Cette expression proverbiale du langage courant en forme d'idiotisme vestimentaire signifie, au sens figuré : si tu te sens visé personnellement par une affirmation générale, assume.
Ces différents idiotismes animaliers désignent, au sens figuré :
"Avoir des yeux de biche" : posséder de magnifiques et grands yeux en amande, pour une femme.
On dit par exemple : "Ma copine a des yeux de biche à la Audrey Hepburn : j'adore !".
L'actrice états-unienne Audrey Hepburn
"Des yeux de biche" : un type de maquillage féminin sensuel et langoureux, très en vogue dans les années 1960, qui semble connaître un regain d'intérêt ces dernières années.
Un maquillage oeil de biche
Il s'agit d'un maquillage jouant sur les contrastes.
Afin de donner de la profondeur au regard de façon très naturelle, il faut donc choisir un fard à paupières à la texture crémeuse, d'un coloris un ton au-dessus par rapport à la carnation.
et "Faire des yeux de biche" : cligner des yeux de façon langoureuse, afin d'attendrir ou de séduire son interlocuteur.
On dit par exemple : "Ma nouvelle locataire m'a fait des yeux de biche : j'ai failli lui offrir un mois de loyer gratuit !".
J'aime beaucoup cette expression proverbiale française du registre désuet, qui remonte au XVIIe siècle et signifie :
"Jeter le manche après la cognée" : abandonner ou renoncer par découragement parce que l’on a rencontré un obstacle ou des difficultés.
et "Il ne faut pas jeter le manche après la cognée" ou "Il ne faut jamais jeter le manche avant la cognée" : il est plus sage de conserver son sang-froid et son courage face aux problèmes, en poursuivant avec persévérance la tâche entreprise ou le but fixé.
La "Cognée" est en effet un substantif féminin désignant une variété de haches, ou simplement la pièce métallique coupante de l’extrémité d’une hache, comme dans ce proverbe.
Et ce proverbe fait référence à une fable de Jean de La Fontaine, "Le Bûcheron et Mercure", première fable du livre V du premier recueil de ses célèbres Fables, édité en 1668.
La cognée d'un bûcheron en train d'abattre un arbre, était tombé dans une eau profonde après s'être malencontreusement détaché du manche. Dépité et jugeant qu'il ne pourrait récupérer son fer, le bûcheron, au lieu d'essayer de le retrouver, jeta aussi le manche, considéré comme devenu inutile, et renonça à son travail.
"Un Bûcheron perdit son gagne-pain,
C'est sa cognée ; et la cherchant en vain,
Ce fut pitié là-dessus de l'entendre.
Il n'avait pas des outils à revendre.
Sur celui-ci roulait tout son avoir.
Ne sachant donc où mettre son espoir,
Sa face était de pleurs toute baignée.
O ma cognée ! ô ma pauvre cognée !
S'écriait-il, Jupiter, rends-la-moi ;
Je tiendrai l'être encore un coup de toi".
Ces deux locutions nominales désignent un dispositif permettant à un plongeur de déambuler sur le fond d'une masse d'eau (la mer, un lac, une rivière, une carrière immergée, un bassin, etc.) en respirant grâce à un tube relié à la surface, où d'autres hommes lui fournissent l'air nécessaire à sa survie grâce à un mécanisme de pompage.
Quelques modèles de scaphandres à casque ont cependant été autonomes et n'ont donc pas été alimentés en air de surface, comme, entre autres, les scaphandres Rouquayrol-Denayrouze (détendeurs alimentés par une réserve d'air comprimé et fabriqués en France à partir de 1864), ou les scaphandres Dräger (recycleurs alimentés en oxygène et fabriqués en Allemagne à partir de 1912).
Le mot "scaphandre"
Il a été créé en 1865 pour une invention destinée non pas à aller sous l'eau mais plutôt à flotter en surface.
Forgé à partir des mots grecs skaphe (barque) et andros (homme), il fut utilisé par Jean-Baptiste de La Chapelle, dit l'Abbé de la Chapelle (1710-1792), lorsqu'il présenta à l'Académie Royale des Sciences un costume de son invention.
Son invention consistait en un corset réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau. Elle ne connut pas de suite mais le terme "scaphandre" resta tout de même dans les esprits, puisqu'il finit par être appliqué aux équipements de plongée sous-marine.
