Cette expression, qui puise son origine dans la tauromachie, signifie : provoquer délibérément, mettre en avant un sujet polémique pour détourner l'attention, à l'instar du torero avec sa cape, face au taureau,
On dit par exemple : "On connaît la technique : le président va envoyer ses affidés agiter le chiffon rouge et fera ensuite mine defaire machine arrière".
Ces différentes expressions signifient toutes, selon le contexte et au sens figuré :
souffrir.
On dit par exemple : "Je m'suis fêlé trois côtes une fois quand j'étais jeune : j'en ai chié !".
Ou : "Avec ce nouvel entraîneur, il y en a qui vont en chier des ronds de chapeaux !".
ou : endurer de sérieuses difficultés, subir un mauvais traitement ; être dans une situation pénible.
On dit par exemple : "L'équipe va en baver face un tel adversaire".
Ou : "Ma fille en a bavé des ronds de chapeaux en première année de médecine".
"En baver des ronds de chapeaux" et "En chier des ronds de chapeaux" sont des idiotismes vestimentaires.
Et ils font référence aux morceaux de plomb circulaires servant autrefois à maintenir leur forme aux chapeaux et d'abord appelés "Ronds de plomb" puis "Ronds de chapeaux".
Registres de langue :
"En baver" et "En baver des ronds de chapeaux" relèvent du registre argotique.
tandis que "En chier" et "En chier des ronds de chapeaux" relèvent du registre vulgaire.
J'aime beaucoup ces différentes expression du registre familier en forme d'idiotismes botaniques.
Elles signifient respectivement, au sens figuré :
"Faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Faut pas pousser mémé dans les orties", "Faut pas pousser mémère dans les orties", "Il ne faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Il ne faut pas pousser mémé dans les orties" ou "Il ne faut pas pousser mémère dans les orties" : il ne faut pas exagérer, abuser, dépasser les limites.
On dit par exemple : "Faut pas pousser mémère dans les orties : me fils me réclame de lui envoyer de l'argent pour réparer MA voiture, qu'IL a écrasé contre un platane !".
et "Pousser grand-mère dans les orties", "Pousser mémé dans les orties" ou "Pousser mémre dans les orties" : exagérer, abuser, dépasser les limites.
On dit par exemple : "En retard pour tes trois premiers jours : tu pousses grand-mère dans les orties !".
J'affectionne particulièrement cet adjectif désuet du registre soutenu, qui qualifie :
celui en qui on peut avoir une confiance totale en raison de son attachement personnel,
On dit par exemple : "La façon dont le président Mitterrand entretenait l'ensemble de ses nombreux réseaux lui a toujours garanti de pouvoir compter sur de nombreux affidés".
et, par extension, péjorativement, celui qui se prête en agent sûr aux mauvais coups d'un grand personnage auquel il est attaché.
On dit par exemple : "À mes yeux, le ministre de l'Intérieur n'est souvent - dans notre pays, sous la Cinquième République - qu'un affidé du président de la République".
Le terme remonte au Moyen Âge, puisque l'affidé était alors celui qui, sans pour autant être devenu son vassal, avait prêté à un seigneur le serment d'affidation pour en obtenir aide et assistance.
Cette locution nominale du langage courant en forme d'idiotisme religieux et d'idiotisme musical désigne, au sens figuré : une opinon ou un avis.
On dit par exemple : "Le patronat se réjouit de cette mesure gouvernementale qu'il juge excellente. Mais tout autre son de cloche du côté des syndicats, qui crient tous au scandale".
Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie : flatter une personne, en dire du bien, lui faire plaisir, ne pas la contrarier. Le tout, naturellement, dans le but d’obtenir sa confiance.
On dit par exemple : "Comme toujours avant les élections, le gouvernement va caresser dans le sens du poil ses soutiens habituels".
Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net
Ces étranges locutions, qui relèvent du registre familier, sont utilisées depuis le début du XXe siècle.
