"Un exsudat".

Ce mot, qui se prononce "ekssuda", signifie, selon le contexte, :

  • en médecine, un liquide organique qui suinte au niveau d'une surface enflammée,
  • et, en botanique, un liquide suintant d'un végétal.

"Apocryphe".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie :

  • au sens propre : un texte ou un livre, dont l'Église ne reconnaît pas l'origine divine,
  • et, par extension :
    • un écrit douteux, faux, dont l'authenticité n'est pas établie,
    • et notamment :
      • un livre, une oeuvre ou une citation, dont l'attribution à un auteur déterminé est erronée,
      • voire : une information ou une nouvelle, dont on doute, à laquelle il est difficile d'ajouter foi.

Source : www.cnrtl

"Une banalité" et "Des banalités".

  • une banalité, c'est :
    • une chose devenue commune, insignifiante, triviale, vulgaire à force d'être dite, utilisée, vécue,
    • et, par extension, quelque chose de banal.
  • tandis que des banalités, ce sont :
    • de nos jours, des idées, paroles ou vérités banales ; des clichés, lieux communs, poncifs ou stéréotypes.
    • et autrefois, dans le système féodal français, des installations techniques que le seigneur était dans l'obligation d'entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. En contrepartie de ces services publics, les habitants de cette seigneurie ne pouvaient utiliser que ces installations seigneuriales, pour un prix qui était fixé par le seigneur.

Les principales banalités étaient : le four banal, le moulin banal et le pressoir banal.

Les installations banales ne doivent pas être confondues avec des installations communautaires, qui étaient beaucoup plus courantes et dont la gestion revenait à la collectivité.

Ces privilèges ou été définitivement abolis en 1793, mais l'usage des fours collectifs a perduré jusque dans la première moitié du XXe siècle.

Source : wikipedia.org

"L'étymologie".

Il s'agit tout à la fois :

  • de la science ayant pour objet l'origine des mots et la reconstitution de leur évolution, à partir de l'état le plus anciennement attesté,
  • mais également de l'origine et de la filiation d'un mot, expliquant sa constitution.

Par exemple : C'est l'étymologie latine ("Infans", adjectif désignant ce qui est propre à l'enfance) du mot "enfant" qui explique pourquoi l'on parle d'"Infanticide", d'"Infantiliser" quelqu'un, d'"Infantilisme" ou de maladie "Infantile".

Et non d'"Enfanticide", d'"Enfantiliser" quelqu'un, d'"Enfantilisme" ou de maladie "Enfantile".

"Idoine".

Cet adjectif, que j'utilise volontiers, désigne :

  • ce qui est approprié, convient parfaitement.

Par exemple : "Pour accompagner un plat, mieux vaut choisir le vin idoine".

Ou : "Utilisons le verbe idoine" et "Utilisons le terme idoine", titres de deux des collections d'articles de J'aime les mots.

  • mais également, en droit, ce qui est propre à quelque chose.

Par exemple : "Entamer une procédure requiert de s'adresser à la juridiction idoine".

"Un pékinois".

Il s'agit, selon les circonstances, :

  • d'un habitant de la ville de Pékin (Chine), capitale de la république populaire de Chine,

Épagneul pékinois

  • ou, par ellipse lexicale, d'un "Épagneul pékinois", un petit chien de compagnie, originaire de Chine, à poil long, à la face aplatie, aux yeux proéminents, aux oreilles pendantes avec de longues franges, au corps compact, à queue légèrement courbée sur le dos, évoquant un lion.

Source : wiktionary.org

"Un gargoussier".

Ce terme du registre désuet, désignait :

  • le militaire qui portait les gargousses,
  • mais également l'étui à gargousse, également appelé "gargoussière".

La gargousse était la charge d’une bouche à feu (ou canon) et elle était contenue dans une enveloppe cylindrique, faite de papier ou de toile, au diamètre exact de la chambre du canon.

On ne dit pas : "La situation s'est empiré" !

Comme je l'entends malheureusement de plus en plus souvent. Ou le lit (mais oui !) dans les sous-titrages français de films étrangers en DVD.

Mais : "La situation EMPIRE" !

"Empirer" est en effet un verbe intransitif, qui signifie :

  • aggraver, rendre pire.

On dit ainsi : "Par son intransigeance, le gouvernement empire la crise sociale actuelle".

  • ou devenir pire, s'aggraver.

On dit ainsi : "À cause de l'intransigeance du gouvernement, la crise sociale actuelle empire".

 

"Écoper".

Ce verbe peut avoir deux significations très différentes :

  • c'est d'abord, dans le domaine maritime, vider l'eau qui s'accumule au fond d'une embarcation non pontée, à l'aide d'une écope.

Exemple : "Le naufrage ayant eu lieu durant la mousson, l'équipage de la chaloupe a dû écoper jour et nuit, une semaine durant".

Et donc, par extension, vider l'eau qui s'accumule dans un lieu à l'aide d'un récipient quelconque.

Exemple : "Après ce terrible orage, j'ai dû écoper ma cave toute la nuit".

  • mais c'est également :
    • subir un dommage, recevoir des coups.

Exemple : "Nous avons écopé un violent orage" ou "Mon fils a écopé une volée de coups".

    • subir quelque chose de fâcheux, de pénible, tel que des réprimandes, des critiques, une punition ou une peine de prison.

Exemple : "Ma fille a écopé de 200 lignes !" ou "Le voleur a écopé d'une peine de prison".

Source : www.cnrtl.fr

"Architectonique".

Cet adjectif peut avoir plusieurs significations, selon le contexte :

  • il qualifie d'abord ce qui est relatif à la science de l'architecture,
  • en philosophie, en revanche, une science est dite architectonique par rapport à d'autres, lorsque celles-ci ne sont que des moyens, tandis qu'elle constitue la fin.

"Un postambule".

Ce mot peut voir deux significations différentes :

  • Il s'agit principalement de la notule qui termine un texte. Son quasi-synonyme "Postface" est plus couramment employé. De même que son antonyme "Préambule".
  • ou, en informatique, code de programmation qui termine un programme ou un sous programme.

"Une pige".

Ce terme peut avoir d'assez nombreuses significations, en fonction du registre de langue utilisé, :

  • C'est ainsi, dans le langage courant, :
    • une longueur arbitraire, prise comme référence,
    • une tige graduée permettant de repérer plusieurs valeurs d'une grandeur (longueur, niveau, etc.),
    • une pièce cylindrique calibrée, en acier trempé, utilisée pour le réglage de machines-outils ou la mesure d'entraxes,
    • un instrument servant à mesurer l'épaisseur du cuir, du carton, etc.,
    • et, enfin, autrefois, en imprimerie, le nombre de signes qu'un compositeur devait réaliser durant un temps donné.
  • dans le registre familier :
    • une rémunération à l'article, au travail occasionnel, effectué par un journaliste, un rédacteur, un correcteur,

On dit par exemple : "Travailler à la pige pour un éditeur".

    • ou le travail ainsi effectué.

On dit par exemple : "Effectuer des piges pour un quotidien".

  • et dans le registre populaire :
    • une année.

On dit par exemple : "Désosser la vieille lui a fait prendre 15 piges de plus au Raoul !".

    • ou une année d'âge.

On dit par exemple : "La nénette à Bébert est en cloque ; elle a même pas 20 piges".

Et il faut bien reconnaître que les acceptions les plus couramment utilisées sont indiscutablement celles des registres familier et populaire.