Qu'est-ce que "La montaison" ?

Ce joli substantif féminin souvent méconnu est polysémique, puisqu'il désigne tout à la fois, selon le contexte :

  • la montée en graines des légumes et végétaux, se traduisant par un allongement rapide des entre-noeuds de la plante constituant une tige dressée florifère.

La montaison des légumes

  • et la migration de certaines espèces de poissons qui remontent les cours d'eau pour aller frayer.

Ainsi par exemple des anguilles.

Ou des saumons, qui quittent le milieu salé pour remonter les fleuves et s'y reproduire.

  • ou : la saison pendant laquelle a lieu cette migration.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Flasque", "Une flasque" et "Un ou une flasque".

Ces différents termes homophonographes relèvent tous du langage courant.

Et ils ne doivent surtout pas être confondus.

  • "Flasque" est en effet un adjectif signifiant :
    • au sens propre : mou, manquant de tenue et de fermeté,

On parle par exemple d'un "ventre flasque" ou de "chairs flasques".

Le mnemiopsis leidyi, un envahisseur translucide et gélatineux, qui colonise les étangs et lagunes de Méditerranée (© F3 LR)
Le mnemiopsis leidyi, un envahisseur translucide et gélatineux, qui colonise les étangs et lagunes de Méditerranée (© F3 LR)
    • et au sens figuré : qui manque de vigueur, de consistance, de caractère,

On parle par exemple de "couleur flasque" ou de "bruit flasque".

  • tandis que le substantif féminin"Une flasque" désigne :
    • principalement : une petite bouteille plate, souvent en inox et de forme incurvée,

    • mais également : un flacon plat utilisé pour transporter le mercure,
    • et autrefois (registre désuet) : une poire à poudre utilisée par les arquebusiers,
  • et le substantif masculin ou féminin "Un(e) flasque" désigne :
    • chacune des pièces plates de fer ou de bois, allant par paire, qu'on dispose parallèlement dans un mécanisme,

On parle par exemple des "flasques d'une échelle" ou des "flasques des pédales d'une bicyclette".

    • et notamment : chacune des joues du moyeu d'une roue,

Des flasques de roue

    • ou, dans le domaine de l'artillerie : chacune des pièces latérales soutenant l'affût d'un canon et sur lesquelles s'appuient les tourillons,
    • et, dans le domaine maritime : les pièces de bois disposées latéralement à l'emplanture d'un mât, appelées "Flasques d'emplanture" ou "Jottereaux".
    • et par analogie : la pièce située au bas d'un poteau pour le maintenir.

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Ne pas être au bout de ses peines".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : ne pas avoir fini de rencontrer des obstacles, d'éprouver des contrariétés, des chagrins ; avoir encore beaucoup de travail avant de conclure, avoir encore des difficultés à affronter, ne pas en avoir terminé, avoir encore à souffrir.

On dit par exemple : "Le gardien n'était pas au bout des ses peines puisqu'il a encore encaissé trois autres buts après celui-ci".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Sauver la mise" ou "Sauver les fesses".

Ces deux locutions verbales signifient, au sens figuré : aider quelqu'un qui est dans une mauvaise situation ; difficile, délicate, dangereuse.

  • "Sauver la mise" relève du langage courant.

Cette expression tire son origine du milieu des jeux de hasard, où elle signifie qu'une personne jouant à la roulette a retiré sa mise avant le lancer de la bille, et que celle-ci ne s'est pas arrêtée là où la personne avait joué ; ce qui apparaît a posteriori comme une bonne décision.

Une roulette de casino

On dit par exemple : "Mon cousin m'a appelé pour me demander de lui sauver la mise, en rachetant l'une de ses sociétés en difficulté".

  • et "Sauver les fesses" (idiotisme corporel) relève du registre argotique.

On dit par exemple : "Le club est mal parti cette saison : les deux nouveaux attaquants vont avoir du mal à lui sauver les fesses".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Un lègue" ni "Un leg" !

Un legs

Mais ! "Un legs" !

Avec un "s" muet au singulier.

Ce substantif masculin invariable relève du domaine juridique.

Et il désigne, selon le contexte :

  • en droit civil : un don par testament, c'est à dire une disposition à titre gratuit effectuée par un testateur de ses biens, en tout ou partie, au profit d'une ou plusieurs personnes physiques ou morales.

Le legs peut être particulier, universel, ou à titre universel.

  • par métonymie : le ou les biens ainsi laissés,

On dit par exemple : "Mon cousin est le bénéficiaire d'un legs très important de la part de mon oncle".

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ce qu'une génération transmet aux générations suivantes ; l'héritage.

On dit par exemple : "Le legs de notre génération en matière d'environnement est proprement terrifiant".

Sources : Le Robert, www.larouse.fr et www.cnrtl.fr

"Un bras cassé" ou "Un bracass".

Un bras cassé dans le plâtre
  • "Un bras cassé" est une locution nominale désignant :
    • au sens propre, dans le langage courant : un membre supérieur humain fracturé,

On dit par exemple : "Mon fils a un bras cassé : il ne peut plus aller au collège à vélo".

    • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Surtout ne fais pas appel à ce plombier c'est un bras cassé !".

  • et "Un bracass" est un substantif masculin en forme d'apocope de "Bras cassé", désignant : au sens figuré, dans le registre argotique : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Tu as vu les bracass en train de refaire les pelouses du parc ?".

Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)
Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)

Source : wiktionary.org

"Une affectation".

On l'ignore souvent, mais Ce substantif féminin polysémique nous vient du latin "Affectatio" ("Attribution").