La précision "pieds-lourds"
Celle-ci fait naturellement référence aux semelles de plomb, qui aidaient le scaphandrier à rester en station debout et facilitait sa marche sur les fonds marins.
Tout en s'ajoutant au lest, constitué d'une masse de plomb plate portée, le plus souvent, sur des points d'attache situés sur la partie pectorale de la pèlerine.
L'origine des scaphandres "pieds lourds" est très ancienne.
Au 4e siècle av. J.-C., on rapporte pour la première fois l’utilisation d’un équipement s’en rapprochant : Alexandre le Grand (21 juillet 356 av. J.-C. - 11 juin 323 av. J.-C) plongea sous les eaux grâce à un principe de cloche inversée décrit par celui qui fut son précepteur, Aristote.
Mais c’est Léonard de Vinci, au 15ème et 16ème siècle qui imagina un masque avec tuyau amenant l’air au plongeur. Cet appareil était destiné au combat contre une flotte ennemie. La combinaison étanche en cuir permettait au plongeur d’aller à quelques dizaines de mètres de profondeur. Il est fort probable que cette invention resta sur le papier et n'ait jamais été mise en pratique.
Mais c'est ce même principe qui a été utilisé pour les scaphandres "pieds lourds".
Ces deux substantifs masculins parfaitement homophones ont des significations radicalement différentes.
"Un matin" sans accent circonflexe désigne :
le début du jour.
ou : le temps compris entre le début du jour et la mi-journée.
tandis que "Un mâtin" avec un "â" désigne, dans le registre désuet :
un grand et gros chien de garde ou de chasse.
ou un chien massif et trapu, du type molossoïde, voisin du dogue de Bordeaux, dont il existe plusieurs races en Europe méridionale : le Mâtin des Pyrénées, le Mâtin espagnol ou le Mâtin de Naples, également appelé Mâtin napolitain ou, par ellipse : Napolitain.
Un Mâtin de Naples, également appelé Mâtin napolitain ou, par ellipse : Napolitain
"Le trac" est un substantif masculin du langage courant désignant un sentiment d'appréhension irraisonnée avant d'affronter le public, d'entrer en scène.
On dit par exemple : "Certaines immenses vedettes du théâtre et de la chanson, comme Louis Jouvet et Jacques Brel, ont, toute leur carrière durant, eu le trac avant de monter sur scène".
Cette expression du langage familier en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : être contrarié, s'inquiéter, se faire du souci inutilement, sans raison.
Elle est assez proche des idiotismes corporels "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mauvais sang" et "Se faire un sang d'encre".
au sens propre, dans le langage courant : une plante herbacée annuelle de la famille des cucurbitacées, cultivée pour ses fruits, récoltés avant maturité et confits dans le vinaigre, consommés principalement comme condiment.
Des cornichons, à peine cueillis
Le cornichon est de la même espèce que le "Concombre", dont il partage du reste le nom scientifique (Cucumis sativus).
et au sens figuré, dans le registre familier : une personne peu intelligente.
On dit par exemple : "Ce grand cornichon de Kevin a encore fait des siennes".
J'aime bien cette expression du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire qui signifie, selon le contexte :
garder une attitude ferme, résolue et très déterminée, être inébranlable face aux difficultés,
ou : n'avoir rien à se reprocher, se sentir la conscience tranquille, être fidèle à ses principes.
L'origine de cette expression n'est pas certaine. Mais elle pourrait venir du milieu militaire où les cavaliers devaient se tenir bien droit sur leur selle et dans leurs bottes.
Garde à cheval (Horse-guard) britannique à Londres (Angleterre) (Grande-Bretagne), droit dans ses bottes
Elle a été remise au goût du jour parle premier ministre français Alain Juppé, le 6 juillet 1995, alors qu'il est interrogé sur TF1 à propos de son appartement parisien au loyer défiant toute concurrence et de la baisse de loyer qu'il avait demandée pour l'appartement de son fils, il déclare : "Je reste droit dans mes bottes et je ferai mon travail" .
Sources : www.expressio.fr, www.lesoir.be, www.larousse.fr et www.expressions-francaises.fr
« La forme conjuguée « commença » devrait certes s’écrire avec un « ç », mais reconnaissez que la coïncidence est troublante, lorsque l’on connaît la vie du commandant Cousteau.