"L'amer" ou "Un amer".

Ce mot peut avoir différentes significations selon qu'il s'agit de l'adjectif ou du substantif :

  • l'adjectif  "amer" caractérise en effet l'une des saveurs primaires du goût appelée "amertume".
  • tandis que le substantif "Amer" désigne, selon le contexte :
    • est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté, utilisé pour la navigation maritime, tel qu'un phare, un clocher, un château d'eau, etc.
    • ou une liqueur apéritive fabriquée à partir de l'infusion de plantes amères.

"Se faire bectares tout cru".

C'est dans le génial "Le cave se rebiffe", réalisé en 1961 par Gilles Grangier, que Michel Audiard fait dire cette superbe réplique à Jean Gabin : "I' vont t'bectares tout cru les vilains !".

Autrement dit : "Te becqueter tout cru", "Te bouffer tout cru", "Te manger tout cru", "Ne faire de toi qu'une bouchée".

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.

"Une ventouse".

Ce mot peut revêtir différentes significations :

  • c'était d'abord, autrefois, en médecine, une sorte de petite ampoule ou cloche de verre, que l’on appliquait sur la peau et dans l’intérieur de laquelle on raréfiait l’air au moyen d'une flamme ou par un procédé mécanique, afin de soulever la peau et de faire venir le sang. Poser une ventouse se disait alors "Ventouser".

  • mais aussi, par analogie, un organe de fixation et de succion, dont sont pourvus quelques animaux aquatiques comme le calamar, la sangsue, la pieuvre (ou poulpe) ou le ténia, et à l’aide desquels ils se fixent ou sucent, en faisant le vide,

  • par extension, une calotte ou coupelle de caoutchouc, élastique et hermétique, pouvant se fixer par pression sur des surfaces planes et lisses,

  • ainsi qu'un outil à main constitué d'un manche et d'une calotte de caoutchouc en forme de cloche, conçu pour déboucher mécaniquement un conduit inaccessible au moyen d'autres outils, en créant une dépression,

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Une newsletter" ?

Et pas : "Une lettre d'information", "Une lettre d'information électronique", "Une infolettre" ou "Une cyberlettre" !

Il s'agit d'un document d'information envoyé de manière périodique, par courrier électronique, à une liste de diffusion regroupant l'ensemble des personnes qui y sont inscrites.

Depuis le printemps 2020, J'aime les mots dispose d'une Lettre d'information, à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement dans la barre de menu.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Je reviens vers vous la semaine prochaine" !

Mais : "Je vous répond la semaine prochaine" ou "Je vous donne une réponse la semaine prochaine" !

"Un ventouseur".

Ce terme désigne deux professions très différentes :

  • il s'agissait autrefois de la personne qui posait des ventouses, était spécialisée dans la pose de ventouses.
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, celui qui réserve des places de stationnement, en les occupant ou par d'autres moyens.

Cette profession essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur est peu connue du grand public.

Les parisiens connaissent pourtant souvent cette activité pour avoir parfois remarqué, le soir, en bas de chez eux, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps.

Pourquoi les parisiens ? Parce que, tout simplement, la Préfecture de police de Paris tolère cette pratique à défaut de permettre de réserver officiellement des emplacements dans une rue.

"Le ventousage", "faire de la ventouse" ou "ventouser", c’est donc s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Pour cela, des hommes surveillent 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production. Et se l’approprient petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Quant à l'appellation "une voiture-ventouse, elle désigne une voiture utilisant de manière prolongée un espace de stationnement.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un reporting" !

Mais : "Une remontée d'information" ou "Une communication de données" !

Ne dites pas : "Un slide" !

Mais : "UNE DIAPOSITIVE" ou "UNE VUE" !

Et si vraiment la prononciation du mot "Diapositive" vous épuise : "UNE DIAPO", voire "UNE DIA".

Pourquoi dire : "Un process" ?

Et pas : "Un processus" ou "Une procédure" !

Pourquoi dire : "Être proactif" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Anticiper",
  • "Être force de proposition",
  • ou : "Se prendre en main" !

Cela vous évitera d'utiliser cet affreux néologisme directement calqué sur l'anglais "Proactive".

Pourquoi dire : "Un manager" ou "Manager une équipe" ?

Et pas : "Un chef" ou "Un responsable" et "Encadrer une équipe" ou "Gérer une équipe" !