Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
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"Une bisbille"est un substantif féminin qui nous vient de l'italien "bisbiglio" ("murmure").
Relevant du registre familier, il désigne en français : une petite querelle pour un motif futile entre personnes s'entendant bien de façon générale ; un léger différend ; une brouille, une chamaillerie, un désaccord, une fâcherie ; une dissension sur des futilités.
On dit par exemple : "Tu en veux encore à ta cousine pour cette bisbille qui date de six mois ?".
Ou : "Être en bisbille" avec quelqu'un, je veux bien, mais pas pendant six mois !".
Sources : wiktionary.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert
Bien que détestant le vin, j'ai toujours beaucoup aimé ce substantif masculin qui relève du registre populaire et qui désigne : le vin de la région du Beaujolais.
On dit par exemple : "Il y avait une odeur épouvantable dans le métro : un clochard qui empestait le beaujolpif et la sueur".
Le vignoble du Beaujolais est un vignoble français situé dans le Nord du département du Rhône (69) et sur quelques communes de Saône-et-Loire (71). Administrativement rattaché au vignoble de Bourgogne, l'aire de production correspond au piémont des monts du Beaujolais, entre Mâcon (71) et Lyon (69).
Installé sur des terrains essentiellement granitiques au Nord et calcaires au Sud, il produit très majoritairement du vin rouge à base du cépage gamay. La variété des terroirs a permis de créer douze AOC (Appellations d'Origine Contrôlée), deux régionales et dix communales ou locales. Même si c'est un vignoble très ancien, il est toujours présent dans l'actualité, notamment du fait de l'aura médiatique dont bénéficie le "beaujolais nouveau".
Le "beaujolais nouveau", ou "beaujolais primeur", est un vin de primeur produit dans le vignoble du Beaujolais, au sein des AOC beaujolais et beaujolais-villages, essentiellement à partir du cépage gamay.
La commercialisation est autorisée immédiatement à la fin de la vinification, et il est mis en vente dans le monde entier le troisième jeudi de novembre.
Le 8 septembre 1951, un arrêté paru au JO (Journal Officiel) dispose que les vins d'appellation d'origine ne peuvent être vendus qu'à partir du 15 décembre. Cependant, à la suite des réclamations des syndicats viticoles, une note du 13 novembre 1951 précise "dans quelles conditions certains vins peuvent être commercialisés dès maintenant sans attendre le déblocage du 15 décembre". C'est cette note qui de fait a créé l'appellation "beaujolais nouveau".
Pendant les quinze années suivantes, la date fut variable, et ce n'est qu'à partir de 1967 qu'elle fut fixée au 15 novembre jusqu'en 1985, année lors de laquelle elle fut fixée au troisième jeudi de novembre, d'une part pour des raisons de calendrier, car il tombait trop près du jour férié du 11 novembre (anniversaire de l'armistice de 1918) et d'autre part pour des raisons pratiques, car il arrivait que cela tombe unsamedi ou un dimanche.
"Prendre une gaufre", "Se casser la gueule", "Se gaufrer", "Se péter la gueule", "Se ramasser la gueule", "Se rétamer", "Se rétamer la gueule", "Se viander" et "Se vautrer" relèvent du registre argotique.
Tandis que "Ramasser un gadin", "Se boîter", "Se casser la binette", "Se casser la figure", "Se casser la margoulette", "Se gameller", "Se prendre un gadin", "Se prendre une boîte", "Se prendre une gamelle", "Se ramasser" et "Se ratatiner" appartiennent au registre familier.
"Chuter", "Faire une chute", "S'affaler", "S'effondrer", "S'étaler", "S'étaler de tout son long" et "Trébucher" relèvent du langage courant.
Ces deux substantifs féminins paronymes ne doivent absolument pas être confondus !
"L'aspiration" désigne en effet, selon le contexte, dans le langage courant :
l'action d'aspirer, d'attirer l'air dans ses poumons (également appelée "inspiration" ou "inhalation") ou le résultat de cette action ; le contraire étant l"expiration".
On dit par exemple : "Les poumons de mon père sont défaillants : son aspiration est insuffisante".
l'action d'aspirer des gaz, des liquides, des poussières, etc.
On dit par exemple : "L'aspiration de la hotte de ma cuisine est onsuffisante".
la force intérieure, la tendance profonde qui pousse une personne vers un idéal ou une meilleure situation ; ou ce désir, cet élan, ce mouvement, ce souhait lui-même.
On dit par exemple : "L'aspiration du peuple iranien à la liberté est immense".
tandis que "La spiration" est un terme théologique désignant : l'acte par lequel le Saint Esprit procède du Père et du Fils, dans la Trinité chrétienne.
La "spiration active" est l'action ou la notion, par laquelle le Pere & le Fils de toute éternité produisent le Saint Esprit. Alors que la "spiration passive" est la notion ou le caractère, par lequel le Saint Esprit est désigné comme procédant du Père et du Fils.
Sources : www.lalanguefrançaise.com, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
"Aurifère" est un adjectif désignant : ce qui contient de l'or.
On parle ainsi de "filon aurifère", de "gisement aurifère", de "minerai aurifère", de "prospection aurifère", "rivière aurifère" ou de "sable aurifère".
et "Une aurifère" est un substantif féminin utilisé dans le domaine de la finance pour désigner un titre d'actionnaire de mines d'or.
On dit par exemple : "J'ai toute confiance dans mes aurifères".