"Boiteuse" ou "Boiteux".

Cet adjectif ne signifie pas seulement "qui boite, claudique, marche en inclinant le corps d’un côté plus que de l’autre, ou alternativement de l’un et de l’autre".

Selon le contexte, il peut également signifier :

  • par analogie : ayant un de ses pieds plus court que les autres, pour un meuble.

On dit par exemple : "Cette table est boiteuse" ou "Deux des trois fauteuils sont également boiteux".

  • au sens figuré :
    • n’offrant de dessin qu’à l’un de ses bords ou de ses bouts, pour une pièce de tissu.

On dit par exemple : "Le châle que l'on m'a offert est boiteux".

    • dans le registre familier : ayant un de ses membres trop court par rapport à un autre ou aux autres, pour une phrase.
    • en poésie : auquel il manque une ou plusieurs syllabes, pour un vers.
    • et dans le jargon politique : chancelante, mal assurée, sans avenir, pour une paix.

Source : wiktionary.org

"Dans mon for intérieur", "En mon for intérieur", "Dans son for intérieur" ou "En son for intérieur".

Ces différentes locutions du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Dans mon for intérieur" ou "En mon for intérieur" : dans ma conscience, au fond de moi.

On dit par exemple : "En mon for intérieur je reconnais que je n'ai pas vraiment fait d'effort".

  • "Dans son for intérieur" ou "En son for intérieur" : dans sa conscience, au fond de soi.

On dit par exemple : "En son for intérieur, mon frère sait bien que j'ai raison".

Fondées sur l'étrange substantif masculin "For", elles ont une origine directement religieuse.

Source : wiktionary.org

"Envoyer à la gare" ou "Se faire envoyer à la gare".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré :

  • "Envoyer à la gare" : congédier, éconduire, se débarrasser (de quelqu'un).

On dit par exemple : "J'en assez de tous ces démarcheurs : j'en ai encore envoyé un à la gare ce matin".

  • et "Se faire envoyer à la gare" : être congédié, éconduit.

On dit par exemple :"Je me suis fait envoyer à la gare par mon chef".

Sources : www.languefrancaise.net

L'étonnante anagramme de "Jean-Marie Le Pen" !

"Je ramène le pain". Photo de Willy Ronis ("Le petit parisien, 1952)
Photo de Willy Ronis ("Le petit parisien, 1952)
Réponse
Il s’agit de « Je ramène le pain » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Guérison » et « Soigneur ».

Mais également : « Vincent Auriol » et « Voilà un crétin ».

L'homme politique français Jean-Marie le Pen

Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928, est un homme politique français d'extrême-droite.

Il sert dans l'armée lors des guerres d'Indochine et d'Algérie et commence un parcours politique dans les courants poujadistes. Il est député entre 1956 et 1962, élu dans le département de la Seine. Sollicité par le mouvement nationaliste "Ordre nouveau", il participe en 1972 à la fondation du FN (Front National), dont il prend la présidence.

Il fait de la critique de l'immigration son principal axe de campagne et fait émerger le Front national sur le devant de la scène politique dans les années 1980. Élu député à Paris (75) lors des élections législatives de 1986, il préside le groupe FN à l'Assemblée nationale sous la VIIIe législature. Il est député européen à partir de 1984 et plusieurs fois élu local (à Paris (75), en Île-de-France puis en PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).

À cinq reprises, il est candidat à l'élection présidentielle. Après avoir obtenu un résultat très faible en 1974, il se hisse par trois fois en quatrième position du premier tour (en 1988, 1995 et 2007). À la surprise générale, il accède au second tour du scrutin de 2002, à l'issue duquel il obtient 17,8 % des suffrages exprimés face au président sortant, Jacques Chirac, qui bénéficie d'un "ront républicain".

Sa fille Marine Le Pen lui succède en 2011 à la présidence du FN, dont il devient président d'honneur. Il est exclu du parti en 2015 à la suite de déclarations polémiques, dont sa carrière politique est jalonnée et qui lui valent en particulier des accusations de racisme et d’antisémitisme. Plusieurs fois jugé pour apologie de crime de guerre, contestation de crimes contre l'humanité, provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale, injures publiques ou violences, il est alternativement condamné et relaxé.

Il crée les Comités Jeanne en 2016 et reste président d'honneur du FN jusqu'en 2018. Il quitte son mandat de député européen en 2019, après 34 ans passés au Parlement européen et 63 ans après sa première élection comme député.

Source : wikipedia.org

"Alleluia !".

Ce mot d'origine hébreu est couramment utilisé comme interjection pour exprimer sa joie, sa très bonne humeur, saluer une chance incroyable, etc.

Dans la liturgie juive et chrétienne, "Alléluia" est un mot exprimant l'allégresse des fidèles. Ce terme est utilisé lors de prières ou à la fin de certains psaumes, spécialement pendant les fêtes pascales.

