"Le vél", "Le Vélodrome" ou "L'enrhumeur".

Il s'agit des différents surnoms locaux du célèbre stade vélodrome, inauguré en juin 1937 et antre de l'"Ohème", le club de football de la ville de Marseille (13) :

  • principal équipement sportif de la ville et second stade de France en terme de capacité, avec 67 000 places, depuis la rénovation de 2014, qui l'a notamment doté d'un toit, le stade Vélodrome disposant auparavant d’une architecture évasée, ouverte aux quatre vents, sans toiture.

Ce qui lui valut, entre 1997 et 1999, l'amusant surnom d'"Enrhumeur", de la part du truculent entraîneur Rolland Courbis.

  • "le vél" est naturellement l'apocope de vélodrome,
  • et "le vélodrome", l'ellipse de "le stade vélodrome".

Pour conclure, il m'est particulièrement agréable de préciser ici que le véritable nom actuel du stade, depuis 2014 tout du moins, demeure parfaitement inconnu de tous.

Le "stade vélodrome" est en effet censé s'appeler - en vertu d'un contrat de "naming" : le "Orange vélodrome". Mais je ne pense pas qu'un français sur 100 le sache, sinon parmi les amateurs de football ou les habitants de Marseille !

Nul doute que les responsables communication de ce groupe de téléphonie ont fait là une bien belle affaire.

Cela fait en tous cas partie des petits plaisirs de la vie qui ne coûtent rien et me mettent en joie !

"La FHV (Fièvre Hémorragique Virale)" ou "L'épidémie de maladie à virus Ebola."

Couramment appelée "Fièvre Ebola", par ellipse de l'ancienne appellation de "Fièvre hémorragique à virus Ebola", il s'agit d'une maladie très grave, contagieuse, souvent mortelle, qualifiée par l'OMS d'"une des maladies les plus virulentes au monde".

Le virus Ebola - du nom d'une rivière de la RDC (République Démocratique du Congo) également appelée "la Legbala", et anciennement aussi "l'eau blanche" - peut en effet provoquer la mort de 25 à 90% des malades selon les épidémies ;  celle de 2014 ayant eu un taux de mortalité d'environ 54%.

Il n'existe ni traitement pouvant guérir ce virus, ni vaccin homologué pouvant la prévenir.

Les soins dispensés n'ont donc pour but que de lutter contre les symptômes provoqués par la maladie et d’aider les malades à survivre à l’infection.

"Un collet".

Ce mot polysémique possède de très nombreuses significations.

Dans tous les cas cependant, le substantif masculin "Collet" concerne des choses :

  • soit en rapport direct avec le mot "Cou" :
    • c'est d'abord un piège en crin ou en laiton, utilisé par les braconniers pour attraper par le cou les oiseaux et les petits mammifères, tels que le lièvre,
    • mais également le morceau de viande correspondant au cou chez le veau et chez le mouton, également appelé collier,
    • la partie de la peau du bœuf qui recouvrait les épaules et le cou de l'animal, en peausserie,
    • ou une partie du vêtement entourant le cou (petit col, amovible ou non, ou rabat de linge ou de dentelle).
  • soit qui, par leur forme ou leur position, rappellent le cou de l'homme :
    • la ligne de jonction entre l'émail et le cément d'une dent, séparant la couronne de la racine,
    • ou le rétrécissement de l'uretère, en anatomie,
    • la zone de passage entre la partie aérienne et la partie souterraine d'une plante, généralement située au niveau de la surface du sol,
    • la partie la plus étroite des marches d'un escalier à vis,
    • le bourrelet qui termine le goulot d'une bouteille,
    • la partie où s'assemblent les deux bras et la verge d'une ancre,
    • la partie en saillie de différentes pièces, en mécanique,
    • et, enfin, un élargissement pratiqué à l'extrémité d'un tuyau de façon à y fixer une bride, en plomberie.

"La Grande Dépression" ou "La crise des années 1930".

Il s'agit de la période de l'histoire mondiale allant du krach de 1929 aux États-Unis d'Amérique jusqu'à la Seconde guerre mondiale.

Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du XXe siècle. S'accompagnant d'une importante déflation et d'une explosion du chômage, elle poussa les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.

