Mais : "C'est ma faute" et "C'est la faute DE Jacques" !
Mots, locutions et expressions du registre populaire
J’ai réuni dans cette collection l’ensemble de mes articles concernant les mots ou locutions relevant du registre registre populaire, lequel emploie des formes et un vocabulaire connotant certains groupes sociaux tels que les étudiants ou les adolescents, ainsi que les milieux socialement défavorisés.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 259
"Être de la balle" et "Être trop de la balle".
Ces expressions du registre populaire témoignent d'une joie extrême face à une situation positive et signifie "Être très bien, être super" et "Être fantastique, être génial".
Apparues au début du XXIe siècle elles n'ont guère perdurer et me semblent même avoir été presque davantage utilisées par les adultes pour se moquer des adolescents qui étaient censés les utiliser que par les jeunes eux-mêmes !
Source : www.linternaute.fr
"Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu".
J'aime beaucoup cette locution nominale du registre populaire qui signifie "Presque personne, très peu de monde, et uniquement des personnes peu considérées, inintéressantes".
Dans le même sens, on dit également "Qui se battent en duel", au sens figuré, pour insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier) : "Tu verrais cela ; il y a deux spectateurs qui se battent en duel !".
"J'te f'rai dire" ou "J'vous f'rai dire" !!
Même enfant, j'ai toujours exécré ces deux formules du langage enfantin signifiant respectivement "JE te SIGNALE" et "JE vous SIGNALE" !
Est-il vraiment nécessaire de vous préciser ce que je pense des adultes qui, parfois, les utilisent encore (registre populaire) ?
"Faire rentrer par les trous de nez".
J'aime beaucoup cette cette expression du registre populaire, qui s'utilise lorsque une personne est exaspérée par son interlocuteur et désire faire état de son mécontentement en évoquant la façon - non conventionnelle - dont elle rêverait de lui faire ingurgiter quelque chose... qui n'est pas forcément de la nourriture.
On dit par exemple tout aussi bien :
- "Tu vas me le payer ! Et je peux te dire que tes bonbons je vais te les faire rentrer par les trous de nez !".
- Ou "Il ne s'en tirera pas comme cela ! Son contrat, je vais le lui faire rentrer par les trous de nez".
Pourquoi dire : "C'est un win-win c't'histoire" ?
Comme l'a déclaré, le 11 décembre 2019, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Mais : "TOUT LE MONDE EST GAGNANT DANS cETtE histoire" !
Un accord "win-win" est en effet un accord "gagnant-gagnant".
Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Découvrez pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".
Ces deux mots qui peuvent aussi bien être des adjectifs que des substantifs désignent ou s'appliquent à une personne qui ne fait rien, qui ne veut rien faire.
- "Fainéant" (langage courant) se serait formé à partir de la contraction entre la forme verbale du verbe "Faire" "fait" et le mot "néant" : qui ne fait rien.
Et l'on a historiquement surnommés "rois fainéants" les derniers rois mérovingiens, qui ont abandonné l’exercice du pouvoir et leurs charges aux "maires du palais".
- "Feignant" (registre populaire) est le participe présent du verbe "Feindre", et désigne à l’origine quelqu’un qui fait semblant de mettre du coeur à l’ouvrage.
Comme sa prononciation est assez proche de "Fainéant", le mot a peu à peu pris le sens de ce dernier : quelqu'un qui ne fait rien.
Cette graphie, bien que plus ancienne que "Fainéant", est cependant jugée être d’un usage plus populaire.
Source : www.lalanguefrancaise.com
On ne dit pas : "J'en ai pas fait exprès" !
Mais : "Je ne l'ai pas fait exprès" !
5 façons de dire "Un parapluie".
Un parapluie est un objet portatif constitué par une étoffe tendue sur une armature pliante à manche, et servant d'abri contre la pluie.
"Un pébroque" (ou "Un pébroc") ou "Un riflard" relèvent du registre populaire.
Et "Un pépin" du registre familier.
On disait autrefois "Un en-cas" (de pluie).
Et l'on a dit, quelques décennies durant, à compter des années 1930, "Un chamberlain", en référence à Sir Arthur Neville Chamberlain, célèbre homme d'État britannique qui en portait souvent un (registre désuet).
Source : www.larousse.fr
"Une hirondelle".
- Ce mot désigne tout d'abord naturellement un petit oiseau passereau migrateur, au dos généralement noir bleuté, au ventre blanc, à longues ailes effilées, à queue fourchue,
Mais également deux moyens de transport :
- une bicyclette de la marque "Hirondelle" (registre désuet),
- et un petit vapeur rapide assurant le transport de voyageurs sur certains cours d'eau (registre désuet),
Et cinq types de personnes :
- par extension : un agent de police cycliste parisien, circulant sur une bicyclette de la marque "Hirondelle". Les vélos "Hirondelle" ont en effet été utilisés par les brigades cyclistes de la police de Paris (75) des années 1900 jusqu'en 1984.Mais ce surnom leur venait aussi de la silhouette d'oiseau que leur donnait leur pèlerine flottant dans le vent (registre familier),
- un resquilleur (registre populaire),
- un jeune vagabond parisien sans abri ("Les hirondelles du pont d'Arcole", citées par Victor Hugo en 1862 dans "Les misérables") (registre désuet),
- une personne dont la grâce, la vivacité, l'esprit voyageur, le caractère protecteur rappelle l'hirondelle,
- une religieuse appartenant à la congrégation des Petites Soeurs de l'Assomption, fondée en 1865 ("Petite soeur hirondelle")
Voir également : "Une hirondelle ne fait pas le printemps".
Source : www.cnrtl.fr
On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !
Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.
Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !
Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !
Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.
C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
On ne dit pas : "Ça lui aurait pas été" !
Mais :"CELa NE lui aurait pas CONVENU" !
Ou : "CELa NE lui SERAIT pas ALLÉ" ! (registre soutenu)


