plus courant et le plus célèbre est "un bordel", qui appartient au registre argotique.

Sans surprise, c'est bien sûr dans ce registre que l'on trouve le plus de mots synonymes, avec : "un bobinard", "un boxon", "un claque" ou "une taule".

Mais également les apocopes "un box" (pour "un boxon") et "un clandé" (pour "un établissement clandestin").

Ainsi que "un BMC" ou "un Bordel Militaire de Campagne", qui relèvent par ailleurs du vocabulaire et du jargon militaire.

Dans le langage courant nous trouvons : "une maison", par ellipse de "une maison close", "une maison de passe" ou "une maison de tolérance".

Enfin, le registre soutenu nous propose "un lupanar".

"Mener tambour battant" quelque chose.

  • Cette expression qui relevait autrefois du domaine militaire, signifiait au sens propre : mener une charge au rythme des tambours, placés derrière les bataillons et chargés de battre la cadence sur les champs de bataille.
  • Elle signifie de nos jours, au sens figuré, :
    • Mener quelqu’un avec autorité, énergiquement, vivement, sans ménagement, le presser.

On dit par exemple : "Le professeur a mené tambour battant le jeune perturbateur chez le proviseur".

    • Mener une affaire rondement, avec énergie et rapidité, conduire une action avec détermination.

On dit par exemple : "Le notaire a mené toute cette affaire tambour battant et la vente a été finalisée très rapidement".

Source : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr

On ne dit pas : "Incapacitant" ou "Incapacitante" !

Mais : "Ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" !

Certes, c'est nettement plus long ; mais au moins c'est du français et non de l'anglais !

On dira par exemple "Ce gaz ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" et non "Ce gaz incapacitant".

"Intra-muros" et "Extra-muros".

Ces deux locutions latines relevaient à l'origine du jargon militaire.

  • Ainsi, la formule "Intra-muros" ("à l'intérieur des murs") définissait-elle autrefois l'intérieur d'une ville fortifiée, encerclée par des murs.

Mais elle est désormais couramment employée pour désigner la "ville-centre", c'est à dire la commune principale d'une agglomération urbaine, souvent confondue avec elle dans le langage courant.

"Paris intra-muros" est ainsi la ville-centre de "Paris"-"l'agglomération parisienne", qui intègre "Paris" et sa banlieue ; le qualificatif de "intra-muros" appliqué à une ville signifiant de nos jours "sans sa banlieue".

  • Et la formule "Extra-muros" ("hors les murs") définissait l'extérieur d'une ville fortifiée encerclée par des murs.

Alors qu'elle signifie à présent "Hors des limites de la ville" et s'applique donc aux extensions urbaines au-delà des limites d'une métropole ou d'une ville de taille importante, bien plus fréquemment dénommées... "banlieues" !

"Un tablier de sapeur".

Cette locution nominale est polysémique puisqu'elle désigne aussi bien :

  • au sens propre, un élément de l'équipement des sapeurs de la Légion étrangère,
  • et, enfin, une spécialité culinaire de la région lyonnaise à base de gras-double, également appelée "Tablier de Gnafron",

Le TNT est un explosif mais que signifie ce sigle ?.

"TNT" signifie "TriNitroToluène".

Il s'agit d'un explosif, découvert en 1863 par le chimiste allemand Julius Wilbrand.

Son potentiel explosif n'a pu être observé que plusieurs années plus tard, en raison de la difficulté à mettre au point un détonateur efficace vu son peu de sensibilité et parce qu'il était moins puissant que d'autres explosifs.

Il possède cependant plusieurs propriétés lui permettant d'être intégré au sein des torpilles et d'avoir ainsi un pouvoir destructeur plus important que les autres explosifs alors utilisés, comme l'acide picrique.

L'armée allemande l'adopta en 1902, tandis que les Britanniques l'ont progressivement intégré à leur arsenal à partir de 1907.

C'est ainsi que, durant la Première Guerre mondiale, le pouvoir destructeur des torpilles de la marine impériale allemande était plus important que celui des britanniques car elles explosaient après avoir perforé la coque, tandis que les torpilles britanniques explosaient à son contact et donc dissipaient à l'extérieur du bateau une partie de l'énergie dégagée par l'explosion.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un journaliste embedded" !

Mais : "Un journaliste EMBARQUÉ" ou "Un journaliste INTÉGRÉ" !

C'est à dire un journaliste qu’une armée embarque dans ses fourgons afin qu’il établisse un compte-rendu aussi favorable que possible et justifie à posteriori - autant que faire se peut - le bien-fondé de ses actions et interventions.

Ne dites pas : "Un visuel" ni "Avoir en visuel" ou "Avoir en visu" !

Mais : "Un aperçu", "Un dessin", "Une illustration", "Une image", "Une photographie", "Une vue" !

Et : "Avoir dans son champ de vision" !

Ne dites pas : "Un destroyer" !

Cuirassé américain USS Missouri.

Mais : "Un contre-torpilleur" !

Ce type de navire de guerre est capable de défendre un groupe de bâtiments (militaire ou civil) contre toute menace, comme d'attaquer un groupe de navires moyennement défendus.

Il possède des moyens de lutte antiaérienne, anti-sous-marine et antinavire.

Source : wikipedia.org