"L'énantiosémie", "Un énantiosème" ou "Un contronyme" et "Énantiosémique".

Ces quatre termes méconnus désignent respectivement :

  • "L'énantiosémie": fait, pour un mot, de signifier une chose et son contraire, l'ambivalence de ce mot autorisant des interprétations opposées.

Ainsi par exemple du substantif masculin "un hôte" ou des locutions verbales "louer un appartement" et "remercier un collaborateur".

  • "Un énantiosème" ou "Un contronyme" : un mot signifiant une chose et son contraire,

Comme par exemple : "un hôte".

  • et "Énantiosémique" : relevant de l'énantiosémie, qui dit une chose et son contraire.

Source : wiktionary.org

"Préchi, précha", "Préchi-précha" ou "Préchiprécha".

Cette locution verbale et ces deux substantifs féminins en forme d'idiotismes religieux relèvent du registre familier.

Faisant référence à un mauvais sermon ou à un discours pontifiant, ils désignent tous trois : un discours moralisateur ennuyeux et généralement peu efficace ; du radotage, du rabâchage ou du bla-bla.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les préchi-précha de ma belle-mère".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Eh bien".

Cette locution interjective relève du registre familier et constitue, selon le contexte :

  • un renforcement expressif du ressenti destiné à marquer :
    • la surprise,

On dit par exemple : "Eh bien, je ne t'attendais pas si tôt !".

    • l’admiration,

On dit par exemple : "Eh bien ! Quelle voiture incroyable !".

    • l’interrogation,

On dit par exemple : "Eh bien ! Que vas-tu faire de tout ce bois ?".

    • ou : l’irritation,

On dit par exemple : "Eh bien, que veux-tu que j’y fasse ? Tu as une meilleure idée ? Non ? Bon alors tais-toi !".

  • ou un explétif, utilisé avant des mots courts mais importants, ou pour gagner du temps lorsque l’on ne sait pas ce que l’on va dire.

On dit par exemple : "Eh bien, soit !".

Source : wiktionary.org

"Tournebouler".

J'aime beaucoup ce joli verbe qui relève du registre familier et signifie : bouleverser, mettre l'esprit à l'envers.

On dit par exemple : "L'annonce du divorce de ma soeur après plus de 20 ans de mariage a complètement tourneboulé ma mère".

"Ne pas pouvoir souffrir", "Ne pas souffrir" quelque chose ou quelqu'un ou "Souffrir que".

Ces différentes locutions verbales ne manquent pas de surprendre nos émis étrangers ou nos jeunes enfants.

Elle signifient en effet respectivement :

  • "Ne pas pouvoir souffrir" : ne pas pouvoir supporter, détester (registre familier),

On dit par exemple : "Je ne peux pas souffrir ce nouveau directeur".

  • "Ne pas souffrir" : ne pas supporter (registre soutenu),

On dit par exemple : "Ce film ne souffre pas la comparaison avec ses précédentes réalisations".

Ou encore : "Ne pas souffrir le moindre délai", "Ne pas souffrir d'exception", "Ne pas souffrir de répartie" ou "Ne pas souffrir de contradictions".

  • et "Souffrir que" : permettre, consentir (registre soutenu).

On dit par exemple : "Souffrez que je vous précède".

Source : www.cnrtl.fr

"La guigne", Avoir la guigne", "Quelle guigne !" ou "Se soucier comme d'une guigne" de quelque chose".

  • "La guigne" est un substantif féminin désignant :
    • dans le langage courant : une cerise à chair ferme et sucrée, de couleur rouge foncé ou noire,
Des cerises guigne
Cerisier guigne
    • et dans le registre argotique : la malchance, la poisse.

On dit par exemple : "Fais attention, ce type attire la guigne !".

  • "Avoir la guigne" : jouer de malchance, être très malchanceux, ne vraiment pas avoir de chance.

On dit par exemple : "J'ai la guigne : cela fait deux fois que mon train est en retard cette semaine".

  • "Quelle guigne !" : quelle malchance !

