"Une tête de Turc".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, autrefois (registre désuet) : une sorte de dynamomètre, servant de jeu et d'attraction dans les foires françaises de la fin du XIXe siècle, afin de mesurer sa force, où la partie sur laquelle on frappait avait la forme d’une tête coiffée d’un turban, rappelant l’image stéréotypique d’un Turc.

Un peson ou "tête de turc"

  • et au sens figuré, de nos jours : une personne cible de toutes les moqueries et méchancetés.

On dit par exemple : "Mon pauvre gamin est devenu la tête de Turc de ses camarades et il ne veut plus retourner au collège".

  • et par extension : un bouc émissaire, une personne sur laquelle est rejetée une faute et sur laquelle en retombent les conséquences.

On dit par exemple : "Je ne suis pour rien dans cette affaire : pas question que je serve de tête de Turc !".

Source : wiktionary.org

"LDLC".

Laurent de la Clergerie, fondateur du groupe LDLC

Il s'agit du surnom de l'ingénieur français Laurent De La Clergerie, fondateur, en 1996, du groupe français de commerce en ligne éponyme.

Logotype de la société française LDLC

Né Laurent Villemonte de la Clergerie, le 11 septembre 1970, ce jeune ingénieur lyonnais crée, à 25 ans seulement le site ldlc.com.

Par la suite, le Groupe LDLC est constitué de différents sites et services annexes à l'activité principale du groupe : la vente en ligne de matériel informatique et multimédia.

LDLC est introduit en bourse le 13 avril 2000.

En 2004, est inaugurée une première boutique à Lyon (69), puis une deuxième, en 2006.

Réseau de franchise

En 2012, le déploiement en France d’un réseau de magasins physiques franchisés est initié.

Un magasin de la société LDLC

La première boutique franchisée du groupe a été celle de Bourgoin-Jallieu (38) en 2014, qui précéda l'ouverture de quatre autres franchises la même année. Le réseau de magasins franchisés s'est ensuite développé jusqu’à atteindre le nombre de 55 points de vente, au printemps 2021.

Le magasin LDLC de Mérignac (33)
Le magasin LDLC de Mérignac (33)

Temps de travail

À noter : Laurent de la Clergerie, patron du Groupe LDLC, a annoncé en juillet 2020  vouloir mettre en place la semaine de 32 heures pour l'ensemble de ses salariés. Et ce nouveau temps de travail hebdomadaire est entré en vigueur en février 2021.

Chiffres

Fin 2020, le groupe LDLC affichait 724,1 millions d’euros de chiffre d’affaires, 1 000 collaborateurs et plus de 50 000 références sur son site. Et revendique jusqu’à 25 000 colis expédiés par jour !

Ce qui fait de lui le numéro un du commerce de produits de haute-technologie et de matériel informatique en France.

Publicités télévisées

Le groupe LDLC a diffusé en juin 2022, août 2022 et novembre 2022 une série de 3 publicités télévisées jouant sur son nom.

Source : wikipedia.org

12 façons de dire "Être mal habillé" en français.

Une jeune femme fagotée comme l'as de pique

"Être mal fringué" et "Être habillé à la va comme je te pousse" relèvent registre populaire.

Tandis que "Être mal sapé" appartient au registre argotique.

Et "Être attifé", "Être fagoté comme l'as de pique" ou "Être mal fagotté" au registre familier.

"Être bizarrement arrangé", "Être habillé sans goût" et "Être mal vêtu" relèvent du langage courant.

Tout comme, par plaisanterie, "Être habillé comme un touriste allemand".

Et "Être accoutré" ou "Être affublé" appartiennent au registre soutenu.

 

8 façons de dire "Avoir de petits seins" ou "Avoir de très petits seins".

Une fille plate : l'actrice française Jane Birkin, dans les années 1970

L'idiotisme alimentaire "Avoir des oeufs sur le plat" et l'idiotisme animalier "Être plate comme une limande" appartiennent du registre familier.

De même que "Avoir des piqûres de moustique" ou "Être une planche à repasser"

"Avoir une petite poitrine", "Être plate", "Ne pas avoir de poitrine"et "Ne pas avoir de seins, en revanche relèvent du langage courant.

On ne dit pas : "J'trouve que c'est pas très important en vrai" !

Le journaliste français Damien Delseny

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 30 octobre 2022, le journaliste français Damien Delseny, dans l'émission "C médiatique", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais simplement : "JE trouve que cE N'est pas très important en FAIT" !

Je n'en peux plus de ce véritable tic de langage récent, que constitue l'utilisation abusive, par l'ensemble de la population française, classes politique et journalistique incluses, de la locution populaire "En vrai", signifiant : pour de vrai ; véritablement ; en vérité ; en fait.

