"Un détritus".

Ce substantif masculin, qui se prononce dé-tri-tu, relève du langage courant.

Polysémique, il nous vient du latin "detritus"  signifiant "usé, broyé", participe passé du verbe "deterere" ("user par le frottement" ». A remplacé détriment. Le sens de « matériaux réduits à l’état de poussière » apparaît au milieu du XIXe siècle.

Et il désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • de façon générale : une ordure, un déchet, un résidu, un débris inutilisable, un objet dont on n’a plus l’usage.

On dit par exemple : "J'ai dû débarrasser le grenier de mon grand-père de tout un tas de détritus".

Des détritus

    • dans le domaine de la biologie :
      • un débris de matières organiques d'origine animale ou végétale,
      • un amas naturel de ces débris,
      • ou, depuis le milieu du XIXe siècle : ces matériaux réduits à l’état de poussière ou de boue.
    • dans le domaine de la géologie et dans le registre désuet : un débris de roches.
    • dans le domaine de la biologie : un déchet provenant de la nécrose d’un tissu à la suite d’un traumatisme ou d’une infection.
  • et par métaphore et de façon péjorative, au sens figuré, dans le registre soutenu : un reste inutilisable.

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.littre.org

"J'ai déjà donné".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : j'ai déjà vécu une mauvaise expérience en la matière et je ne souhaite pas envie de recommencer.

On dit par exemple : "Prendre un chien ? Merci bien ! J'ai déjà donné !".

Source : wiktionary.org

"Les bras m'en tombent" !

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier, elle est présente dès 762 dans le Dictionnaire de l’Académie Française.

Et elle signifie, au sens figuré : c'est incroyable, inimaginable ; je suis extrêmement surpris, stupéfait, ébahi, accablé, déconcerté.

On dit par exemple : "Les bras m'en tombe : en 2023, plus des 2/3 de la population malgache ne dispose toujours pas de l'électricité !".

Sources : wiktionary.org, la-conjugaison.nouvelobs.com et dedexpressions.com

"Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

Des combles aménagés bas de plafond

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural signifie :

  • au sens propre : possédant un plafond peu élevé, en parlant d'un lieu.

On dit par exemple : "Le rez-de-chaussée de cette maison est vraiment bas de plafond".

Un rez-de-chaussée bas de plafond

  • et au sens figuré, de façon ironique, dans le registre argotique : limité(e), bête, stupide, sot(te).

On dit par exemple : "Le nouveau voisin de ma mère est très gentil, très serviable, mais il est un peu bas de plafond".

Et l'on emploie également la formule en forme d'idiotisme corporel "Bas du front".

"Un flan".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine de l'alimentation : un gâteau constitué d'une crème à base de lait, d'oeufs et de farine que l'on fait prendre au four.

"Agir au flan" ou "Y aller au flan", "C'est du flan" et "Comme deux ronds de flan" (Une part de flan pâtissier)

  • et dans le domaine de la numismatique : le morceau de métal taillé puis pesé avant d'être frappé par un coin monétaire.

Autrement dit : les disques de métal emboutis pour fabriquer des pièces de monnaie.

Des flans d'eurosDes flans d'euros

Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Être habillé pour l'hiver" ou "Être rhabillé pour l'hiver" et "Habiller pour l'hiver" ou "Rhabiller pour l'hiver" !

"Être rhabillée pour l'hiver"

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes textiles et vestimentaires relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être habillé pour l'hiver" ou "Être rhabillé pour l'hiver" : être couvert de propos méprisants, de vilenies, à l'image d'une personne accumulant les couches de vêtements pour lutter contre le froid.
  • et "Habiller pour l'hiver" ou "Rhabiller pour l'hiver" : dire beaucoup de mal de quelqu'un, couvrir une personne de propos méprisants, de vilenies.

"Garder l'église au milieu du village" ou "Remettre l'église au milieu du village".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme religieux relèvent du langage courant.

"Remettre l'église au milieu du village" (L'église de Saint-Martin d'Oydes (09 ))
L'église de Saint-Martin d'Oydes (09 )

Et elles signifient, au sens figuré :

  • garder les priorités en vue, construire la vie civile autour de la réalité spirituelle,
  • en Alsace : agir pour respecter les convenances,
  • en Belgique : se prévenir des extrémismes, des heurts, garder l’ordre,
  • et en Suisse : donner toutes les précisions, y compris les plus détaillées, expliquer très clairement et fermement quelque chose à quelqu’un qui ne comprend pas ou ne veut pas comprendre.

