"Un parangon".

Ce substantif masculin nous vient directement de l'espagnol "parangon" signifiant "comparaison".

En français, ce mot désigne :

  • dans le registre soutenu, ironiquement : un modèle, un archétype.

On dit par exemple : "Se prendre pour un parangon de vertu".

Ou : "Se croire un parangon de beauté".

  • dans le langage courant :
    • un marbre noir de Grèce,
    • ou, en bijouterie : une perle ou une pierre précieuse remarquable par sa beauté, sa perfection ; parfaite, exempte de défaut.
  • et dans le registre désuet :
    • au XIXe siècle, comme en espagnol : une comparaison,

On disait par exemple : "Mettre en parangon", "Cela est sans parangon" ou "Faire le parangon d'une chose avec une autre".

    • ou, en typographie : deux caractères dont l’un est de vingt et un points et l’autre de dix-huit, appelés respectivement "gros parangon" et "petit parangon".

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Le CEO" ou "Un CEO" pour - rappelons-le - "Chief Executive Officer" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Le PDG" ou "Le Président" d'une entreprise,
  • ou : "Le DG (Directeur-Général), s'il s'agit d'une filiale d'une multinationale.

Dans tous les cas, il s'agit de la personne qui occupe le poste le plus haut placé au sein de l’équipe de direction générale d’une organisation.

Sources : www.ipag.edu et languages.oup.com

"Renversant" ou "Renversante".

J'utilise régulièrement cet adjectif, qui relève du registre familier et qui signifie, au sens figuré : stupéfiant(e) ; qui renverse, frappe de stupeur, étonne au plus haut point.

On dire par exemple : "Mon père vient de m'apprendre par téléphone une nouvelle renversante : l'armée russe a commencé à envahir l'Ukraine cette nuit !".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Pleuvoir comme vache qui pisse".

"Pleuvoir à verse"

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre vulgaire.

Elle fait expressément référence au jet d'urine très dense d'une vache.

Une vache en train d'uriner ("Une vache qui pisse")

Et elle signifie : pleuvoir abondamment.

Pour celles et ceux que cela intéresserait aussi mon article "Toutes les autres façons de dire, en français, "pleuvoir abondamment."

 

"De bric et de broc".

J'aime beaucoup cette  jolie locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie :

  • en employant des éléments de nature diverse et de toute provenance, au hasard des occasions, des trouvailles ; de façon disparate, hétéroclite.

Une maison faite "de bric et de broc"

On dit par exemple : "On rencontre parfois de magnifiques cabanes faites de bric et de broc".

Ou : Comme le révèle la lecture de mon Qui suis-je ?, ma culture générale est constituée de bric et de broc : informations, documentaires, films, bandes dessinées, timbres, etc".

  • et par extension, de façon péjorative : bricolé ; n’importe comment, sans soin.

On dit par exemple : "Je ne peux pas qualifier d'automobile cet engin de bric et de broc !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Je ne dirais pas le contraire", "Je ne vais pas dire le contraire" ou "Ne pas dire le contraire".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : "Je dirais la même chose" ou "Je vais dire la même chose".

Autrement dit : "Je suis d'accord, j'approuve, je partage cet avis/cette opinion".

On dit par exemple : "Tu me dis que tu détestes les films étrangers en version française : je ne vais pas te dire le contraire".

 

"Les propos qu'il m'est donné d'entendre" et "Les objectifs que je me suis donné".

  • "Les propos qu'il m'est donné d'entendre" est une locution verbale qui relève du registre soutenu.

Et elle signifie : les propos que j'ai l'occasion d'entendre.

  • tandis que "Les objectifs que je me suis donné" est une locution verbale relevant du langage courant.

Et qui signifie : les objectifs que je me suis donné, fixé, assigné.

On ne dit pas : "L'État se délègue peu" ni "Zingerberg voulait créer une monnaie" !

Le géopolitologue français Pascal Boniface

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 22 octobre 2022, le géopolitologue français Pascal Boniface, dans l’émission "22H Darius Rochebin", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "L'État se DÉSENGAGE un peu" et "ZUCKerberg voulait créer une monnaie" !

"Bâcher" ou "Se bâcher".

Ce verbe français possède de nombreuses significations :

  • "Bâcher" signifie ainsi, au sens propre : couvrir d’une bâche.
    • et celà, qu'il s'agisse d'une remorque,

Un homme bâchant une remorque

    • du sol, des murs, des plafonds ou des meubles, lors de travaux de peinture,

Des meubles et un plancher bâchés

    • ou de la façade d'un bâtiment, durant des travaux.