"Un jargon".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un langage déformé, incorrect, constitué d'éléments disparates, employé par une personne n'ayant qu'une connaissance imparfaite, approximative d'une langue,

Et par extension : un langage incompréhensible, un galimatias, un sabir, du baragouin (registre familier), du charabia.

On dit par exemple : "La jeunesse de notre pays s'exprime aujourd'hui dans un jargon indigent".

  • ou : un vocabulaire, une façon de s'exprimer propre à un groupe, une profession, une discipline ou une activité, incompréhensible ou difficilement compréhensible pour le non-initié.

Ce type de langage particulier, sorte de code linguistique, que certaines catégories professionnelles adoptent pour se distinguer du vulgaire, se caractérise en effet par un lexique spécialisé, sa complexité, sa technicité ou son apparence nouvelle,

On dit par exemple : "Le jargon linguistique n'est pas toujours facile à comprendre".

Ou : "Je ne comprends rien au jargon informatique".

On peut également parler, dans certains cas (armée, cyclisme, football, police, etc.), d'un "argot de métier".

Sources : wikipedia.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Être habillé comme un touriste allemand".

La parfaite panoplie du touriste allemand : culotte de peau, sandales et chaussettes !

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle désigne, par plaisanterie : une personne habillée d'une façon quelque peu ridicule, avec une rare inélégance.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être mal habillé" en français.

Pourquoi dire : "Les remote control killers" et "Y a une énorme blackout d'internet" ?

La journaliste française Margot Haddad

Et pas : "IL y a une énorme CENSURE d'internet" ?

Et : "Les TUEURS À DISTANCE" ou "Les tueurs PAR TÉLÉCOMMANDE" !

Le 31 octobre 2002, un collectif de journalistes européens a révélé l'existence d'un "groupe secret d'ingénieurs russes", ayant joué un rôle déterminant dans les attaques de missiles contre des infrastructures civiles en Ukraine.

Le journaliste britannique Eliot Higgins, fondateur de la plateforme d'investigation Bellingcat, a tweeté qu'il était temps de rencontrer l'équipe derrière l'utilisation ciblée de missiles russes sur des infrastructures civiles : "Vous êtes-vous déjà demandé comment les missiles de croisière russes trouvent leur chemin vers les terrains de jeu, les centrales électriques et les habitations ukrainiennes ?".

Ces militaires russes seraient responsables de l'exécution de nombreuses attaques menées avec des missiles de croisière, qui ont tué des centaines de civils en Ukraine et en ont laissé des millions sans chauffage, ni électricité.
"Contrairement à leurs collègues militaires, dont la plupart sont exposés au moins à un certain risque personnel à proximité du front, ces jeunes gens travaillent depuis des centres de commandement sécurisés à Moscou et Saint-Pétersbourg et semblent vivre leur vie sans être affectés par une guerre dans laquelle ils jouent un rôle crucial".

Lire la suite

Pourquoi dire : "Le black-out" (ou "Le blackout") ou "Un black-out" (ou "Un blackout") ?

Et pas, en français, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • "Une panne électrique généralisée" ou "Une coupure de courant électrique à grande échelle", puisqu'il s'agit d'un effondrement de la totalité du réseau électrique pouvant être la conséquence d'une pénurie s'étant aggravée ou d'un problème technique imprévu.
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
    • "Un couvre-feu", c'est à dire une réduction de l'éclairage pouvant aller jusqu'à une obscurité totale, imposée par la défense passive en temps de guerre, afin de  protéger un lieu d’une attaque ennemie (aérienne, navale ou même terrestre).
La ville de Londres (Royaume-Uni),sous black-out à compter du 1er septembre 1939
La ville de Londres (Royaume-Uni), sous couvre-feu à compter du 1er septembre 1939
    • ou "Une extinction" en astronautique :
      • arrêt de la combustion d'un propulseur,
      • ou : interruption momentané de la réception des signaux émis par un engin spatial, pendant la traversée des couches denses d'une atmosphère ou lors du passage de l'engin derrière un astre.
  • et au sens figuré :
    • "Un silence médiatique" gardé et observé sur une information (une nouvelle, une décision officielle, etc.).
    • "Un trou de mémoire" ou perte momentanée de mémoire ou de conscience après avoir consommé un produit psychotrope, alcool ou drogue.
    • ou, en aéronautique : "Le voile noir" (idiotisme chromatique et idiotisme textile).

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

"Rebattre les oreilles".

J'aime beaucoup cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Ne laissant pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, elle signifie : lasser en répétant sans cesse la même chose, de manière inutile et de façon ennuyeuse.

On dit par exemple : "Des mois durant le gouvernement nous a rebattu les oreilles en nous expliquant qu'il était impératif de porter des masques, après nous avoir expliqué qu'il était inutile, voire dangereux d'en mettre !".

Source : parler-francais.eklablog.com et wiktionary.org