"Palsambleu !" ou "Parsambleu !".

Ces deux jurons, délicieusement désuets à mes yeux, résultent d'une altération de la formule "Par le sang de Dieu", ainsi modifiée afin d'éviter le blasphème.

Dans les deux cas, à l'instar de "Corbleu" ou "Morbleu", ils marquent :

  • soit un vif agacement nuancé d'indignation.

Par exemple, en réponse à la réception d'une information déplaisante : "C'est étrange, je viens d'entendre votre fille appeler le facteur "Papa" ?". "Palsambleu !".

  • soit l'assentiment, l'évidence.

Par exemple, afin de ponctuer une assertion : "J'ai toujours dit qu'il gagnerait, parsambleu !".

"Corbleu !" ou "Morbleu !".

Bien que n'étant absolument pas croyant, je trouve plaisant d'utiliser ces deux jurons du registre désuet, qui résultent d'une altération des formules "Par le corps de Dieu" et "Par la mort de Dieu, ainsi modifiées afin d'éviter le blasphème.

A l'instar de "Palsambleu" ou "Parsambleu", ils marquent dans les deux cas :

  • soit un vif agacement nuancé d'indignation.

Par exemple, en réponse à la réception d'une information déplaisante : "C'est étrange, je viens d'entendre votre fille appeler le facteur "Papa" ?". "Corbleu ! Où est-il  ?".

  • soit l'assentiment, l'évidence.

Par exemple, afin de ponctuer une assertion : "J'ai toujours dit qu'il gagnerait, morbleu !".

"Une branleuse".

Une taqueuse

Ce terme polysémique du registre argotique désigne :

  • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie :
    • une machine - appelée ordinairement de nos jours "Une taqueuse" - servant, après le tirage et avant le massicotage et le pliage, agrafage ou reliage, à aligner les feuilles de façon homogène. On appelle cette opération le "Taquage" ou "Déramage".

Celui-ci s'effectue à l'aide d'une table équipées d'un moteur de vibration ainsi que de deux butées latérales et d'une butée à l'arrière. Pour aligner les bords de la rame de papier, la table s'incline vers la gauche ou vers la droite tout en vibrant.

Grâce à ces vibrations, la "branleuse" égalise les piles de papier afin que les feuilles soient parfaitement superposées les unes sur les autres.

Une taqueuse
Une taqueuse
    • ainsi que l'ouvrière travaillant sur ce type de machine ; son équivalent masculin étant surnommé... "Le branleur".
  • une personne de pâle envergure menant une vie oisive.

On dit par exemple : "Cette petite branleuse ne fout rien de ses journées".

  • une masturbatrice, une personne de sexe féminin qui masturbe ou se masturbe.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Un minot".

Ce mot peut désigner différentes choses :

  • c'est d'abord, pour les provençaux et les marseillais, dans le registre familier, un enfant, un adolescent, un jeune (*),
  • mais c'est également, dans la marine, une pièce de charpente spécifique,
  • et c'était enfin, autrefois, une mesure de capacité pour les matières sèches telles que le grain, équivalant à 18,5 litres.

(*) Concernant les enfants, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Un jeune enfant ou "Un enfant".

9 façons de dire "Un jeune voyou".

Comme souvent, différents registres de langue s'offrent à vous en la matière.

Depuis le "petit branleur" ou le "petit con" (registre argotique), au "sacripant" (registre familier).

Vous disposez également de la "canaille", du "garnement", du "malappris" et du "vaurien"(langage courant).

Ainsi que du "chenapan" (registre désuet).

Sans compter, naturellement, le désormais célèbre "sauvageon", cher à Jean-Pierre Chevènement.

 

 

"Il n’y a qu’heur et malheur".

Ce proverbe signifie que, dans la vie, tout dépend des circonstances et, bien souvent, ce qui cause la ruine des uns fait la fortune des autres.

Le mot "Heur", qui relève aujourd'hui du registre désuet, signifie en effet "Bonne fortune, chance heureuse", et n'est plus guère utilisé de nos jours que dans ce proverbe et dans l'expression "Avoir l'heur de".

Ainsi qu'au travers des mots "Bonheur" (bon heur) et "Malheur" (mal heur ou mauvais heur).