On dit par exemple : "Quelle guigne : la séance est annulée !".

  • et "Se soucier comme d'une guigne" de quelque chose ou de quelqu'un : s'en désintéresser totalement.

On dit par exemple : "Poutine se soucie comme d'une guigne des appels téléphoniques de Macron".

Sources :

Pourquoi dire : "Un peacemaker" ou "Jouer les peacemakers" ?

Ainsi que je l'ai plusieurs fois entendu, au cours des derniers mois, sur les différentes chaînes de télévision françaises d'information en continu.

Et pas simplement, en français : "Un CONCILIATEUR" ou "Un FAISEUR DE PAIX" !

Et : "JOUER LES CONCILIATEURS" ou "JOUER LES FAISEURS DE PAIX" !

"Un aidant" et "Un aidant familial" ou "Un aidant naturel".

Ce substantif masculin et cette locution nominale masculine relèvent du langage courant.

Et ils désignent :

  • "Un aidant" : une personne s'occupant d'une personne dépendante, handicapée ou malade (quel que soit son âge),

Une jeune aidante accompagnant un vieux monsieur

  • "Un aidant familial" ou "Un aidant naturel" : une personne venant en aide quotidiennement à une personne dépendante, handicapée ou malade (quel que soit son âge) faisant partie de leur entourage proche.Le travail d’aidant peut-être effectué seul ou en complément du travail d’un professionnel de l’aide à domicile (auxiliaire de vie, aide à domicile, aide-soignante, infirmière, travailleur social, etc.). Il peut également être régulier (continu ou à intervalles plus espacés) ou non.

Un aidant familial et une dame en fauteuil roulant

En 2014, la France comptait 8,3 millions d’aidants dont 4,3 millions pour les personnes âgées.

53 % sont des femmes, 57 % sont des conjoints et 17 % sont des membres de la famille.

Depuis 2010, la France célèbre chaque 6 octobre la Journée nationale des aidants.

Sources : www.essentiel-autonomie.com, www.larousse.fr et wikipedia.org

 

On ne dit pas : "Ils sont connus pour leur intelligence à résoudre les conflits" !

Un groupe de chimpanzés

Ainsi que j'ai pu l'entendre dans le commentaire du documentaire français "Congo sauvage", réalisé en 2017 par Thomas Behrend et diffusé le 8 octobre 2022, sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "Ils sont connus pour leur CAPACITÉ à résoudre les conflits" !

Ou : "Ils sont connus pour leur intelligence ET LEUR CAPACITÉ à résoudre les conflits" !

"Tantôt".

Cet adverbe polysémique signifie, selon le contexte :

  • autrefois (registre désuet) : dans un proche avenir ; bientôt, prochainement,

On disait par exemple : "Je réparerai le toit tantôt".

  • pour nos amis belges et québecois : dans peu de temps.

On disait par exemple : "J'allumerai mon radiateur tantôt".

Ou : peu de temps auparavant,

On dit par exemple : "J'ai appris la nouvelle tantôt".

  • dans le registre familier : cet après-midi.

On dit par exemple : "Je reviendrai tantôt", "À tantôt !"ou "Je suis venu tantôt".

  • ou, dans le langage courant : un coup, une fois :

On dit par exemple : "Tantôt il pleure, tantôt il rit".

Ou : "Tantôt il pleut, tantôt il neige".

La formule "Tantôt..., tantôt..." exprime l'alternance, la succession d'un état ou d'une situation dans un/e autre.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc".

Des soldats russes sur un véhicule blindé arborant un drapeau blanc

"Un drapeau blanc" est une locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme textile désignant : un signal demandant un cessez-le-feu et des négociations.

Il s'agit du symbole de la paix le plus ancien et le plus universel, dont l'usage est fixé en 1899 par l'annexe à la Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre.

Les locutions verbales "Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc"signifient donc, selon le contexte, que l'on est désarmé et a l'intention de négocier ou de se rendre.

Sources : wikipedia.org et www.vie-publique.fr