Mes 17 façons préférées de dire "Être idiot".

S'en prendre aux capacités cérébrales de son interlocuteur requiert, avant toutes choses, de varier ses invectives. Quoi de plus lassant et inefficace, en effet, que d'entendre sempiternellement les mêmes injures, du type "Connard !" (registre argotique), "Débile !" et autres "Abruti !" (langage courant).

Soyez certains qu'à force d'être utilisées à longueur de journée, ces formules perdent l'essentiel de leur force et n'ont plus qu'un impact des plus limités.

Sans devenir pour autant courtois ni renier votre ferme volonté de vexer, vous éviterez d'être grossier - voire vulgaire - en utilisant des formules bien plus élaborées et correctes, relevant même souvent du registre soutenu, telles que "Microcéphale", "Crétin décérébré !" ou "Abruti sous-cortiqué !".

Ou du mot le plus pertinent : "Oligophrène !".

Vous demeurerez largement aussi blessant, mais ne pourrez absolument plus être accusés de vulgarité. De plus, il y a de bonnes chances que vous surpreniez suffisamment votre interlocuteur pour lui clouer le bec !

J'aime également beaucoup le mot savant "Abutyrotomofilogène" ou les formules "mal-comprenant" et "Inapte à tout office".

Ainsi que "Tu ne possèdes pas une once d'intelligence", "Tu as une altération majeure des fonctions cognitives supérieures !" ou "Tu es sensiblement sous-équipé sur le plan neuronal".

Et je vous recommande les formules "Atrophié du bulbe !" ou "Chiche de l'encéphale", qui, je dois le dire, m'ont jusqu'ici apporté toute satisfaction.

Le registre familier met aussi à notre disposition les superbes expressions imagées "Avoir été bercé trop près du mur" et "Ne pas avoir la lumière à tous les étages".

Le génial Michel Audiard, nous a offert, en 1968, dans "Le pacha" de Georges Lautner, l'extraordinaire réplique de Jean Gabin "Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner", évidemment très inspiré du célèbre "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille" du célèbre Georgius.

Enfin, si tout cela ne vous semble pas suffisant, il vous reste encore, dans le registre vulgaire, l'atroce "T'as été fini à la pisse" ou (mais seulement pour les garçons) le terrible "Vas me chercher ta mère que je te refasse !", ma formule préférée, je le confesse.

Dans tous les cas, je vous le promets, votre infortuné interlocuteur sera bien davantage atteint qu'en le traitant d'"Espèce d'idiot" (langage courant) ou de "Pauvre con" (registre vulgaire) !

"Le vice appuyé sur le bras du crime".

C'est à l'écrivain français François René de Chateaubriand, dans ses "Mémoires d'outre-tombe" parues en 1849-1950, que nous devons cette merveilleuse et terrible description du duo Talleyrand-Fouché :

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

"Tout à coup une porte s’ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime. M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparaît".

Joseph Fouché
Joseph Fouché

On ne dit pas : "N'être pas sans ignorer" ou "Vous n'êtes pas sans ignorer" !

Comme je continue de l'entendre encore trop souvent, et ce y compris dans la bouche de certains journalistes ou hommes politiques.

Mais : "Vous n'êtes pas sans savoir" ou "Vous n'ignorez pas" !

Nier une négation, c'est en effet affirmer.

Donc : "N'être pas sans ignorer", c'est ignorer. Soit exactement le contraire de ce que ces personnes pensent et souhaitent dire !

"Mon papa aussi il en a une, mais elle est verte !".

Été 2011. En vacances chez des amis, j'effectue du tri parmi mes montagnes de notes papier (je suis notoirement impliqué dans la déforestation d'une partie de la forêt amazonienne...).

Tandis que je regroupe différents documents à l'aide de mon agrafeuse, de couleur grise, je constate que la petite fille de mes hôtes m'observe avec attention.

Nos regards se croisant, elle éprouve le besoin de m'expliquer à tue-tête : "Nous aussi on en a une ! Mais la "Grafeuse" à mon papa elle est verte !

Agrafeuse verte

"Arletty".

Arletty

Il s'agit du nom de scène de l'actrice française Léonie Bathiat, née le 15 mai 1898 et morte le 23 juillet 1992.

On se souvient naturellement de sa gouaille et de son accent parigot à couper au couteau, ainsi que d'au moins trois de ses répliques, qui n'ont pas pris une ride :

Vous étonnerais-je en vous précisant qu'il s'agit de l'une de mes actrices françaises préférées !

L'actrice française Arletty, dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939
L'actrice française Arletty, dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)

Elle figure dans quelques un des chefs-d'œuvre du patrimoine cinématographique français des années 1930 et 1940.

Et notamment - en à peine huit ans - au palmarès de ces six merveilles que sont :

Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938)

Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)

Affiche du film français de 1939 de Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara "Fric-Frac"

Affiche du film "Le jour se lèver" de Marcel Carné (1939)Affiche du film "Le jour se lèver" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film "Le jour se lèver" de Marcel Carné (1939)Affiche du film "Le jour se lèver" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film "Le jour se lèver" de Marcel Carné (1939)

  • "Le jour se lève" de Marcel Carné avec des dialogues de Jacques Prévert (1939), face aux extraordinaires Jean Gabin et Jules Berry,

Affiche du film "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Affiche du film "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

  • "Les Visiteurs du soir" de Marcel Carné avec des dialogues de Jacques Prévert(1942), face au "divin" Jules Berry,

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Ça fait désordre" !