Source : wikipedia.org

29 façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

On utilisait jusque dans les années 1980 l'expression "Être mannequin chez Olida", qui appartenait au registre familier et relève désormais également du registre désuet.

Dans le registre familier, on peut aussi utiliser les adjectifs "Grassouillet/te", "Rond/e", Rondelet/te" ou "Rondouillard/e".

Ainsi que la locution verbale "Avoir de la bedaine", "Avoir du bedon", "Avoir du bidon" ou "Avoir du bidou".

On peut également recourir aux locutions "Bien en chair", "En formes" et "Un peu fort/e", ainsi qu'aux adjectifs "Bedonnant/e", "Confortable", "Dodu/e", "Enrobé/e", "Pansu/e", "Rembourré/e", "Rond/e" et "Ventru/e", qui relèvent du langage courant.

Ou aux locutions verbales "Accuser un poids excessif", "Avoir de l'embonpoint", "Avoir du ventre", "Être de forte corpulence", "Être une personne forte" et "Présenter un poids trop élevé".

Enfin, nous trouvons dans le registre soutenu, le superbe adjectif "Ventripotent/e".

Enfin, dans le registre soutenu, on peut utiliser l'adjectif "Replet/ète" et la locution verbale "Être en surcharge pondérale".

Sur un thème contigu on peut consulter l'ensemble des façons de dire "Une fille laide".

Et je précise, pour l'anecdote, à l'attention de nos amis étrangers, qu'une somme d'argent peut-être "Rondelette" (ou "Coquette"), mais en aucune façon "Grassouillette", "Rondouillarde", "Dodue", "Enrobée", "Rembourrée", "Ronde" ou "Replète" !

"Suranné" ou "Surannée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, en droit, autrefois : ayant dépassé la date d'expiration, n'étant plus valide.

On dit par exemple : "Le passeport de ce passager est suranné" ou "Il s'agit d'une concession surannée".

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ayant cessé(e) d'être en usage, tombé(e) en désuétude, datant d'une époque révolue, se rattachant à un passé lointain.

On dit par exemple : "J'adore employer des expressions délicieusement surannées ; ce que je fais régulièrement dans J'aime les mots".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

25 façons de dire "Dormir".

Jeune femme endormie
  • Le registre argotique nous propose les verbes "Écraser", "Pioncer" et "Roupiller".

Et la locution verbale en forme de gémination "Faire dodo" - ainsi que ses variantes "Faire un bon dodo", "Faire un gros dodo" ou "Faire un petit dodo" - appartient au langage enfantin.

Les locutions "Piquer un roupillon" ou "Piquer un somme" relèvent du registre familier ; et "Faire la sieste" (ou "Faire une sieste") et "Faire un somme", du langage courant.

Quant au registre soutenu, il nous offre une superbe expression héritée de la mythologie grecque, avec "Être dans les bras de Morphée".

  • Le verbe "Ronfler" (langage courant) sous-entend naturellement que l'on dort.
  • La locution "Fermer l'oeil" (langage courant) s'emploie surtout au sens négatif, afin d'expliquer, de manière imagée, que l'on n'a pas dormi ("Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit").
  • Les verbes "Dormailler" (registre familier, peu usité), "Sommeiller" (registre désuet) ou "Somnoler" (langage courant) désignent un sommeil de piètre qualité.
  • Tandis que la locution verbale "Être assoupi" évoque un demi-sommeil.
  • On dispose également de nombreuses formules pour évoquer un sommeil profond et tranquille :

Le registre familier nous offre ainsi deux charmants idiotismes animaliers : "Dormir comme un loir" et "Dormir comme une marmotte".

"Pouvoir dormir sur ses deux oreilles", "Pouvoir dormir tranquille", "Dormir comme un ange", "Dormir comme un bébé" ou "Dormir comme un bienheureux" relèvent du langage courant, ainsi que "Dormir à poings fermés" ou "Dormir du sommeil du juste".

  • Enfin la locution verbale "Faire de beaux rêves" (langage courant) s'utilise lorsque l'on souhaite à quelqu'un de bien dormir ("Fais de beaux rêves").