Et il possède de très nombreuses significations :

  • Action de montrer une grande prédilection pour (une chose) (cf. affecter1A) :Action d'afficher une attitude peu naturelle et le cas échéant peu sincère; p. ext., attitude qui manque de naturel ou de sincérité.action d'affecter (un comportement) ; comédie, simulation,
    manque de sincérité et de naturel (dans le comportement, le style).

la destination, l'application de quelque chose à un usage déterminé ; son attribution, son imputation.

On dit par exemple : "Nous favoriserons l'affectation de crédits à des projets éducatifs".

  • dans le domaine militaire : l'action d'assigner un poste, la nomination à un poste ; ou ce poste lui-même.

On dit par exemple : "Je dois rejoindre mon affectation d'ici deux semaines".

L'affectation de défense, attribution d'un emploi, ou emploi donné, dans le service de défense.

L'affectation de mobilisation est l'attribution d'un emploi, ou l'emploi donné à un militaire d'active ou de réserve dans une unité mobilisée.

Et l'affectation spéciale est l'affectation donnée, dans la disponibilité et la réserve du service militaire, à certains personnels, en raison de leur situation civile et de leurs capacités professionnelles, pour faire partie des corps spéciaux ou de cadres d'assimilés spéciaux.

  • dans le domaine des mathématiques : l'action d'attribuer une grandeur à une variable.
  • dans le domaine juridique : l'acte ou le fait ayant pour conséquence d'incorporer un bien au domaine public.

L'affectation hypothécaire est un acte par lequel on hypothèque un ou plusieurs immeubles pour garantir une créance.

  • dans le domaine informatique : l'attribution, l'assignation d'une valeur à une variable,
  • dans le domaine de la sylviculture : la surface qui doit être régénérée pendant un temps déterminé appelé "période", dans une forêt traitée en futaie régulière.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"L'hypoacousie" ou "La perte d'acuité auditive".

La surdité : une dame parle très fort à l'oreille d'un vieil homme sourd

Il s'agit de ce que l'on appelle plus communément "La surdité".

C'est à dire la baisse de l'audition ou de la capacité à percevoir les sons (diminution de l'ouïe).

Une affection qui, en l'absence de prise en charge, elle peut être gênante dans la vie de tous les jours.

Elle peut avoir des causes diverses comme le vieillissement des cellules dues à l'âge ("Presbyacousie") ou encore l'exposition prolongée à des sons dont le volume dépasse les 85 décibels. Elle peut être définitive comme temporaire.

Source : www.ameli.fr et www.vivason.fr

"Des salamalecs".

Des salamalecs

Ce substantif masculin qui nous vient, par déformation, de l'arabe "As-salam alayk" ("La paix soit sur toi"), une jolie formule utilisée par les arabophones lors des longues conversations qui accompagnent habituellement les salutations traditionnelles.

Essentiellement utilisé au pluriel, il relève du registre familier et désigne, de façon ironique : des saluts, des révérences ou marques de politesse exagérées, hypocrites ; une affectation de déférence proche de la flagornerie.

On dit par exemple : "Inutile de faire des salamalecs : ce que je vous demande c'est de baisser vos prix".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Battre froid" à quelqu'un.

J'aime assez cette locution verbale, qui relève du langage courant et, malheureusement de plus en plus, du registre désuet.

Et elle signifie, au sens figuré : manifester à quelqu'un de la froideur ou une indifférence marquée.

On dit par exemple : "Mon père était tellement agacé qu'il a battu froid ma fiancée durant tout le repas".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Un pacemaker" ?

Implantation du stimulateur électrique ("Pacemaker")

Et pas, en français : "Un STIMULATEUR CARDIAQUE" !

Stimulateur électrique ("Pacemaker")

C'est à dire : un appareil électrique de petite taille implanté près du coeur et qui sert à stimuler celui-ci lorsque la fréquence cardiaque - c'est-à-dire le nombre de battements par minute - devient insuffisante pour permettre à l'organisme d'être correctement oxygéné.

Lorsque le rythme cardiaque est trop faible ou s'interrompt, l'appareil envoie une impulsion électrique au coeur par le biais d'une sonde de stimulation. Et cette impulsion électrique déclenche un battement cardiaque.

Implantation du stimulateur électrique ("Pacemaker")

Sources : www.medtronic.com et premiers-secours.ooreka.

"Être l'idiot utile" de quelqu'un ou "Jouer les idiots utiles".

La locution nominale masculine "L'idiot utile" relève du langage courant.

Et elle est couramment utilisée dans le domaine politique, afin de désigner : une personne, souvent perçue comme naïve,utilisée, instrumentalisée ou manipulée, qui - qu’elle en ait conscience ou non - sert les intérêts d’une faction politique, d’un groupe d’influence, d’un gouvernement ou d’un État hostile, d’un mouvement terroriste, etc., en promouvant et en diffusant leurs idées ou leur propagande aux dépens même de ses propres intérêts.

Ce concept serait apparu dans les années 1920 et se serait développé à partir de 1929, au moment des voyages de propagande du temps de l’URSS.

L’expression elle-même, calque de l’anglais "Useful idiot", fut utilisée pour la première fois aux États-Unis d'Amérique dans un article du New York Times par un journaliste correspondant à Rome (Latium) (Italie), qui l’aurait emprunté de l’italien au journal "L’Umanita" en 1948. Elle fut attribuée à Lénine par des auteurs états-uniens en pleine guerre froide, sans qu’on n’en retrouve aucune trace dans ses écrits ou ses propos rapportés.

L’expression qualifiait à l’origine les Occidentaux sympathisants du communisme qui reprenaient et répandaient, sans grand sens critique, la propagande de l’Union soviétique, à l’image d’Édouard Herriot, revenu d’Ukraine en 1933 et annonçant qu’il n’avait "vu que des gens bien nourris".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org