Mais, selon le contexte, : "Cela dépareille l'ensemble", "Cela manque de sérieux (ou de professionnalisme)", "C'est déplacé" ou "Cela fait mauvaise impression" !

www.languefrancaise.net

Ne dites pas : "Ça la fout mal" !

Mais plutôt : "Cela fait mauvais effet" !

Pourquoi la rue Cambon est-elle aussi célèbre ? Et à qui doit-elle donc son nom ?

La rue Cambon

Il s'agit d'une rue parisienne située dans le très chic 1er arrondissement, menant du 244 rue de Rivoli au 1 boulevard de la Madeleine et au 23 rue des Capucines.

Créée le 13 septembre 1719 par Charles Ier François Frédéric de Montmorency-Luxembourg, sous le nom de "rue de Luxembourg" puis "rue neuve de Luxembourg", elle à pris son nom actuel le 16 août 1879.

Lequel rend hommage, rappelons-le, au très injustement méconnu Pierre-Joseph Cambon, né le 10 juin 1756 et mort le 15 février 1820, un négociant en toiles, député montagnard de l'Hérault (34) à la Convention nationale, dont il fut le président à plusieurs reprises.

La locution "rue Cambon" est souvent utilisée par les journalistes, fervents utilisateurs de métonymies, car elle abrite tout à la fois la Cour des Comptes et le siège historique de la maison Chanel.

Façade de la Cour des comptes, 13 rue Cambon, à Paris (75)

  • la Cour des Comptes est une juridiction financière française de l'ordre administratif, chargée principalement de contrôler la régularité des comptes publics. Connue du grand public pour son célèbre "rapport public annuel", elle est installée depuis 1912 dans le Palais Cambon, au n°13 de la rue.

Par métonymie, on la désigne souvent sous le nom de "les sages de la rue Cambon" ou même "la rue Cambon".

Façade de Chanel, 31 rue Cambon, à Paris (75)

  • quant à la maison Chanel, Coco Chanel a débuté en 1910 comme modiste au n°21, puis ouvert, en 1918, sa maison de haute couture au n°31, adresse à la laquelle se réfèrent du reste directement les noms des parfums Chanel "N°31", puis "31 rue Cambon".

Parfum Chanel 31 Parfum Chanel 31 rue Cambon

Là encore, par métonymie, la société et la marque sont souvent désignées comme "La firme de la rue Cambon" ou "La société de la rue Cambon" et "La marque de la rue Cambon".

"COPRO Conseils" ? Un bien curieux nom pour une société !

Affiche COPRO Conseils

Le moins que l'on puisse dire est que les fondateurs de ce groupement d'experts indépendants conseils en copropriété, sis à Marseille (13), n'ont pas vraiment dû prendre le temps de sérieusement étudier la signification exacte du nom ainsi choisi...

Certes le "COPRO" dont il est ici question n'est autre que l'apocope du mot "Copropriété", largement connu et couramment usité par l'ensemble des propriétaires et locataires.

Mais le préfixe "Copro" (du grec ancien "kopros" ou "excrément") indique également en français tout ce qui a un rapport avec ... les matières fécales !

  • L'insecte coprophage (Ouh, le dépravé !) en mange.
  • le champignon coprophile (même commentaire scabreux) les aime (il s'y développe),
  • la coproculture est la culture bactériologique de selles qui, via une coproscopie, décèle la présence de germes pathogènes normalement absents du tube digestif ou anormalement nombreux,
  • Etc.

Bref, un nom plutôt mal choisi, on en conviendra !

Je dois vous l'avouer, si je puis me permettre d'être aussi critique sur le sujet, c'est pour la bonne et simple raison que ce n'est pas à moi qu'aurait pu survenir pareille aventure !

Jamais je n'aurais commis une telle bévue ni eu l'idée saugrenue de créer, en 1983, à Conflans Sainte-Honorine (78), une association "COnnaissance et PROmotion de la Bande dessinée", judicieusement dénommée "COPRO-BD" ! JA-MAIS, je vous dit !

On ne dit pas : "Je mastique", mais...

Réponse
« Je pratique l’onanisme » (registre soutenu), « Je me masturbe » (langage courant), voire « Je me branle » (registre argotique) !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les formes conjuguées « Je mastique » (1ère personne du singulier présent du verbe « Mastiquer » et « Je m’astique » (1ère personne du singulier présent du verbe « S’astiquer », qui signifie « Se masturber » dans le registre argotique).

On ne dit pas : "Je vais lâcher une caisse", mais...

Réponse
« Le processus de paix est engagé » !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les mots « paix » et « pet » ; « Lâcher une caisse » signifiant – au sens figuré – « Je vais lâcher un vent » dans le registre argotique (« Faire un pet » dans le langage courant ou « Péter » dans le registre familier) .

Monsieur et madame Danlapissine ont deux garçons et deux filles. Comment se prénomment-t-ils ?

Réponse
Jean, Édouard, Annick et Loana !
Complément de réponse
Jean, Édouard, Annick et Loana Danlapissine
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre « Jean, Édouard, Annick et Loana Danlapissine » et « Jean-Édouard a niqué Loana dans la piscine ».

 

Compléments d'information : une photographie et trois vidéos
Ce magnifique calembour fait référence au légendaire rapprochement nocturne de Jean-Édouard Lipa et Loana Petrucciani, deux des candidats de l’émission de télé-réalité française, « Loft Story », sur M6, le 29 avril 2001.

Jean-Édouard et Loana : le couple "star" de "Loft story", la première émission de télé-réalité de la télévision française, sur M6, au printemps 2001

Souvenez-vous :