"La consomption".

Ce mot du registre soutenu et du registre désuet désigne un amaigrissement et un dépérissement progressifs dans certaines maladies, en particulier la tuberculose.

Source : www.larousse.fr

Dites : "Maintes fois" ou "À maintes reprises", plutôt que "De nombreuses fois" ou "À de nombreuses reprises" !

Par exemple : "Je l'ai maintes fois prévenu et cette fois c'est en trop !".

Ou : "Le renard était venu à maintes reprises se régaler des poules du fermier lorsque celui-ci se décida à clôturer son poulailler".

Vous passerez ainsi du langage courant au registre désuet, mais soutenu.

"Hors pair".

J'aime beaucoup cet adjectif invariable du registre soutenu qui signifie : exceptionnel(le)s, sans égal(e)s, supérieur(e)s à tous les autres.

On dit par exemple :

  • "J'ai trouvé un mécanicien hors pair",
  • "Ma tante est une cuisinière hors pair",
  • "Les entreprises de haute couture font appel à des couturières hors pair",
  • ou "Les opérateurs de téléphonie ont parfois des techniciens hors pair".

On disait autrefois "Hors de pair" ou "Hors du pair" (registre désuet).

 

"Faire fi de " ou "Fi de".

J'aime beaucoup ces deux formules du registre désuet et du registre familier que j'utilise assez régulièrement.

  • "Faire fi" signifie :
    • au sens propre : mépriser, dédaigner.

On dit par exemple : "Une fois de plus, le gouvernement fait fi des difficultés des français les plus défavorisés".

    • et, au sens figuré, : ne pas tenir compte de.

Mais sans idée de mépris, par exemple de façon négligente, ou par convenance, sans connotation méprisante.

On dit par exemple : "Je fais fi de la tendance actuelle et continue d'écrire En tous cas avec un s à tous".

  • et "Fi de" est une ellipse de "Faire fi de" et s'utilise uniquement au sens propre pour signifier "mépriser, dédaigner".

On dit par exemple : "Fi de ces pratiques nauséabondes !".

Source : wiktionary.org

"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Honnir".

J'aime beaucoup ce verbe du registre soutenu et du registre désuet, qui signifie "Vouer à la haine et au mépris publics de façon à couvrir de honte".

C'est par exemple ce que fit le roi d'Angleterre Édouard III, le 23 avril 1348, avec sa célèbre déclaration, devenu la devise du très noble ordre de la Jarretière, "Honni soit qui mal y pense".

Sources : www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

"Des vers de mirliton".

J'aime beaucoup cette expression du registre désuet désignant de mauvais vers, faciles, peu recherchés, dépourvus d'ambition poétique, où la plupart des mots ne sont là que pour la rime, souvent approximative, ou pour obtenir le bon compte de syllabes.

Cette expression délicieusement désuète trouve son origine dans les rébus, devises ou poèmes de faible qualité, que l'on trouvait autrefois, imprimés sur des bandes de papier, enroulées autour de tubes de roseau creux servant d'instruments de musique bon marché appelés "Mirlitons".

Chacune des extrémités du tube comportait une ouverture latérale et était garnie avec une pelure d'oignon ou un morceau de peau de baudruche. On appliquait la bouche sur l'une des ouvertures, en chantant un air populaire. La vibration des pelures d'oignon donnant à la voix un son nasillard et ridicule, le "Mirliton" - surnommé "Flûte à l'oignon" - n'était employé que par plaisanterie et pour faire rire.

Source : wikipedia.org

Ne pas confondre : "Une goguette" et "Une guinguette" !

Ces deux mots paronymes du registre désuet sont souvent confondus :

  • La "Goguette" était une pratique festive consistant autrefois à se réunir en petits groupes afin de passer un bon moment et de chanter.

Ce mot survit de nos jours dans les expressions "Partir en goguette" (partir s'amuser) ou "Être en goguette" (être d'humeur enjouée).

  • Tandis que la "Guinguette" était un cabaret populaire de la fin du XXe siècle, faisant aussi office de restaurant et, souvent, de lieu de bal.

"Malvenant", "Mal venant" ou "Mal-venant".

Cet adjectif du registre désuet, qualifie ce qui pousse mal, en parlant d'un végétal.

On parle par exemple d'un "arbre malvenant", lorsque celui-ci pousse sans respecter les règles de la sylviculture.

"Un dépendeur d'andouilles" ou "Un grand dépendeur d'andouilles".

J'adore ces deux locutions nominales s'utilisant au sens figuré, dans le registre familier et le registre désuet, pour désigner une personne dont la seule qualité est d’être assez grande pour décrocher ou "dépendre" les andouilles.

Autrement dit : une personne qui ne brille pas particulièrement par ses qualités intellectuelles.

Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".

Source : wiktionary.org