Et elles trouvent leur origine dans la forme des pédales d'accélérateur des premières automobiles.
Dans celles-ci en effet, lesdites pédales étaient constituées - non pas comme aujourd'hui d'une plaque plus ou moins recourbée - mais d'une tige métallique droite surmontée d'une demi-boule, l'ensemble ressemblant fortement... à un champignon.
Le pédalier automobile actuel
Ainsi :
"Appuyer sur le champignon" et "Écraser le champignon" sont des locutions verbales en forme d'idiotisme botanique signifiant :
au sens propre, lorsque l'on est au volant d'un véhicule automobile : appuyer sur l'accélérateur, accélérer, aller plus vite.
On dit par exemple : "Il va falloir appuyer sur le champignon si tu veux pouvoir dormir à Nice (06) ce soir !".
et au sens figuré : faire avancer les choses plus vite.
On dit par exemple : "Le président souhaite que son ministre appuie sur le champignon afin que les effets de sa réforme se fassent sentir rapidement".
et "Champignon au plancher" ou "Pied au plancher" sont des locutions adverbiales en forme d'idiotisme architectural (pour les deux), d'idiotisme botanique (pour la première) et d'idiotisme corporel (pour la seconde), qui signifient toutes deux : extrêmement vite, à la vitesse maximale.
Atteindre ladite vitesse nécessite en effet d'appuyer à fond sur le champignon/accélérateur.
Et lorsque celui-ci est complètement enfoncé, en butée proche du plancher du véhicule, on conduit le "champignon au plancher" et - par conséquent - le "pied au plancher".
CQFD
On dit par exemple : "Mon voisin s'est tué au volant : il roulait champignon au plancher sur une route de montagne".
Ou : "Sitôt leur forfait accompli, les cambrioleurs ont démarré pied au plancher".
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.notrefamille.com
Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.
Et elle signifie,au sens figuré : être acerbe, cinglant, sévère dans son jugement, ses critiques, ses proposou ses réparties ;manquer d'indulgence, de tact.
On dit par exemple : "Je sais que j'ai la dent dure avec les journalistes et hommes politiques français, dans beaucoup de mes articles de J'aime les mots, mais leur façon de s'exprimer me désespère souvent".
Sources : wiktionary.org, dictionnaire.reverso.net, www.larousse.fr et la-conjugaison.nouvelobs.com
Ces différentes expressions en forme d'idiotismes militaires signifient : aller mal, barder, être mauvais, dangereux, fâcheux ; avoir des ennuis, des problèmes, du souci à se faire ; se faire fortement gronder, punir, sanctionner, sermonner.
On dit par exemple :
"Si tu ne rentres pas tout de suite tu vas en prendre pour ton grade car les parents sont furieux",
"Ça va barder pour son matricule si Michel oublie encore l'anniversaire de sa gonzesse",
"Ça va chier pour ton matricule car le patron a appris que c'était toi qui avais rayé la carrosserie de sa bagnole",
ou : "J'en ai pris pour mon matricule au boulot car cela faisait trois fois que j'arrivais en retard cette semaine".
Toutes ces expressions remontent au début du XXe siècle et puisent leurs sources dans l'argot des casernes et des prisons.
Dans l'administration pénitentiaire ou à l'armée, en effet, le "Matricule" désigne d'abord : le registre où sont inscrits et répertoriés les noms des prisonniers ou soldats, avec leur numéro d'inscription sur ce registre matricule.
Et, par extension : le prisonnier ou le soldat lui-même.
"Pour son grade" ou "Pour son matricule" s'emploie donc à la place de "pour lui".
En terme de niveaux de langage :
"En prendre pour son grade", "Barder pour son matricule" et "En prendre pour son matricule" relèvent du registre familier,
tandis que "Chier pour son matricule" appartient au registre vulgaire ainsi qu'au registre scatologique.
Sources : www.languefrancaise.net et expressions-francaises.fr