"Des nouvelles du front".

Cette formule en forme d'idiotisme militaire ne s'utilise fort heureusement plus aujourd'hui, en France, qu'au sens figuré, lorsque l'on demande à quelqu'un "Quelles sont les nouvelles du front ?", ce qui signifie simplement "Quelles sont les nouvelles ?".

"Quelles sont les nouvelles du front ?" s'emploie notamment lorsque l'on parle par exemple d'un projet ou d'une chose relativement complexe, occasionnant fréquemment des difficultés : la construction d'une maison, le lancement d'une société, l'organisation d'un spectacle, un déménagement, une expatriation, etc.

"Mener tambour battant" quelque chose.

  • Cette expression qui relevait autrefois du domaine militaire, signifiait au sens propre : mener une charge au rythme des tambours, placés derrière les bataillons et chargés de battre la cadence sur les champs de bataille.
  • Elle signifie de nos jours, au sens figuré, :
    • Mener quelqu’un avec autorité, énergiquement, vivement, sans ménagement, le presser.

On dit par exemple : "Le professeur a mené tambour battant le jeune perturbateur chez le proviseur".

    • Mener une affaire rondement, avec énergie et rapidité, conduire une action avec détermination.

On dit par exemple : "Le notaire a mené toute cette affaire tambour battant et la vente a été finalisée très rapidement".

Source : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr

"Se prendre le bec" ou "Une prise de bec".

Ces deux expressions en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Assimilant l'être humain à un oiseau, le "bec" désignant bien sûr la "bouche", elles désigne et signifie respectivement, au sens figuré :

  • "Une prise de bec" : une dispute, une altercation.

C'est à dire un échange bref et brutal de propos vifs, de répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Je vais éviter de faire de la fumée avec mon barbecue ce midi, je voudrais éviter une nouvelle prise de bec avec notre voisin".

  • Et "Se prendre le bec" :se disputer, échanger de façon brève et brutale des propos vifs, des répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Mon épouse s'est encore pris le bec avec la gardienne, ce samedi".

Source : www.larousse.fr

"Un symptôme".

Un "symptôme" est :

  • au sens propre, en médecine, : un trouble observable par un patient, qui est la manifestation d'une maladie et de son évolution.

En général, pour une pathologie donnée, les symptômes sont multiples.

Lorsqu'une maladie ne présente aucun symptôme, elle est dite "asymptomatique".

Exemples de symptômes : difficultés respiratoires, douleurs articulaires, douleurs musculaires, éruptions cutanées, maux de gorge, maux de tête, problèmes digestifs, troubles de la vue, etc.

On parle également de "signe fonctionnel".

  • et, au sens figuré, : un signe, un indice avant-coureur d'un phénomène, d'un processus, révélant, manifestant un état de choses.

On dit par exemple : "Cette colère et cette violence sont des symptômes du désespoir de la jeunesse de notre pays".

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

Se gargariser.

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, se rincer la bouche et l'arrière-bouche, avec un liquide médicamenteux (en général un antiseptique) en le laissant pénétrer aussi loin que possible et en le repoussant à diverses reprises avant de le rejeter.
  • au sens figuré, dans le registre familier, et de manière péjorative, se délecter avec complaisance et suffisance de quelque chose.

On dit par exemple : "Se gargariser de grands mots".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Avec les moyens du bord".

Cette expression du langage courant signifie "avec les moyens - souvent limités - dont on dispose".

Elle prend son origine dans le monde de la marine et fait référence aux ressources limitées dont dispose l'équipage d'un navire pour subvenir à ses besoins ou pour solutionner un problème concret.

Source : www.linternaute.fr

"A cor et à cri"

  • Au sens propre, cette expression de vénerie signifie "à grand bruit, avec les cors (de chasse), les cris des rabatteurs et les aboiements des chiens".
  • Et au sens figuré, dans le registre soutenu, : "avec insistance", "bruyamment".

"Coiffer Sainte Catherine".

Cette expression du registre familier et du registre désuet signifie, pour une femme, :

  • être célibataire au delà de l’âge de vingt-cinq ans,
  • et, par extension, devenir vieille fille c'est à dire ne s'être jamais marié.

Cette expression trouve sa source dans une tradition datant du Moyen Âge et aujourd'hui largement passée de mode, qui voulait qu'à la date du 25 novembre (la Sainte Catherine), les jeunes femmes de 25 ans non mariées - considérées à ce titre comme vierges et appelées "Catherinettes" - coiffent la statue de sainte Catherine à Paris (75), une jeune femme vierge, symbole de pureté et sainte patronne des jeunes filles. Et arborent des tenues excentriques ainsi qu'un couvre-chef de couleur jaune (symbole de la foi) et verte (symbole de la connaissance).

"Être en souffrance".

Cette expression du langage courant peut signifier, selon le contexte, :

  • être en suspens, en parlant de ce qui doit être fait ("un dossier en souffrance"),
  • non délivré,ou non réclamé, en parlant d’un colis ("un paquet en souffrance"),
  • ou : souffrir psychologiquement.

Mais pas "souffrir physiquement", ainsi que de plus en plus de journalistes sportifs semblent malheureusement le croire !

Ainsi, un sportif grimaçant de douleur n'est-il pas "en souffrance" : il souffre, tout simplement.

"Être au septième ciel" ou "Être au 7e ciel".

Cette expression du registre familier ne relève nullement de l'aéronautique mais signifie, au sens figuré, "éprouver une très vive satisfaction, se trouver parfaitement heureux".

Et cela en référence à la croyance chrétienne selon laquelle l’âme des défunts, morts en sainteté, monterait dans le ciel, et particulièrement au septième étage de celui-ci, qui serait le siège de Dieu.

Source : wiktionary.org

"Le népotisme".

Le "népotisme" désigne l'usage abusif de son autorité pour favoriser l'ascension de sa famille et lui procurer des avantages.

  • Le "népotisme" est originellement la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l'intérêt général.

Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien "nepotismo", lui-même dérivé de "nepote" qui signifie"neveu", par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican. Mais le mot "neveu" à cette époque, est un euphémisme, désignant souvent les propres enfants des ecclésiastiques.

  • Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur. Il est alors synonyme de "favoritisme" (langage courant) ou de "copinage" (registre familier).

Fort heureusement, cette pratique, naturellement blâmable, à laquelle il semble que nombre de nos hommes politiques - entre autres  - aient longtemps eu recours, est aujourd'hui en passe de disparition.

C'est du moins ce dont on ne cesse d'essayer de nous convaincre !

Source : wikipedia.org