"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"Sans ciller".

Cette locution adverbiale (qui se prononce san-si-yé) signifie :

  • au sens propre : sans abaisser et relever rapidement les paupières ; sans que les yeux ne se ferment et s'ouvrent d'un mouvement rapide.
  • et au sens figuré, selon le contexte :
    • sans bouger, sans être déstabilisé (langage courant), sans broncher (registre familier).

On dit par exemple : "Le suspect a appris la nouvelle de la mort de sa femme sans ciller !".

    •  ou : facilement, sans difficulté.

On dit par exemple : "Il a surmonté tous les obstacles sans ciller".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

Le verbe "Ciller" signifie en effet :

 

"Prendre sous son aile (une personne)".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : veiller sur elle, la prendre en charge, la placer sous sa protection.

À l'instar des oiseaux qui se servent de leurs ailes pour protéger leurs petits.

On dit par exemple : "Arrivé au lycée, le grand frère d'un ancien voisin m'avait pris son aile".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Faire chou blanc".

L'expression française "Faire chou blanc"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme chromatique appartient au registre familier.

Et elle signifie : ne pas réussir, subir un échec, échouer ; rater son coup.

On dit par exemple : "Nous avons fait chou blanc : ce sera pour la prochaine fois !".

Ou : "Nous espérions trouver cet individu chez lui mais nous avons fait chou blanc".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Être mis à rude épreuve" ou "Être soumis à rude épreuve" et "Mettre à rude épreuve"ou "Soumettre à rude épreuve".

Cette expression du langage courant signifie : imposer - à une personne ou à une chose - quelque chose de difficile à supporter ou endurer ; de pénible.

On dit par exemple : "Cette tragédie a mis mes nerfs à rude épreuve".

Ou : "Cette étape de montagne, qui va se dérouler en grande partie sous la pluie, va mettre les coureurs et leurs machines à rude épreuve".

Sources : wwww.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"En prendre son parti" ou "Prendre son parti de quelque chose".

Cette locution verbale du langage courant signifie : accepter, se faire une raison, s'accomoder, se résigner, se résoudre à quelque chose, à ce qui arrive.

On dit par exemple : "Mes deux derniers enfants vont partir l'année prochaine à Paris pour leurs études supérieures, mais j'en ai pris mon parti".

Source : wiktionary.org

"À mon époque" ou "De mon temps".

Ces deux locutions adverbiales du langage courant signifient, selon le contexte :

  • lorsque j'étais jeune.

On dit par exemple : "À mon époque on évitait de circuler dans la ville à l'heure de la sortie des usines".

Ou : "De mon temps l'école n'était pas mixte et on écrivait encore au porte-plume et à l'encre".

  • ou : lorsque j'étais ici ou travaillais ici.

On dit par exemple : "À mon époque on fumait dans les ascenseurs".

Ou : "De mon temps boire de la bière au bureau était considéré comme normal".

"Faire l'autruche" ou "Pratiquer la politique de l'autruche"

"Faire l'autruche" ou "Pratiquer la politique de l'autruche"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers signifient : se voiler la face, refuser d'affronter un problème, de faire face à la réalité ou de prendre en compte une réalité.

Cette expression populaire est née de l'idée - totalement fausse, mais rapportée par les premiers explorateurs des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles - que l'autruche enfouirait sa tête dans le sable lorsqu'elle a peur.

Alors qu'en réalité cet animal se contente de se coucher sur le sol en cas de danger.

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.futura-sciences.com

"Forcer la main".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, selon le contexte, au sens figuré :

  • obtenir par la force, forcer ; contraindre une personne à agir contre sa volonté et ses intérêts propres, à faire quelque chose ; imposer quelque chose à quelqu'un contre son gré ; lui mettre la pression.

On dit par exemple : "Mon voisin n'a vendu sa propriété que parce que ses enfants lui ont forcé la main".

  • et, en équitation : agir à l'encontre des indications de son cavalier, pour un cheval.

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Ne pas décrocher un mot" ou "Rester muet".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient : ne rien dire, ne pas parler, rester silencieux.

Et cela y compris face aux questions qui sont posées ou face à une situation ou un événement susceptible de susciter des commentaires.

On dit par exemple :

  • "Tout le monde était ébahi par le feu d'artifice, mais ton frère n'a pas décroché un mot",
  • "Le commissaire a interrogé le suspect deux heures durant, mais celui-ci est resté muet".

Cette dernière formule "Rester muet" s'utilise naturellement au sens figuré.

"Faire ceinture".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire appartient au registre familier.

Constituant une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture", elle signifie :

  • au sens propre : se priver de nourriture,
  • et au sens figuré : se priver de quelque chose, de gré ou de force.

On dit par exemple : "Mon mari étant au chômage partiel et moi en arrêt-maladie pour deux mois, il va falloir faire ceinture encore un bont moment".

Ou : "Sans télévision ni ordinateur à la maison pendant quelques jours jours, je vais devoir faire ceinture en matière de films ou de feuilletons !".

Sources : www.expressio.ft et Le Robert

"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un.

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.

On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".

Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";

  • et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :

On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".

Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net