  • et au sens figuré :
    • dans le registre populaire : se moquer plus ou moins méchamment de quelqu’un, avec souvent une intention vexante.

On dit ainsi "Se faire bâcher" ou "Se prendre une bâche".

    • dans le jargon cycliste (registre familier) : abandonner une course.

On dit par exemple : "C'est la première que ce coureur bâche en 15 ans de carrière"

On dit par exemple : "Si j'ai le choix, je préfère tout de même être bâché qu'agressé".

    • pour les français de La Réunion (97-4), en parlant des cours (registre familier) : ne pas y assister, les manquer volontairement.
    • et enfin, pour nos amis suisses (registre familier) : cesser son activité, s’arrêter.

On dit par exemple : "Impossible de résister à cette crise économique : je bâche".

  • et "Se bâcher", au sens figuré :
    • se couvrir (d’un vêtement ou de toute autre chose).

On dit par exemple : "Je vais me bâcher car il pleut à torrents".

Ou : "Après l'incendie, les toits de toutes les maisons étaient bâchés de cendres grises".

    • se couvrir, en parlant du temps, du ciel, notamment dans le contexte des sports d’altitude (aviation de loisir, alpinisme et autre sports de haute montagne),

On dit par exemple :"Dépêchons-nous de rentrer à la station, la vallée se bâche".

    • dans le registre argotique : aller se coucher, dormir ; se mettre sous la bâche (drap du lit),

On dit par exemple : "Vas-donc te bâcher : tu ne tiens plus debout !".

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Voyager en business class" ou, par ellipse, "Voyager en business" !

Et pas simplement, en français : "Voyager en CLASSE AFFAIRES" !

Cette classe du transport aérien de passagers est située, en termes de confort, au-dessus de la classe économique et en-deçà de la première classe.

Elle peut être la seule classe au-dessus de la classe économique sur des vols (le plus souvent moyen-courrier) ne disposant pas de première classe.

La classes affaires

Elle se distingue de la classe économique par la qualité et la taille du siège (qui dispose le plus souvent d'un dossier très inclinable et d'un repose-pieds sur les vols long-courrier), la place disponible pour les jambes,permettant de s'allonger pour dormir,

Une passagère dormant allongée, en classes affaires

ainsi que d'un service plus attentionné.

Un chef cuisinier, en classe affaires des lignes aériennes turques (Turkish Airlines)
Un chef cuisinier, en classe affaires des lignes aériennes turques (Turkish Airlines)

Mini-frigo et plateau repas en classes affaires

Au sol, les passagers de cette classe disposent le plus souvent de comptoirs d'enregistrement dédiés, et ainsi plus rapides, et peuvent accéder très souvent à des salons d'attente, espaces très confortables qui permettent d'éviter la salle d'attente classique et qui sont équipés généralement d'un bar/buffet, d'éléments de confort et des outils de travail tels que des ordinateurs, fax, photocopieurs, etc.

Un salon classe affaires Air France

Certaines compagnies proposent, dans certains aéroports, des salons dits "d'arrivée", qui permettent aux passagers de première classe et de classe affaires des vols long-courrier de pouvoir, après leur vol, prendre une douche et un repas avant de quitter l'aéroport.

Cette classe n'est généralement pas disponible sur les vols des compagnies aériennes à bas prix ainsi que sur les vols affrétés ("charters"). Elle est souvent absente sur des vols de courte distance.

Source : www.techno-science.net

"Effacer une barre".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle appartient au jargon de l'athlétisme et plus précisément du saut à la perche et du saut en hauteur.

"Effacer une barre" au saut à la perche"Effacer une barre" au saut en hauteur

Et elle signifie tout simplement, au sens figuré : "Franchir une barre".

On dit par exemple : "En 1996, à Atlanta (Géorgie) (États-Unis d'Amérique), le français Jean Galfione devient champion olympique du saut à la perche en effaçant une barre à 5,92 m, nouveau record olympique".

Source : wikipedia.org

"Réchéflir".

Cette déformation volontaire du verbe "Réfléchir" relève du registre familier.

Et elle s'utilise par plaisanterie, le plus souvent pour sous-entendre que sa réponse est assez évidente, que l'on a déjà pris sa décision

On dit par exemple : "Tu me demandes si partir avec toi sur le voilier de ton oncle pour une croisière aux Caraïbes m'intéresse ? Il faut que je réchéflisse".

Ou : "Tu es beau comme un Dieu, tu roules en Ferrari et tu me demandes si j'accepterai de sortir avec toi ? Attend un peu : je dois réchéflir"