72 façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Manger abondamment

Le verbe "babouiner" relève du registre argotique mais n'est plus vraiment utilisé (registre désuet).

Les verbes "becter", "becqueter", "béqueter", "bouffer", "claper", "croûter", "damer", "grailler", "jaffer", "mastiguer" (qui nous vient du provençal), "s'empaffer", "se morfaler" et "tortorer" relèvent du même registre argotique.

De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "casser la dalle", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein la panse", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "boulotter", "casser la croûte", "casser la graine", "faire ripaille", "s'empiffrer", "se bourrer" (de quelque chose), "se goberger", "se goinfrer" ou "se remplir la panse".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "absorber", "dévorer", "enfourner" et "engloutir", ainsi que les locutions berbales "absorber de la nourriture", "avoir un appétit d'ogre", "avoir une faim de loup", "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger avec gloutonnerie", "manger comme un goinfre", "manger comme un glouton", "manger comme un goinfre", "manger comme un morfale", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'alimenter", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se gaver", "se nourrir", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre".

Enfin "assouvir sa faim", "faire bombance", "faire bonne chère", "ingérer", "ingurgiter", "manger goulûment", "se rassasier", "se repaître", "se restaurer" ou "se sustenter" relèvent du registre soutenu.

"Une baraque"

Ce mot peut avoir d'assez nombreuses significations, selon le contexte :

  • une construction légère, provisoire et démontable, faite de planches ou de toile, servant d'abri rudimentaire, par exemple pour les chasseurs, les pêcheurs, des ouvriers ou des outils,
Une baraque de chantier
Une baraque de chantier
  • , en particulier, une construction mobile utilisée par les commerçants ambulants et forains ("une baraque de fête foraine" ou "une baraque à frites"),
Une baraque de forain
Une baraque de fête foraine
Une baraque à frites
Une baraque à frites
  • et, par extension, :
    • un logement, une maison, a priori plutôt mal bâti, inconfortable, insalubre et misérable (registre familier),

Une baraque

    • une entreprise ou une maison mal gérée (registre familier).

On dit par exemple : "Après la mort de la patronne, en deux ans, son mari a coulé la baraque".

    • en Acadie (Canada), un abri à foin avec un toit à quatre pans, qui se hausse et se rabaisse sur quatre poteaux,
    • un bâtiment militaire provisoire pour loger des troupes ou du matériel militaire,
Des baraques militaires
Des baraques militaires
  • mais également un jeu de billard avec un petit casier en forme de plan incliné où l’on doit loger les billes,
  • ou un individu à la carrure imposante (registre populaire).

Que l'on peut également appeler : "Un type baraqué" ou "Une armoire à glace".

"Une baraque" ou "Un homme baraqué"

Source : wikipedia.org

"Une nana".

Ce mot en forme de gémination, du registre familier voire du registre populaire, peut avoir différentes significations, selon le contexte, :

  • c'est d'abord une prostituée (considérée par rapport au souteneur).

On dit par exemple : "Les nanas de Fredo le stéphanois faisaient le trottoir dans une bonne partie du 8e arrondissement".

  • mais également une maîtresse, une concubine, une compagne.

On dit par exemple : "Je m'entends très bien avec la nouvelle nana de mon frangin".

  • et, par extension, une jeune fille, une femme.

On dit par exemple : "J'ouvre toujours la porte aux nanas".

"Bougrement" et "Fichtrement";

J'aime bien ces deux adverbes :

  • "Bougrement" appartient au registre familier et signifie "Extrêmement, diablement".

On dit par exemple : "Ce frichti est bougrement bon !".

  • tandis que "Fichtrement" relève du registre populaire et du registre désuet, et signifie "Diablement, extrêmement, sacrément, tout à fait".

On dit par exemple : "Cette nana est fichtrement belle !".

Son synonyme "Foutrement" relève pour sa part du registre vulgaire.

Source : www.cnrtl.fr

"Aller se faire cuire un oeuf" ou "Pouvoir aller se faire cuire un oeuf".

"Aller se faire cuire un oeuf" ou "Pouvoir aller se faire cuire un oeuf"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire relèvent du registre populaire.

Elles s'utilisent lorsque l'on souhaite éconduire quelqu'un sans ménagement, et signifient, selon le contexte : laisser tranquille, aller voir ailleurs, déguerpir ou ficher le camp.

On dit par exemple : "Tu m'énerves ! Vas te faire cuire un oeuf !".

Source : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

Ne dites pas : "Faire de grandes études" ou "Faire des grandes études" !

Mais : "Faire de LONGUES études" !

Et si possible : "ÉTUDIER LONGUEMENT", "POURSUIVRE de LONGUES études" ou "SUIVRE de LONGUES études" !

 

"Une avoinée".

Ce mot du registre populaire désigne une volée de coups, une correction souvent humiliante, ou, à tout le moins, une sévère réprimande.

"Filer une avoinée à quelqu'un", c'est donc lui flanquer une raclée ou le réprimander sévèrement.

Et "Recevoir une avoinée, c'est recevoir une raclée ou une sévère réprimande.

On ne dit pas : "J'vais t'faire montrer queque chose" !

Mais : "JE vais tE montrer queLque chose" !

ce qui permet de passer du registre populaire au langage courant.

"Ça c'est un peu fort !" ou "Ça c'est un peu fort de café !".

Cette expression du registre populaire s'utilise pour "signifier que quelque chose est excessif, exagéré, difficile à croire, passe les bornes de la bienséance, sort des règles sociales".

La variante humoristique "de café" fait naturellement référence au café trop corsé lorsque l'on a eu tendance à exagérer la dose.

L'expression se décline sous la forme "Ça c'est trop fort", dont il faut noter qu'elle n'a pas de variante à caractère humoristique avec le complément en forme de jeu de mots "de café".

Source : www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

Ne dites pas : "Faire 40 ans" !

Mais plutôt, selon le contexte, :

  • "Sembler avoir 40 ans" !

Par exemple : "Mon épouse fait 40 ans" et non "Mon épouse semble avoir 40 ans".

  • ou "Avoir 40 ans",

Par exemple : "J'aurai 45 ans le mois prochain" et non "Je ferai 45 ans le mois prochain".

Ne dites pas : "Ça fait désordre" !

Mais, selon le contexte, : "Cela dépareille l'ensemble", "Cela manque de sérieux (ou de professionnalisme)", "C'est déplacé" ou "Cela fait mauvaise impression" !

www.languefrancaise.net

Ne dites pas : "Ça la fout mal" !

Mais plutôt : "Cela fait mauvais effet" !