On peut "Être blanc comme" beaucoup de choses en français.

Différentes expressions idiomatiques françaises commencent par la formule "Être blanc comme...".

Il importe cependant de bien les connaître car elles ont le plus souvent des significations fort différentes les unes des autres !

Ainsi "Être blanc comme un linge" ou "Être blanc comme un linceul" se dit d'une personne qui, commençant à se sentir mal, devient blême, toute pâle, livide.

On utilise en revanche les expressions "Être blanc comme un cachet d'Aspirine" et "Être blanc comme un lavabo" pour qualifier une personne à la peau particulièrement blanche. Ainsi que les formules - tout aussi imagées, mais moins sympathiques, - "Être blanc comme un bidet" et "Être blanc comme un cul".

Relevant toutes les quatre du registre familier elles sont souvent utilisées sur un ton légèrement narquois par des personnes originaires de régions plus ou moins méridionales ou par des citadins de retour de congé, pour décrire l'aspect d'un estivant d'origine plus septentrionale et n'ayant pas encore eu le loisir de s'exposer aux rayons du soleil.

Enfin, la formule "Être blanc comme neige" symbolise la parfaite innocence d'une personne n'ayant rien à se reprocher.

"Avoir la chair de poule".

La chair de poule

Il s'agit d'une réaction de l'organisme face à certaines situations.

Et son véritable nom est "La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

L'expression imagée "La chair de poule" a d'abord été employée par les médecins du XVIIe siècle, en référence à la peau d'une volaille déplumée, afin de décrire l'étrange aspect parfois pris par notre peau lorsque les minuscules muscles arrecteurs (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître d'innombrables petites bosses.

Des cuisses de poulet

Et nous l'utilisons toujours de nos jours, dans le registre familier, pour évoquer, selon les circonstances :

  • la sensation de froid ressentie.

On dit par exemple : "Brrr ! Il fait plus frais que je croyais. J'aurais dû enfiler un gilet : j'ai la chair de poule !".

  • ou bien l'anxiété, la peur.

On dit par exemple : "Je trouve le couloir sombre de cette cave particulièrement sinistre : il me donne la chair de poule !".

Source : www.futura-sciences.com

19 façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

On utilisait jusque dans les années 1980 l'expression "Être mannequin chez Olida", qui appartenait au registre familier et relève désormais également du registre désuet.

Dans le registre familier, on peut aussi utiliser les adjectifs "grassouillet/te", "rond/e", rondelet/te" ou "rondouillard/e".

On peut également recourir aux locutions "bien en chair", "en formes" et "un peu fort/e", ainsi qu'aux adjectifs "confortable", dodu/e", "enrobé/e", "rembourré/e" et "rond/e", qui relèvent du langage courant.

Ou aux locutions verbales "accuser un poids excessif", "avoir de l'embonpoint", "avoir du ventre" et "présenter un poids trop élevé".

Enfin, dans le registre soutenu, on peut utiliser l'adjectif "replet/ète" et la locution verbale "être en surcharge pondérale".

Sur un thème contigu on peut consulter l'ensemble des façons de dire "Une fille laide".

Et je précise, pour l'anecdote, à l'attention de mes amis apprenants de FLE, qu'une somme d'argent peut-être "rondelette" (ou "coquette"), mais en aucune façon "grassouillette", "rondouillarde", "bien en chair", "dodue", "enrobée", "rembourrée", "ronde" ou "replète" !

"Avoir un cheveu sur la langue".

Il s'agit d'une appellation très imagée du Susseyement" ou "Sigmatisme frontal", plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", ou "Zézayement".

Ce vice de prononciation consiste notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé".
  • "LâCHer ses souliers" ou "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - :

  • "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !".

"Le bol fécal".

Cette locution désigne la masse de matières fécales présentes dans le rectum avant l'évacuation.

Autrement dit, les excréments présents juste avant la défécation.

Et ne doit donc en aucune façon exciter les éventuels coprophiles ou scatophiles !

"Tiré par les cheveux".

Cette locution désigne, au sens figuré, un raisonnement, une histoire, une explication difficile à croire, abracadabrante, paraissant compliqué ou peu logique, peu naturel.

On dit par exemple : " J'ai patiemment écouté ton grand-père me raconter ses exploits militaires mais son récit était vraiment tiré par les cheveux".

Pour ma part, je préfère utiliser le mot savant "Capillotracté".

"Un coup de main".

Cette locution nominale du langage courant peut, selon le contexte, avoir différentes significations radicalement différentes :

  • c'est d'abord, au sens figuré, une attaque ou une expédition effectuée à l'improviste.

On dit par exemple : "La bande a effectué différents coups de main dans la région au printemps dernier".

  • et, par extension, une entreprise hardie, téméraire, aventureuse, dont l’exécution est menée promptement.

On dit par exemple : "Le rachat de cette entreprise a constitué un audacieux coup de main".

  • mais également : un peu d'aide.

On dit par exemple : "Je te donnerai un coup de main si cela peut te simplifier les choses".

  • ou encore : une façon de manipuler, de travailler avec habileté, un savoir-faire, également appelé "tour de main".

On dit par exemple : "Ma fille a vraiment le coup de main pour faire les crêpes".

  • et, enfin, à la pétanque, un effet non souhaité, une mauvaise impulsion donnée à une boule par maladresse ou habitude et déviant sa trajectoire.

On dit par exemple : "Si Roger n'avait pas eu ce coup de main au dernier moment, nous pouvions gagner la partie".

Source : wikipedia.org

"Un tour de main" et "En un tour de main" ou "En un tournemain".

On dit par exemple : "Mon boucher a un tour de main incroyable lorsqu'il s'agit de désosser la viande !".

  • tandis que la locution "en un tour de main" (que l'on trouve également, parfois sous la forme déformée "en un tournemain") signifie "très rapidement".

On dit par exemple : "Certains enseignants ont un don pour repérer les futurs cancres en un tour de main".

"Trouer le cul" ou "Se trouer le cul".

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient penser, ces deux locutions du registre vulgaire ne sont nullement liées à quelque pénétration anale ou empalement que ce soit !

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Trouer le cul"  : stupéfier, épater, ébahir.

On dit par exemple : "Putain ! c'te blogue l'est trop classe ! Y a des trucs, j'te jure, ça m'troue le cul !".

Ou : "Ça m'a troué le cul d'apprendre que ta vieille était morte".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

  • et "Se trouer le cul" : se donner de la peine pour faire quelque chose, se donner du mal, s'échiner.

On dit par exemple : "Sur la vie d'ma reum, le mec l'a dû s'trouer le cul pour trouver tous ces trucs !".

Ou : "J'me suis troué l'cul à rénover c'te bagnole".

Source : wiktionary.org

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.