Sources : witionary.org

"Feu" et "Un feu".

Ces deux mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus.

  • "Feu" est en effet un adjectif invariable :
    • désignant, dans le langage courant : une couleur rouge-orangé très vive.

La couleur "rouge feu"

    • et signifiant, dans le registre soutenu : décédé depuis peu, défunt.

On dit par exemple : "Feu mon mari avait acheté cette magnifique maison pour notre retraite".

Une tombe fleurie

  • Tandis que "Un feu" est un substantif polysémique masculin relevant du langage courant, désignant, selon le contexte :
    • la manifestation d'une combustion rapide et persistante accompagnée d'émission de lumière et d'énergie thermique.

On dit par exemple : "Nous avons aperçu une colonne de feu".

Une colonne de feu

    • un amas de matières en combustion ; l'embrasement d'une matière par les flammes.

On dit par exemple : "Viens donc te réchauffer près du feu".

Un feu de cheminée

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"Un fléau".

Ce substantif masculin nous vient du latin "Flagellum" ("Fouet").

Et il désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • un instrument utilisé pour battre les céréales, composé de deux bâtons (un manche et un battoir), reliés l'un à l'autre par des courroies.

Un fléau en châtaignier

    • une arme redoutable, le "Fléau d'armes", formé d'une ou de plusieurs boules hérissées de clous, reliées à un manche par une chaîne.

Un fléau d'armes

    • une pièce métallique constituée de deux parties mobiles reliées entre elles par un anneau, utilisée dans un broyeur à fléaux,

Un fléau de tondo-broyeurUn broyeur à fléaux

    • la pièce oblongue, pivotant autour d'un axe horizontal, aux extrémités de laquelle sont suspendus les plateaux d'une balance,

Un fléau de balanceUne balance à fléau

    • la bascule chargée d'un contrepoids, qui sert à fermer une écluse,
    • ou : l'armature sur laquelle les vitriers portent leur verre à vitres. Il s'agit d'espèces de crochets formés de tringles de bois plates, assemblées carrément et arasées, servant à porter le verre.
  • et au sens figuré :
    • une grande calamité publique, un cataclysme, une catastrophe, un désastre, un malheur.

On dit par exemple : "L'alcool est un fléau".

    • ou : une personne ou une chose catastrophique, de par son caractère nuisible, importun ; une calamité, une plaie.

On dit par exemple : "Ce type est un véritable fléau : il a don de me pourrir la vie".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Agir au flan" ou "Y aller au flan", "C'est du flan" et "Comme deux ronds de flan".

Ces différentes locutions relèvent du registre populaire.

Contrairement à ce que l'on croit le plus souvent, elles ne sont nullement des idiotismes alimentaires, puisqu'elles ne font nullement référence au gâteau "Flan",mais au mot "Flan", homophonographe de celui-ci désignant -en numismatique - le morceau de métal utilisé pour fabriquer une pièce de monnaie.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Agir au flan" ou "Y aller au flan" (locutions verbales) : à tout hasard, sans se préoccuper du résultat.

On dit par exemple : "J'y suis allé au flan et j'ai décroché le boulot !".

  • "C'est du flan" (locution verbale) : ce n'est pas sérieux, ce n'est pas vrai.

On dit par exemple : "Je ne crois plus une ligne de ce que raconte ce gouvernement : c'est du flan !".

  • et "Comme deux ronds de flan" (locution adverbiale) : ébahi, stupéfait ; peut être par allusion aux yeux ronds d’une personne stupéfaite.

On dit par exemple : "J'en suis resté comme deux ronds de flan quand j'ai vu que mon mari avait vidé le lave-vaisselle".

Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Durer un bon moment" et "Passer un bon moment".

Attention : la locution nominale "Un bon moment" ne possède absolument pas la même signification dans ces deux locutions verbales.

Ce qui ne laisse pas de surprendre nos amis étrangers ainsi que nos jeunes enfants.

  • "Durer un bon moment" relève du registre familier et signifie : durer assez longtemps.

On dit par exemple : "Il n'y avait qu'une seule personne avant moi mais la consultation a duré un bon moment, je commençais à m'impatienter".

  • tandis que "Passer un bon moment" relève du langage courant et signifie : passer un moment agréable.

On dit par exemple : "Nous sommes restés à la maison et avons passé un bon moment en famille".