"À vot' bon coeur m'sieurs dames !" ou "À votre' bon coeur messieurs dames !"

Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.

Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.

En particulier lorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.

"Être clair comme de l'eau de roche" et "Être clair comme du jus de boudin" ou "Être clair comme du jus de chique".

Ces trois locutions adjectivales antonymes très imagées signifient respectivement :

  • "Être clair comme de l'eau de roche" : être parfaitement clair (langage courant).

On dit par exemple : "La situation est claire comme de l'eau de roche : ils s'aiment et veulent se marier !".

  • et "Être clair comme du jus de boudin" (idiotisme alimentaire) ou "Être clair comme du jus de chique" : ne pas être clair du tout, être trouble, obscur (registre familier).

On dit par exemple : "L'intrigue est claire comme du jus de chique : on ne comprend rien à rien !".

Ou : "Je n'ai rien compris à ton histoire : c'est clair comme du jus de boudin !".

"Faire une fixette sur quelque chose".

Cette locution verbale du registre familier signifie : faire une fixation sur quelque chose, avoir une idée fixe, une obsession.

On dit par exemple : "Ma copine fait une fixette sur ses orteils : elle les trouve trop longs !".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Vivre sa vie".

Cette expression du langage courant signifie :

  • vivre à sa guise, à sa manière, comme bon nous semble.

On dit par exemple : "Je n'ai que faire des modes et des tendances : je vis ma vie !".

  • mais également : être autonome, n'avoir besoin de personne.

On dit par exemple : "Ma petite dernière n'a que quatre ans mais elle ne s'ennuie jamais : elle vit sa vie dans le jardin des heures durant".

Cette expression a servi de titre au film français "Vivre sa vie", tourné en 1962 par le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard, avec l'actrice française Anna Karina (alors son épouse) dans le rôle principal de Nana Kleinfrankenheim, inspiré de celui joué par l'actrice états-unienne Louis Brooks, dans le film allemand "Loulou", réalisé en 1929 par Georg Wilhelm Pabst.

Affiche du film français "Vivre sa vie", de Jean-Luc Godard (1962)Affiche du film français "Vivre sa vie", de Jean-Luc Godard (1962)Affiche belge du film français "Vivre sa vie", de Jean-Luc Godard (1962)

Source : wikipedia.org

"Faire ombrage à quelqu'un" ou "Porter ombrage à quelqu'un".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes botaniques relèvent du registre soutenu.

Elles font toutes les deux référence au substantif masculin "Ombrage", qui relève lui aussi du même registre et désigne tout à la fois : l'ensemble de branches et de feuilles qui donnent de l’ombre, et l’ombre que donnent les feuillages.

"Faire ombrage" ou "Porter ombrage".

"Faire ombrage à quelqu'un" ouet "Porter ombrage à quelqu'un" signifient ainsi, au sens figuré : inspirer, susciter un sentiment de jalousie, de dépit, naissant de l'inquiétude d'être éclipsé par une autre personne.

On dit par exemple : "La beauté de sa fille fait malheureusement ombrage à ses cousines".

Ou : "Je crains que la réussite de ton frère ne te porte ombrage".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression "Prendre ombrage".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Le pathos" et "Faire du pathos".

"Le pathos" est un substantif masculin qui nous vient du mot grec" Pathos" signifiant "Souffrance, passion, affect, douleurs".

Il désigne en français :

  • autrefois, dans le registre soutenu et dans le registre désuet : la partie de la rhétorique traitant des moyens propres à émouvoir l'auditeur, par opposition à l'"ithos" (qui traite de l'impression morale que doit produire l'orateur sur l'auditeur).
  • et, de nos jours, de façon péjorative et dans le registre familier : une enflure verbale, un style oratoire ou littéraire pathétique, déplacé, affecté ou outré, consistant à emprunter un ton solennel afin d'apporter de l'émotion, mais qui se révèle maladroit, vain et souvent incompréhensible.

On dit par exemple : "Après l'attentat, le président nous a encore fait du pathos lors des obsèques des victimes".

Source : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Faire son beurre".

Faire son beurre

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartient au registre argotique.

Et elle signifie, au sens figuré : s'enrichir ; faire des bénéfices ; prospérer ; gagner de l'argent ; profiter de quelque chose ; faire son profit de quelque chose, y trouver un intérêt.

On dit par exemple : "Il ne gagne pas d'argent avec ses chambres : c'est avec le restaurant de l'hôtel qu'il fait son beurre".

Ou : "Avec la pandémie de maladie à coronavirus 2019, le commerce en ligne fait son beurre".

Sources : www.languefrancaise.net, www.expressio.fr

"Prendre pour un jambon" ou "Prendre pour une quiche".

J'aime beaucoup ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes alimentaires, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

Pourquoi dire : "Ça lui a mis un coup de boost terrible" ?

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak

Comme l'a déclaré l'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, le 30 novembre 2020, dans l'émission "L'Équipe d'Estelle", de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "CELa lui a DONNÉ une IMPULSION terrible" !

Ou : "CELa lui a DONNÉ un coup de FOUET terrible" !

Pour ses anglicismes, ses fautes de grammaire et ses phrases souvent construites en dépit du bon sens, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

On ne dit pas : "Il faut mettre un tiret aux mots beau-frère et beau-père" !

Mais : "Il faut mettre un TRAIT D'UNION aux mots beau-frère et beau-père" !

Et idéalement : "LES mots beau-frère et beau-père COMPORTENT un TRAIT D'UNION" !

"Prendre pour une buse" ou "Prendre pour une tanche".

J'apprécie particulièrement ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".