"Mannequin chez Olida".

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Olida était une célèbre société industrielle et commerciale de produits charcutiers, fondée en 1855 par Ernest Olida.

Et l'expression "mannequin chez Olida" servait autrefois à désigner de manière narquoise - dans le registre familier - les jeunes femmes enrobées ou dodues.

Je l'entendais encore couramment dans les années 1970 et 1980, mais son usage s'est logiquement perdu avec la disparition de la marque.

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles sur toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids" et sur toutes les façons de dire "Une fille laide".

72 façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Manger abondamment

Le verbe "babouiner" relève du registre argotique mais n'est plus vraiment utilisé (registre désuet).

Les verbes "becter", "becqueter", "béqueter", "bouffer", "claper", "croûter", "damer", "grailler", "jaffer", "mastiguer" (qui nous vient du provençal), "s'empaffer", "se morfaler" et "tortorer" relèvent du même registre argotique.

De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "casser la dalle", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein la panse", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "boulotter", "casser la croûte", "casser la graine", "faire ripaille", "s'empiffrer", "se bourrer" (de quelque chose), "se goberger", "se goinfrer" ou "se remplir la panse".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "absorber", "dévorer", "enfourner" et "engloutir", ainsi que les locutions berbales "absorber de la nourriture", "avoir un appétit d'ogre", "avoir une faim de loup", "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger avec gloutonnerie", "manger comme un goinfre", "manger comme un glouton", "manger comme un goinfre", "manger comme un morfale", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'alimenter", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se gaver", "se nourrir", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre".

Enfin "assouvir sa faim", "faire bombance", "faire bonne chère", "ingérer", "ingurgiter", "manger goulûment", "se rassasier", "se repaître", "se restaurer" ou "se sustenter" relèvent du registre soutenu.

"Faire grise mine" ou "Faire le chat-brun".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : être contrarié ; avoir l'air dépité, déçu.

Mais "Faire le chat-brun" est une ancienne expression lorraine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique, qui a peu de chance d'être comprise en dehors de la région Lorraineet particulièrement de nos jours.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Ventouser".

Ce verbe peut désigner, selon le contexte, deux pratiques très différentes :

  • il s'agissait autrefois, pour un médecin, de poser des ventouses,
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, le fait de s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Cette activité peu connue du grand public, est également désignée sous l'appellation "Faire de la ventouse". Elle est pourtant absolument essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur, car, s'il n'est pas permis de réserver officiellement des emplacements dans une rue, certaines villes, comme Paris (75), tolère le "ventousage".

Ainsi, si vous habitez cette ville, où y avez séjourné de manière durable, peut-être avez-vous remarqué parfois, le soir, en bas de chez vous, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps, dans le cas d'un tournage de film d'époque.

Pour cela, des hommes, les "ventouseurs", ont surveillé 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production.
Et se la sont approprié petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Source ; wikipedia.org

"L'ire".

J'aime beaucoup ce très joli mot du registre désuet désignant : la colère.

On dit par exemple : "Ma chérie, thabiller ainsi risque de déclencher l'ire de l'auteur de tes jours".

Ou : "J'ai encore embouti la Mercedès de mon épouse : je crains que ce nouvel accident ne provoque son ire".

"Du nanan" et "Être du nanan" ou "C'est du nanan".

  • "Du nanan" : ce mot du registre désuet désignait autrefois :
    • au sens propre, dans le langage enfantin, : une friandise.
    • et, par métaphore ou au sens figuré, dans le registre familier : de bonnes choses.
  • "Être du nanan" ou "C'est du nanan" : cette la locution verbale signifiait autrefois dans le registre familier : "C'est très bon", "C'est très recherché".

Source : www.cnrtl.fr

"Bougrement" et "Fichtrement";

J'aime bien ces deux adverbes :

  • "Bougrement" appartient au registre familier et signifie "Extrêmement, diablement".

On dit par exemple : "Ce frichti est bougrement bon !".

  • tandis que "Fichtrement" relève du registre populaire et du registre désuet, et signifie "Diablement, extrêmement, sacrément, tout à fait".

On dit par exemple : "Cette nana est fichtrement belle !".

Son synonyme "Foutrement" relève pour sa part du registre vulgaire.

Source : www.cnrtl.fr

"Un paltoquet".

J'aime beaucoup ce mot du registre familier, aujourd'hui souvent qualifié de "vieilli" ou "désuet", qui désigne :

  • un individu grossier dans ses manières, un rustre, un malappris,
  • mais également un homme insignifiant et prétentieux, insolent, imbu de lui-même.