Ce cri de joie désigne le nom de Dieu dans la Bible, où il apparaît vingt-cinq fois.

Source : wiktionary.org

"Prêcher un converti".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme religieux signifie, au sens figuré : vouloir persuader une personne déjà convaincue.

Et est d'ailleurs synonyme de la formule dérivée, plus récemment apparue, ce me semble, "Prêcher un convaincu".

On dit par exemple : "Vous prêchez un converti : j'exècre moi aussi les anglicismes".

Source : wiktionary.org

"En butte (à quelque chose)" ou "Être en butte (à quelque chose)".

Cette locution nominale du langage courant semble remonter aux alentours du XVIe siècle.

Et elle signifie, au sens figuré : exposé (à quelque chose) ou être exposé (à quelque chose).

On dit par exemple : "En butte à de violentes attaques, il devait  réagir rapidement".

Ou : "Être en but à une forte discrimination".

Il s'agit étonnamment d'une expression d'origine militaire.

  • "Une butte" est en effet une légère élévation de terrain, naturelle ou artificielle colline ou tertre.

Un butte, légère élévation de terrain, naturelle ou artificielle

Et comme l'on y plaçait autrefois les cibles lors des exercices de tir à l'arquebuse, s'y trouver revenait donc à s'exposer au danger.Un arquebusier en position de tir

  • Aujourd'hui encore, les militaires parlent de "Butte de tir" pour désigner la petite élévation de terre ou de maçonnerie à laquelle est fixée ou adossée la cible destinée aux exercices de tir.

Une butte de tirUne butte de tir

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression - elle aussi d'origine militaire - "De but en blanc".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un coup de torchon", "Donner un coup de torchon", "Mettre un coup de torchon" ou "Faire le ménage".

Cette locution nominale et ces trois locutions verbales signifient, au sens figuré et dans le langage familier : épurer de manière radicale.

On dit par exemple : "Le groupe a décidé de faire le ménage parmi ses différents revendeurs européens et d'en réduire nettement le nombre".

Ou : "La direction va faire le ménage dans les différents services et la logistique est directement menacée".

"Un coup de torchon" est le titre de l'un de mes films français préférés, réalisé en 1981 par Bertrand Tavernier, à partir d'une adaptation du roman états-unien "1 275 âmes" de Jim Thompson.

Avec Philippe Noiret, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et Eddy Mitchell.

Affiche du film français "Coup de torchon" de Bertrand Tavernier (1981)

"Faire la sourde oreille".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : ne pas tenir compte d’une demande ou d'une remarque, feindre de l'ignorer, refuser de l'entendre ; faire semblant de ne pas entendre ce que l'on vous dit, afin de ne pas être obligé de répondre à une question.

L'expression "Ne rien vouloir entendre" a presque exactement la même signification.

Et sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux expressions "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"De but en blanc".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme militaire signifie :

  • au sens figuré : directement, brusquement, sans préambule ni précautions.

On dit par exemple : "Mon professeur m'a demandé de but en blanc si j'accepterais d'aller dîner avec lui !".

  • et au sens propre : en ligne droite, pour qualifier une façon de tirer au canon à portée moyenne.

Un canon de campagne

Le mot "but" (ou "butte") désignait en effet le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer.

Tandis que le mot "blanc" désignait la cible, une autre butte.

Tirer "de but en blanc" correspondait donc :

    • à l'origine : à un tir en ligne droite, le plus direct possible ; avec la "trajectoire" la plus "tendue" possible,
    • puis, par extension : directement, c’est-à-dire rapidement, sans sommation ou hésitation.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression - elle aussi d'origine militaire - "En but (à quelque chose)" ou "Être en butte (à quelque chose)".

Source : wiktionary.org

"Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre", "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre", "Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir" ou "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

J'aime beaucoup ces différentes expressions proverbiales synonymes du langage courant qui signifient, au sens figuré : il est impossible de faire entendre raison à quelqu'un qui s'y oppose.

Ou de chercher à convaincre celui qui s'y refuse. Et l'on perd donc son temps à vouloir convaincre une personne qui refuse de comprendre et reste sur ses positions.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mes articles consacrés aux expressions presque synonymes "Faire la sourde oreille" et "Ne rien vouloir entendre".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Sur-le-champ".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Elle daterait du XVe siècle et elle  signifiait à l'origine : ici même, à l'endroit où l'on se trouve, en référence au "champ de bataille".

De nos jours, elle signifie, au sens figuré :

On dit par exemple : "Il a été arrêté sur-le-champ".

Ou : "Nous avons pris des mesures sur-le-champ".

  • mais également : sans préparation.

On dit par exemple : "Il a harangué la foule sur-le-champ".

Ou : "Le ministre a répondu sur-le-champ à ces attaques".

Source : wiktionary.org