Ne dites pas : "Chercher un job", "Trouver un job" ou "Faire son job" !

Mais : "Chercher un boulot", "Trouver un boulot" ou "Faire son boulot" !

"On ne va pas se mentir", "On va pas se mentir" ou "On n'va pas s'mentir".

Logo de l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)

Cette expression du registre familier signifie : on ne va pas se voiler la face, inutile de détourner le regard, en faisant comme si l'on n'avait rien vu.

On disait il y a quelques années : parlons vrai, parlons franchement.

Qu'elle soit correctement prononcée ou non, j'avoue que cette formule a le don de m'exaspérer tant elle est devenue à la mode.

Au point de presque pouvoir être considérée comme un véritable tic de langage chez nombre de nos hommes politiques, journalistes, chroniqueurs et autres intervenants de chaînes de télévision d'informtion en continu.

La journaliste française Audrey Pulvar en a même fait le titre d'une émission télévisée de débat contradictoire, diffusée d'août 2012 à août 2016, sur la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé !

Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir" de la chaîne de télévision française d'information en continu iTélé (août 2012 - août 2016)
Audrey Pulvar et Laurence Haïm dans l'émission "On ne va pas se mentir"

Quand il est temps, il est temps !

La scène se déroule au début des années 2000, à Feytiat, une petite ville de la banlieue Sud-Est de Limoges (87).

Ma petite nièce par alliance, alors âgée de 3 ans et demi, rentre en petite section de maternelle à la rentrée de septembre et doit donc être propre et ne plus porter de couches.

Comme elle passe l'été en vacances chez ses grands-parents maternels, puis paternels, résidant tous quatre aux alentours de Marseille (13), ses parents ont demandé à ce que l'on profite de cette période pour lui apprendre à aller toute seule au pot ou aux toilettes, considérant que, vivant le plus souvent en maillot de bain ou en jupette, ses éventuels petits oublis ne porteront guère à conséquence.

La consigne ayant été scrupuleusement suivie, la petite limougeaude s'avère être propre à la fin du mois d'août, à la grande satisfaction de ses parents - rassurés - et de ses grands-parents, fiers d'avoir mener à bien la mission qui leur avait été assignée.

De retour chez eux, mon beau-frère et son épouse, invitent à l'apéritif leurs différents voisins et leurs enfants pour célébrer le retour de la "grande" fille, qui ne porte plus de couches et va rentrer à l'école.

Les voisines et la maman se félicitent de la situation, lorsque soudain, la petite - qui jouait accroupie dans le jardin à quelques mètres d'elles - se relève soudainement et se précipite à l'intérieur de la maison en courant.

Pot pour bébé

"Ah ! Il y a peut-être tout de même eu un problème cette fois-ci..." se dit alors l'assemblée, dans l'expectative.

Mais la petite réapparaît quelques instants plus tard, arborant un grand sourire.

  • "Tout va bien ma chérie ?" s'enquiert le papa, rassuré et fier.
  • "Oui, mais il était temps, putain !".

Je vous laisse imaginer la tête des voisins, pour qui le mot "putain" revêtait évidemment un incroyable caractère de grossièreté - a fortiori dans la bouche d'une petite fille ! -, bien éloigné de son aspect "élément de ponctuation", en vigueur dans les Bouches-du-Rhône (13),où le mot est vraiment largement banalisé. Au point qu'une enfant de trois ans et demi l'entende suffisamment - hors de chez ses grands-parents, je le précise ! - en deux mois seulement, pour l'intégrer à son vocabulaire actif !

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article "Les jeunes marseillaises sont-elles impolies ?".

"Ne pas perdre une miette" de quelque chose.

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire s'utilise pour indiquer qu'une conversation ou un dialogue a été écouté et compris en totalité.

Source : wiktionary.org

"Un "Passage à tabac" n'est pas une ruelle où acquérir des cigarettes de contrebande" !

Mais une très ancienne pratique policière, dont certains mauvais esprits osent prétendre qu'elle perdurerait dans certains de nos commissariats !

Cette curieuse locution nominale du registre familier désigne en effet un tabassage, le fait de frapper un individu de manière répétée, avec violence, en lui donnant de nombreux coups.

 

 

"Porter sur les fonts baptismaux".

Cette expression signifie :

  • au sens propre : faire baptiser son filleul dans la religion chrétienne, pour le parrain ou la marraine, en portant son filleul sur les "fonts baptismaux", c'est à dire la ou les cuves servant à recevoir l'eau du baptême,
  • et, au sens figuré, : être à l'origine de, lancer, mettre en œuvre, provoquer l'avènement de, faire connaître quelque chose qui existait déjà mais n'était pas encore connu du grand public.

Source : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"Sensiblement".

J'aime beaucoup cet adverbe qui signifie de manière appréciable, conséquente, notable, perceptible, remarquable ; autant que les sens puissent le percevoir.

Une "augmentation sensible" est donc une augmentation relativement importante.

Étrangement, bien des gens semblent croire que ce mot signifie au contraire "assez peu".

Pourquoi dire : "La first lady" ?

Et pas : "La première dame" !

Pourquoi dire : "Challenger" et "Un challenger" ?

Et pas : "Défier" et "Un compétiteur" ou "Un rival" !

Pourquoi dire : "Le business" ou "Un business" ?

Et pas : "Les affaires" ou "Une affaire" !