"Être sur la sellette" et "Mettre sur la sellette".

Ces deux expressions du registre familier signifient, au sens figuré :

  • "Être sur la sellette" : être mis en cause, soupçonné, soumis à un interrogatoire serré.

Et donc, par extension : être menacé, dans une situation fâcheuse.

On dit par exemple : "Le ministre de la santé est régulièrement mis sur la sellette depuis le début de cette pandémie".

  • et "Mettre sur la sellette" : mettre en cause, interroger longuement et précisément, soumettre à un interrogatoire serré ; exposer aux critiques les plus sévères.

On dit par exemple : "L'ancien grand patron a été mis sur la sellette par la presse".

Elles font toutes deux référence au mot "Sellette", un substantif féminin, qui désigne ici un petit siège de bois très bas, sur lequel on obligeait autrefois à s'asseoir les accusés, lorsqu'on les interrogeait afin de les juger. Un usage qui a disparu avec la révolution de 1789.

Mais qui peut, selon le contexte, désigner de nombreuses autres choses :

  • un petit siège accroché aux barreaux d’une échelle ou soutenu par des cordes sur lequel s’assoient, à défaut d’échafaudage, les ravaleurs et les peintres en bâtiment,
Une sellette en bois massif
Une sellette en bois massif
  • un banc haut sur pied, sorte de petit piédestal faisant partie du mobilier, ancien comme contemporain, pour exposer un objet (plante, statuette, etc.).
  • une pièce du harnais d’un cheval de trait, en forme de petite selle, placée sur le dos du cheval et supportant des courroies auxquelles sont attachés les brancards,
  • une petite selle de sculpteur,
  • la partie des anciennes charrues sur laquelle le timon était appuyé (registre désuet),
  • la plateforme sur laquelle vient reposer l’avant d’une semi-remorque accrochée à un tracteur routier,
  • l'ensemble siège-harnais du pilote de parapente, sur lequel sont fixées les suspentes de la voile, éventuellement d’un parachute de secours ou d’instruments de vol. Et généralement équipé d’un sac gonflable pour l’atterrissage,
  • ou : une pièce de bois en forme de moise, arrondie par les bouts, qui, accolant l’arbre d’un engin, sert avec deux liens à porter le fauconneau, un dispositif de levage (registre désuet).

Sources : www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Une salope" ou "Une lope".

Ce substantif et cette aphérèse du registre vulgaire désignent, selon le contexte, :

  • autrefois : une femme, fille très sale, malpropre (registre désuet),
  • de nos jours : un homme ou femme ignoble, méprisable, traître ou garce sans scrupules, déloyal, aux moeurs corrompues et prêt à tout pour réussir (injurieux et péjoratif),
  • suivant les époques : une femme portée sur le sexe, une femme de mauvaise vie, dégénérée,  dévergondée, débauchée, adultère, ou ayant perdue sa virginité hors-mariage,
  • une injure adressée à un homme et mettant en cause sa virilité,
  • un(e) partenaire salace, lubrique ou soumis(e) ; le mot pouvant être employé de façon ludique entre partenaires sexuels, dans un contexte où l’entente suppose qu’il perde son caractère blessant.

Sources : wiktionary.org

"La parentèle".

Ce substantif du registre soutenu et du registre désuet désigne '"l'ensemble des parents" d'un personne.

Personnellement, mes parents étant tous deux enfants uniques, mes grands-parents étant tous décédés depuis longtemps (je suis né en 1961), ma soeur cadette n'ayant qu'une fille et étant personnellement divorcé avec deux filles, ma parentèle directe se limite à 6 personnes ; 7 en incluant mon beau-frère.

 

26 façons de dire "Engueuler quelqu'un".

Il y a d'abord, dans le registre argotique, les extraordinaires formules "Chanter la messe en breton" et "Souffler dans les bronches".

Ainsi que "Passer un savon", "Sonner les cloches", "Gueuler (après)" (ou "Gueuler (dessus)").

Mais également, dans le registre familier, les verbes "Attraper", "Enguirlander" ou "Houspiller".

Le verbe "Gronder" se limite aux enfants et relève du langage courant, tout comme les verbes "Disputer", "Recadrer" et "Reprendre".

"Gourmander" et "Savonner" appartiennent au registre désuet.

Enfin, le registre soutenu nous offre les locutions verbales "Adresser une (ou des) remontrance(s) (à)" ou "Adresser un (ou des) reproche(s) (à)"ainsi que les jolis verbes "Admonester", "Blâmer", "Fustiger", "Invectiver","Morigéner", "Rabrouer", "Réprimander", "Sermonner" et "Tancer".