"Une auberge espagnole".

Cette expression signifie :

  • au sens propre :
    • une auberge où l'on ne sert pas à manger, et où l'on ne mange que ce que l'on a apporté,
    • ou un repas consistant à manger ce que les différents convives ont amené, également appelé "Repas-partage", "Repas partagé", "Repas tiré du sac" ou "Buffet canadien".

Nos amis belges utilisent également la formule "Auberge espagnole".

Mais nos amis suisses parlent de "Buffet canadien", "Repas canadien", "Souper canadien" ou "Pique-nique canadien" !

Une "auberge espagnole", c'est à dire : un repas partagé

  • et au sens figuré :
    • une idée à la mode, un peu creuse, à laquelle chacun donne le sens qu’il veut bien,
    • en politique, enfin, un groupe, parti ou liste électorale composite, dont les participants ou membres proviennent d'horizons divers et variés, voire initialement opposés.

On a ainsi beaucoup dit que LaREM était une auberge espagnole.

Affiche du film français "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

L'excellent film français "L'auberge espagnole", réalisé en 2002, à Barcelone (Catalogne) (Espagne), par Cédric Klapisch, a largement contribué, par son succès, à populariser ce terme.

La colocation à Barcelone (Catalogne) (Espagne), dans "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

Tout en laissant malheureusement penser cependant, à de nombreux spectacteurs qui ne le connaissaient pas, que ce mot constituait une sorte de synonyme de "Colocation", ce qui n'est pas du tout le cas.

La colocation à Barcelone (Catalogne) (Espagne), dans "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

Source : wikipedia.org

"La déflation".

Ce mot peut avoir deux significations radicalement différentes, en fonction du domaine d'utilisation :

  • en économie, la déflation est la baisse générale des prix (le contraire de l'inflation),
  • tandis qu'en géomorphologie, la déflation est un processus éolien d'érosion affectant les sédiments meubles des climats désertiques.

Les particules fines (limon, sable, voire des graviers) sont arrachées par le vent, produisant ainsi des dépressions ou des bassins dans les régions de dunes.

"Éolien" ou "Éolienne".

Ces adjectifs masculun et féminin qualifient ce qui se rapporte aux vents, en référence à Éole, le maître et le régisseur des vents dans la mythologie grecque.

Le transport éolien désigne par exemple le transport de particules telles que les pollens par le vent.

Et l'énergie éolienne est l'énergie produite par les vents.

"Un lapsus", "Un lapsus linguae" et "Un lapsus calami".

Le mot latin "Lapsus" désigne une faute commise :

  • en parlant (on parle dans ce cas de "Lapsus linguae"),
  • ou en écrivant (on parle alors de "Lapsus calami"),

Et consistant à employer involontairement un mot pour un autre.

La psychanalyse considère le lapsus comme une variété d'acte manqué et, de fait, nombre de ces fautes se produisent au profit de termes à forte connotation sexuelle.

Vous pouvez du reste lire à ce sujet mon article "Nos représentants politiques sont-ils tous des obsédés sexuels ?".

Ou celui consacré au "Lapsus du siècle".

On n'écrit pas : "N'en déplaisent à certains" !

Mais : "N'en déplaise à certains" !

Cette locution verbale est en effet invariable, même si cette faute d'orthographe tend à se répandre dans toute la presse et sur la toile.

Cette formule du registre familier se disait autrefois comme une sorte d'excuse, signifiant en quelque sorte "je souhaite que cela ne vous déplaise pas/ne vous fâche pas".

De nos jours, elle relève plutôt du registre soutenu et peut davantage se traduire par une formule du type "que cela vous plaise ou non, quoi que vous en pensiez".

Source : parler-francais.eklablog.com

"Dubitatif" ou "Dubitative".

Ce joli adjectif du registre soutenu signifie : incrédule, sceptique, exprimant le doute.

On dit par exemple : "Je suis très dubitatif quant à l'aptitude de ce nouveau ministre à exercer correcter sa fonction".

Ayons une pensée émue à l'égard de nos jeunes enfants ou de nos amis étrangers, pour lesquels le rapprochement de cet adjectif avec le mot "Doute" n'a pas grand chose d'évident.